Le Boxing-Club de Lamballe fait don des recettes du championnat de Bretagne de kick-boxing à l’association Autisme 22

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Un club de boxe qui reverse les recettes d’un championnat régional à une association d’aide aux familles, ça ne fait pas la une des chaînes d’info. Pourtant, c’est exactement ce qui s’est passé à Lamballe, lors du championnat de Bretagne de kick-boxing. Pendant deux jours intenses, plus de 350 combattants se sont relayés sur le ring, sous les yeux d’un public venu pour voir des crochets, des low-kicks et du cœur. Au milieu des gants, des protections tibias et du bruit des impacts, une idée simple a guidé le Boxing-Club de Lamballe : transformer chaque billet, chaque boisson vendue, chaque soutien local en aide concrète pour Autisme 22, une association engagée auprès des personnes autistes et de leurs proches.

Dans une époque où beaucoup parlent de “valeurs du sport”, ce club lamballais a préféré les prouver. Organisation millimétrée, 40 bénévoles sur le pont, partenaires locaux alignés, et surtout une décision forte : reverser les bénéfices de l’événement au lieu de les garder pour la trésorerie du club. Le résultat dépasse le simple geste symbolique. Ce choix vient montrer ce que le lifestyle boxeur peut offrir : de la solidarité, de la rigueur, et une façon de se battre qui ne se limite pas au ring. Le message est clair : on peut aimer la bagarre sportive et quand même tendre la main. Même mieux : c’est justement parce qu’on sait ce que c’est que la difficulté, l’effort, la pression, qu’on respecte ceux qui se battent sur d’autres terrains, comme les familles concernées par l’autisme.

  • Un Ă©vĂ©nement majeur : championnat de Bretagne de kick-boxing Ă  Lamballe, avec environ 350 compĂ©titeurs et deux jours de combats non-stop.
  • Un club engagĂ© : le Boxing-Club de Lamballe dĂ©cide de reverser les bĂ©nĂ©fices de l’organisation Ă  l’association Autisme 22.
  • Une logistique de fighters : près de 40 bĂ©nĂ©voles, 6 coachs, 196 adhĂ©rents mobilisĂ©s autour du projet.
  • Au-delĂ  du sport : un exemple concret de mental de boxeur mis au service de la solidaritĂ© locale.
  • Un impact durable : sensibilisation Ă  l’autisme, ouverture du club aux publics fragiles et inspiration pour d’autres clubs de boxe.

Le Boxing-Club de Lamballe, un club de boxe qui frappe fort… et juste

Pour comprendre ce don au profit d’Autisme 22, il faut d’abord poser le décor. Le Boxing-Club de Lamballe, ce n’est pas une petite structure qui ouvre trois soirs par semaine pour aligner quelques sacs. C’est un club installé de longue date dans le paysage sportif local, passé par différentes fédérations, mis en lumière lors des Trophées des sports de Lamballe-Armor, et connu pour ses entraînements qui mixent cardio, technique de boxe et ambiance de vestiaire soudée. Avec près de 200 licenciés, des ados aux adultes, des cours ouverts à tous les niveaux et des séances d’aéro-kick qui remplissent les salles, le club a déjà prouvé qu’il savait attirer du monde… et le garder motivé.

Son ADN est simple : donner à chacun une opportunité de progresser, que ce soit en boxe débutant ou en pratique plus avancée, en kick-boxing ou en cardio-boxe. Les coachs insistent sur la discipline, le respect et le travail, loin des clichés de bagarre de rue. Ici, on parle préparation physique, gainage, mobilité, gestion du souffle, mais aussi confiance en soi, canalisation de la colère, et construction d’un vrai mental de boxeur. La salle devient un refuge pour certains, une école de vie pour d’autres.

Ce n’est pas un hasard si le club a été choisi pour organiser le championnat de Bretagne de kick-boxing. Avec ses coachs formés, sa structure solide et sa capacité à mobiliser des bénévoles, il cochait toutes les cases pour accueillir une compétition régionale d’envergure. La fédération de kick-boxing et disciplines associées lui a confié les clés de l’événement, et le club a répondu présent, en mode “aucune excuse”. Location de salle, accueil des clubs, mise en place des rings, gestion des horaires : tout a été géré comme un combat bien préparé, round par round.

Au-delà du côté sportif, le Boxing-Club de Lamballe a aussi construit un vrai lifestyle boxeur autour de la salle. Les réseaux sociaux montrent les séances d’entraînement, les sessions d’essai gratuites, les stages vacances, et la mise en avant d’adhérents qui progressent. Certains viennent pour perdre du poids, d’autres pour travailler leur cardio boxe, d’autres encore pour apprendre les bases de la boxe anglaise avant de se lancer en sparring. Tous retrouvent la même chose : une ambiance où chacun est invité à donner le meilleur, sans jugement, mais sans complaisance non plus.

Ce club ne se contente pas de faire tourner la boutique sur les cotisations. Il se positionne comme un acteur actif de la ville : démonstration d’aéro-kick lors des cérémonies sportives, participation à des soirées de récompenses, présence sur les événements locaux. Le don des recettes du championnat de Bretagne ne tombe donc pas du ciel. Il prolonge une logique déjà bien présente : la boxe au service de la vie de la cité. Pour Lamballe, ce club n’est pas seulement un lieu où l’on met des gants, c’est un vrai moteur social.

Le plus intéressant, c’est la cohérence entre le discours tenu sur le ring et les choix faits en dehors. On parle toute l’année de respect, d’entraide, de combativité, de ténacité. Avec ce geste envers Autisme 22, le club démontre que ces valeurs ne s’arrêtent pas une fois les gants rangés. Elles s’incarnent en actes. Et dans un monde où beaucoup se contentent de slogans, voir un club local prendre une décision qui coûte – parce que oui, renoncer à des bénéfices, c’est renoncer à du confort – ça pèse lourd.

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En résumé, le Boxing-Club de Lamballe montre qu’un club de boxe peut être bien plus qu’une salle d’entraînement boxe. Il peut devenir un point d’ancrage, un lieu de passage obligé pour tous ceux qui veulent une vie plus forte, plus droite, plus engagée. Et c’est ce terreau-là qui a permis au projet de don de naître et de tenir jusqu’au bout.

le boxing-club de lamballe reverse les recettes du championnat de bretagne de kick-boxing à l’association autisme 22, soutenant ainsi une cause importante.

Le championnat de Bretagne de kick-boxing à Lamballe : sueur, mental et solidarité

Le championnat de Bretagne de kick-boxing organisé à Lamballe n’a pas été un petit gala local. Pendant deux jours serrés, un week-end entier taillé dans le marbre, environ 350 compétiteurs venus des quatre coins de la région se sont succédé sur le ring. Kick-light, K1 Rules, combats éducatifs pour les plus jeunes, assauts plus engagés pour les confirmés : la salle a vibré au rythme des low-kicks, des enchaînements poings-pieds et des décisions arbitrales sous tension. Les clubs de Dinard, Saint-Brieuc, et bien d’autres ont débarqué en force, avec leurs champions, leurs espoirs et leurs supporters.

Sur place, l’ambiance avait tout d’un vrai rendez-vous de fighters. D’un côté, les coachs qui ajustent les protège-dents, resserrent les bandes, soufflent les derniers conseils mentaux : “Reste calme, travaille ton jab, contrôle la distance.” De l’autre, les combattants qui révisent leurs techniques de frappe, visualisent le combat, gèrent ce stress qui monte toujours avant de passer les cordes. Dans les gradins, familles, potes, habitués de la salle et curieux se mélangent, parfois surpris par la rigueur de l’organisation et le respect entre adversaires. On est loin des clichés de violence gratuite : ici, la discipline est reine.

L’ossature de l’événement tenait à une logistique impressionnante pour un club local. Pas moins de 40 bénévoles ont assuré le bon déroulement du week-end : buvette, billetterie, installation du matériel, nettoyage, accueil des officiels, gestion des flux de combattants. Beaucoup d’entre eux sont des adhérents ou des proches, habitués à passer des heures dans la salle. Pour eux, filer un coup de main, c’est normal. C’est la mentalité du vestiaire : tu donnes autant que tu reçois. Et ce week-end-là, tout le monde a donné sans compter.

Sportivement, le niveau était relevé. Certains clubs, comme celui de Dinard, ont raflé un paquet de médailles et de titres régionaux, confirmant leur statut de poids lourds de la scène bretonne. Des jeunes ont décroché leurs premières victoires importantes, des seniors ont validé des billets pour les championnats de France, des combattants en quête de repères ont trouvé des réponses sous les lumières du ring. Pour un boxeur, ces moments-là forgent plus que n’importe quel entraînement solitaire. On y teste son mindset sportif, sa capacité à rester lucide dans la tempête, à revenir après un round mal géré.

Mais derrière cette façade purement sportive, une deuxième histoire se jouait. À la buvette, les affiches et les annonces rappelaient que les bénéfices seraient reversés à Autisme 22. Chaque café, chaque sandwich, chaque bouteille d’eau achetée participait à ce projet. Loin de l’image d’un simple “business de buvette”, on sentait chez les bénévoles une motivation supplémentaire. Servir un client, ce n’était plus juste encaisser quelques euros pour racheter des pattes d’ours ou un sac de frappe. C’était contribuer à un chèque qui allait aider des familles à financer des activités, des sorties adaptées, de l’accompagnement.

Ce mélange de performance et de solidarité a donné à l’événement une atmosphère particulière. Quand le speaker rappelait la cause soutenue, la salle écoutait. Quand les combattants saluaient le public, ils savaient qu’ils participaient à quelque chose qui dépassait la simple feuille de résultats. La boxe, souvent vue comme un sport dur, montrait là un visage plus large : celui d’une communauté capable de se mobiliser pour autre chose que ses propres titres.

Ce genre de championnat n’est pas qu’une question de médailles alignées sur une table. C’est une vitrine de ce qu’un entraînement boxe sérieux construit dans la durée : des corps solides, oui, mais surtout des gens capables de se mettre au service d’un projet. Sans cette culture du boulot bien fait, de la ponctualité, de la gestion du stress – tout ce que la boxe apprend – impossible de tenir un week-end aussi dense sans explosion de compteur. À Lamballe, le club a prouvé qu’il savait gérer la pression d’un grand rendez-vous, comme un boxeur gère la pression d’un combat important.

En sortant de la salle, beaucoup de spectateurs n’avaient pas seulement vu des coups échangés. Ils avaient aussi reçu une piqûre de rappel : le sport peut être un moteur pour des causes qui n’ont rien de spectaculaire au premier abord. Et c’est ce mix entre sueur, bruit de gong et solidarité qui a fait de ce championnat un moment marquant pour la ville.

Un don pour Autisme 22 : quand la boxe soutient les familles

Le cœur de l’histoire, il est là : les recettes du championnat de Bretagne de kick-boxing reversées à Autisme 22. Pas un pourcentage symbolique, pas un chèque de façade pour la photo, mais une vraie décision d’allouer les bénéfices de l’événement à une association qui bosse au quotidien avec des personnes autistes et leurs proches. Dans le paysage associatif, Autisme 22 n’est pas une machine marketing. C’est une structure de terrain, qui organise des temps de répit, des sorties adaptées, du soutien, de l’écoute, de l’information. Bref, tout ce qui aide les familles à tenir quand le quotidien devient lourd.

Pourquoi ce choix-là, et pas autre chose ? Parce que l’autisme, ça ne se voit pas toujours, mais ça bouleverse tout. Planning, fatigue, finances, stress… Les parents se retrouvent souvent en mode combattant permanent. Et ça, dans une salle de boxe, ça parle. Quand on passe sa vie à répéter que “l’important, c’est de ne pas lâcher”, difficile d’ignorer ceux qui vivent ce combat sans gants, ni short, ni gong pour annoncer la fin du round. Le club a compris que son mental de boxeur pouvait être mis au service de ces familles, en leur envoyant un message très simple : “Vous n’êtes pas seuls dans le coin du ring.”

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Concrètement, ce don permet à Autisme 22 de financer plusieurs types d’actions. Par exemple :

  • Des activitĂ©s adaptĂ©es pour les enfants et adolescents autistes, pour qu’ils puissent sortir du cadre strict de la maison ou de l’école, sans ĂŞtre jugĂ©s.
  • Des moments de rĂ©pit pour les parents, afin de souffler un peu, reprendre du souffle, recharger le mental.
  • Des temps d’échange entre familles, pour briser l’isolement et partager des solutions concrètes.

Pour un club de boxe, c’est une façon de prolonger ce qu’il fait déjà sur le plan sportif : aider des gens à encaisser, à progresser, à rester debout malgré les coups. Sauf que cette fois, les “uppercuts” ne viennent pas d’un adversaire sur le ring, mais de la vie, des rendez-vous médicaux, des incompréhensions sociales.

Pour bien visualiser ce que représente ce geste du Boxing-Club de Lamballe, voilà un comparatif simple :

Elément Sans don Avec don du championnat
Utilisation des bénéfices Rachat de matériel de boxe, fonctionnement interne du club Financement d’actions pour les familles suivies par Autisme 22
Impact local Principalement sur les adhérents du club Sur toute une communauté confrontée à l’autisme
Message envoyé “On grandit notre structure” “On met notre force au service des autres”
Image de la boxe Sport dur, exigeant, parfois mal compris Sport engagé, solidaire, tourné vers la société

Ce tableau résume un point clé : en choisissant la voie du don, le club a accepté de sacrifier du confort financier immédiat pour un impact humain plus large. Dans un contexte où les associations galèrent souvent à boucler leurs budgets, voir un club de sport faire ce pas de côté, ça inspire. Ça donne aussi une nouvelle dimension au mot motivation sport. Là, la motivation ne sert pas seulement à finir ses rounds de shadow boxing ou à enchaîner les séries de burpees. Elle sert à mettre sur pied un événement qui va changer un peu la vie d’autres personnes.

Et ce n’est pas uniquement une question de chiffres ou de montant du chèque. Pour les familles soutenues par Autisme 22, savoir que des combattants, des bénévoles, des supporters ont passé un week-end entier à transpirer pour elles, ça compte. Ça donne une forme de reconnaissance. Ça brise aussi l’image d’un monde du sport centré sur ses propres performances. La boxe anglaise, le kick-boxing, le cardio, tout cela devient un canal. Un canal pour faire circuler de la force, de l’argent, mais aussi de la considération.

Pour le Boxing-Club de Lamballe, cette action n’est pas un coup isolé à sortir sur un flyer. C’est une base pour construire d’autres ponts entre la salle et le tissu associatif local. La boxe est une école de vie. Quand elle s’aligne avec des associations de terrain, elle devient aussi une école de solidarité. Et ça, pour l’image de la boxe comme pour la vie des familles, c’est une victoire par KO technique.

Boxe, mental et autisme : quand le mindset de combattant rencontre les combats du quotidien

Mettre en lien mental de boxeur et autisme peut surprendre au premier abord. Pourtant, c’est là que l’histoire devient vraiment intéressante. D’un côté, la boxe apprend à gérer l’effort, la frustration, le doute, les échecs. On apprend à tomber, à se relever, à retourner au sac de frappe quand les jambes brûlent. De l’autre, les familles confrontées à l’autisme vivent un marathon au long cours. Elles affrontent les rendez-vous médicaux, les refus, les formulaires, les nuits hachées, les crises incomprises. Ce sont des combattants à leur manière, mais sans gants ni short.

Ce parallèle ne veut pas dire que tout est comparable, mais il permet de comprendre pourquoi un club de boxe peut se sentir concerné. Dans une salle, on répète que la clé, ce n’est pas le talent, c’est la persévérance. On insiste sur la discipline, la régularité, l’acceptation de la douleur comme passage obligé vers le progrès. Les parents d’enfants autistes, eux, vivent une discipline forcée : plannings réglés à la minute, adaptation permanente, gestion de l’imprévu. Ils avancent, même quand personne ne voit leurs efforts. Ils se battent, même quand il n’y a pas de ceinture à la clé.

On peut imaginer par exemple une mère d’un enfant autiste qui vient voir le championnat. Au départ, elle ne connaît rien à la boxe ni au kick-boxing. Elle vient parce qu’elle a entendu dire que l’événement soutient Autisme 22. Elle s’assoit dans les gradins, regarde les combats, entend le speaker rappeler l’engagement du club. Elle voit ces jeunes monter sur le ring, accepter de se confronter à quelqu’un, d’être jugés, applaudis ou battus. Et peut-être que, dans un coin de sa tête, elle se dit : “C’est pareil chez moi, sauf que le ring, c’est la maison, et le public, c’est l’entourage qui ne comprend pas toujours.”

De l’autre côté, on peut imaginer un jeune boxeur du club, venu filer un coup de main à la buvette. Il sait que les bénéfices vont à Autisme 22, mais il ne réalise pas forcément l’ampleur du truc. Puis il discute avec un bénévole de l’association, entend parler de la difficulté à obtenir des aides, des regards dans la rue quand l’enfant fait une crise, du manque de solutions adaptées. Là, sa vision du mot “combat” s’élargit. Quand il retournera faire ses rounds de sparring, il ne regardera plus son sport de la même manière. Il comprendra que son entraînement, son cardio boxe, sa gestion du stress peuvent aussi servir dans la vie, pas seulement pour gagner un trophée.

Ce genre de pont entre deux univers crée un effet double. Pour le monde de la boxe, c’est l’occasion de montrer un visage plus riche, plus humain. Pour le monde de l’autisme, c’est un soutien concret, mais aussi symbolique : des gens extérieurs au milieu s’intéressent, se mobilisent, mettent leur préparation physique et leur énergie au service d’un combat social. Dans les deux cas, ça renforce un mindset sportif qui dépasse largement le cadre de la salle.

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La vérité, c’est que la boxe a toujours été un sport de “gueux”, dans le bon sens du terme : des gens pas forcément favorisés, mais prêts à bosser dur pour s’en sortir. L’autisme, lui, frappe partout, sans distinction. Quand un club de boxe s’allie à une association qui gère ce genre de réalité, on retrouve ce fil conducteur : on ne choisit pas les coups que la vie envoie, mais on peut choisir comment on y répond. Dans la salle, on répond avec les gants. Dans les familles, on répond avec la patience, la créativité, le soutien mutuel.

C’est là que le lifestyle boxeur prend une autre dimension. Il ne s’agit plus seulement de poster des vidéos d’entraînement boxe ou de séances de sac sur Instagram. Il s’agit d’adopter une attitude : se lever, affronter la journée, bosser malgré la fatigue, et tendre la main à ceux qui luttent dans le silence. Quand un club comme celui de Lamballe choisit d’incarner ce lifestyle jusqu’au bout, en soutenant Autisme 22, il envoie un signal à tous ses adhérents : “Ton mental de fighter, c’est pour toi… mais aussi pour les autres.”

Au final, ce croisement entre boxe et autisme rappelle une chose simple : tout le monde se bat, mais pas sur le même ring. Et c’est justement parce que les rings sont différents que la solidarité a du sens.

Un modèle pour les clubs de boxe : solidarité, entraînement et ancrage local

Ce que le Boxing-Club de Lamballe a mis en place avec ce championnat de Bretagne peut devenir un exemple pour d’autres clubs de boxe anglaise, de kick-boxing ou de disciplines pieds-poings. Trop de salles restent enfermées dans leur bulle : on s’entraîne, on fait des compétitions, on poste des résultats, et ça s’arrête là. Lamballe montre qu’un club peut rester exigeant sportivement tout en jouant un rôle social fort. Et la clé, c’est l’organisation, pas la magie.

Un club qui veut s’inspirer de ce modèle peut suivre une logique simple, en mode plan d’action concret :

  • 1. Identifier une cause locale : association de quartier, structure de soutien, projet Ă©ducatif… L’idĂ©e est de choisir un partenaire proche du terrain.
  • 2. Connecter la cause au mental de boxeur : expliquer aux adhĂ©rents le parallèle entre ce que la boxe demande et ce que vivent les personnes aidĂ©es.
  • 3. Lier un Ă©vĂ©nement clĂ© Ă  un don : gala, championnat, soirĂ©e dĂ©monstration, stage intensif… avec engagement clair sur le reversement d’une partie ou de la totalitĂ© des bĂ©nĂ©fices.
  • 4. Impliquer les bĂ©nĂ©voles et les licenciĂ©s : buvette, logistique, communication, tout le monde a un rĂ´le.
  • 5. Rendre le geste visible : pas pour se la raconter, mais pour inspirer, donner des idĂ©es, et montrer l’exemple.

Ce genre de démarche renforce aussi l’identité du club. Les adhérents ne viennent plus seulement pour taper dans un sac, mais pour appartenir à quelque chose de plus grand. Le mindset combat devient collectif. Quand un débutant pousse la porte pour sa première séance, il ne voit pas qu’un ring et quelques sacs ; il voit un club qui agit, qui s’engage, qui assume une vision. Ça change tout pour la motivation sport, surtout chez les jeunes en quête de repères.

En parallèle, un engagement comme celui de Lamballe ouvre aussi des portes côté partenaires. Une entreprise locale hésitera moins à soutenir un club qui reverse les bénéfices d’un championnat à une association comme Autisme 22. Le sponsoring n’est plus seulement un logo sur une affiche, mais une participation à un projet humain. Et pour un club qui veut se développer, renouveler son matériel de boxe, améliorer sa salle, organiser des stages, cette crédibilité compte autant que les résultats sportifs.

Sur le plan purement sportif, ce type de projet renforce aussi l’exigence en interne. Pour être capable d’organiser un championnat régional, il faut une vraie structure. Horaires tenus, équipes en place, arbitrage carré, gestion des pesées et des échauffements : c’est tout un savoir-faire qui se construit. Les coachs apprennent à gérer la pression, les bénévoles prennent des responsabilités, les compétiteurs voient leur club dans un rôle de leader. Cette dynamique nourrit ensuite les séances d’entraînement boxe au quotidien. Quand on a vu sa salle porter un événement d’ampleur, on se sent plus légitime, plus solide.

Le geste envers Autisme 22 vient ajouter une couche supplémentaire : la fierté. Pas l’ego gonflé, mais la fierté sobre de savoir que le club sert à quelque chose d’utile. Quand un adhérent enfile ses gants, il sait qu’il appartient à une structure qui ne pense pas qu’à son palmarès. Cette fierté-là est un carburant puissant pour la discipline et la persévérance. Elle donne envie de revenir, de s’impliquer, de proposer d’autres idées. C’est comme un bon jab : simple, mais construit, et qui prépare des combinaisons plus lourdes.

En fin de compte, Lamballe trace un sillon. Un club de boxe peut rester fidèle à ce qui fait sa force – l’odeur du cuir, la sueur, la rigueur du sparring, les drills de techniques de boxe – tout en devenant un pilier pour sa ville. Il suffit d’accepter de faire un pas de plus : sortir de la salle, regarder autour, et décider qu’on peut frapper plus fort… mais pour de bonnes raisons.

Comment le Boxing-Club de Lamballe a-t-il soutenu Autisme 22 ?

Le club a organisé le championnat de Bretagne de kick-boxing à Lamballe et a décidé de reverser les bénéfices de l’événement, notamment ceux de la buvette et de l’organisation, à l’association Autisme 22, qui accompagne les personnes autistes et leurs familles dans les Côtes-d’Armor.

En quoi ce championnat de Bretagne de kick-boxing était-il particulier ?

Au-delà du niveau sportif élevé et des 350 compétiteurs présents, ce championnat se distinguait par sa dimension solidaire. Chaque billet, chaque consommation sur place participait à un don global en faveur d’Autisme 22, faisant de l’événement un rendez-vous à la fois sportif et caritatif.

Pourquoi un club de boxe s’engage-t-il aux côtés d’une association liée à l’autisme ?

Le club reconnaît dans le quotidien des familles concernées par l’autisme un véritable combat : fatigue, démarches, isolement. En tant que structure forgée par la discipline et le mental, il a choisi de mettre cette culture du combat au service de ces familles, en les soutenant financièrement et symboliquement.

D’autres clubs de boxe peuvent-ils reproduire ce modèle de solidarité ?

Oui. Un club peut identifier une cause locale, lier un événement (gala, championnat, stage) à un don partiel ou total des bénéfices, impliquer ses licenciés comme bénévoles et communiquer clairement sur la démarche. Ce modèle est adaptable, quelle que soit la taille de la structure.

Comment ce type d’initiative impacte-t-il l’image de la boxe ?

En associant boxe et engagement social, un club casse les clichés d’un sport uniquement violent. Il montre une discipline structurée, solidaire, capable de porter des projets utiles. Cela renforce l’attractivité de la boxe auprès du grand public, des familles, des partenaires et des institutions locales.

Source: www.ouest-france.fr

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