Une gamine de 13 ans, un club de province qui sent la sueur et la volonté, un quart de finale arraché loin de chez elle, et au bout du combat, une place en demi-finales du championnat de France cadettes. C’est l’histoire d’Elsa Planas, licenciée au Carcassonne Boxing, qui vient de faire exploser les compteurs et de prouver qu’avec du cœur, de la discipline et un bon coin, tu peux bousculer l’ordre établi. Face à une adversaire qui l’avait déjà battue quelques mois plus tôt, elle n’a pas cherché d’excuse : elle a cherché la solution. Et sur le ring, la solution, c’est toujours la même : gants, cardio, mental, et un plan clair en tête.
Ce combat, ce n’est pas juste une victoire de plus sur un carnet. C’est la preuve que la boxe fĂ©minine, mĂŞme chez les plus jeunes, a pris un vrai virage : plus de niveaux, plus d’engagement, plus de stratĂ©gie. EncadrĂ©e par son entraĂ®neur Ouahib Friyed et soutenue par son père Christophe, Elsa a bossĂ© son entraĂ®neÂment de boxe comme une vraie pro : mobilitĂ©, gestion de distance, enchaĂ®nements propres, respiration sous pression. Son parcours montre ce qu’un club comme Carcassonne peut construire : un vrai lifestyle de boxeur, oĂą la salle devient une deuxième maison et les cordes du ring, une frontière vers une version plus forte de soi-mĂŞme.
En bref
- Elsa Planas, 13 ans, licenciée au Carcassonne Boxing, s’est qualifiée pour les demi-finales du championnat de France cadettes après une grosse performance à Maisnil-lès-Ruitz.
- Elle prend sa revanche sur la Francilienne Nelya Messaoudi, qui l’avait battue lors d’un tournoi féminin au Mans quelques mois auparavant.
- Son entraînement de boxe a été axé sur la mobilité, le contre, le timing et la capacité à se remobiliser après les attaques adverses.
- Son coach Ouahib Friyed et son père Christophe jouent un rôle central dans son suivi, entre technique, mental et présence au quotidien.
- Le Carcassonne Boxing confirme sa place de club formateur, avec une vraie dynamique autour de la boxe éducative et de la boxe féminine.
- L’histoire d’Elsa est un modèle de mental de boxeur, de motivation sport et de discipline pour tous les jeunes fighters qui rêvent de progresser.
Elsa Planas vers les demi-finales du championnat de France cadettes : une victoire qui change tout
Quand une jeune boxeuse de Carcassonne débarque dans le Nord pour un quart de finale de championnat de France cadettes, tu peux être sûr d’une chose : elle n’a pas fait tout ce trajet pour regarder les autres briller. À Maisnil-lès-Ruitz, loin de ses repères et de son gymnase habituel, Elsa Planas est montée sur le ring avec une mission claire : montrer que sa place n’était pas là par hasard. Pas de lumière flashy, pas de caméras partout, juste une salle, des cordes et une adversaire qui avançait sans reculer.
En face, il y avait Nelya Messaoudi, boxeuse francilienne déjà croisée lors d’un tournoi féminin au Mans. À l’époque, Elsa était sortie perdante. Ce genre de défaite, ça laisse une trace. Soit tu la subis, soit tu t’en sers comme carburant. Pour ce quart de finale, toute l’équipe a décidé de transformer cette frustration en plan d’attaque. Connaître la boxe de son opposante, ses manies, son rythme, c’est une arme. À condition de bosser dur derrière.
Dès la première reprise, la Francilienne a mis la pression, avançant en mode bulldozer, volume de frappe élevé, intention claire de casser la distance. Beaucoup de jeunes, dans ces moments-là , paniquent, reculent en ligne droite ou s’emmêlent dans leurs propres coups. Elsa, elle, a choisi une autre voie : se déplacer, pivoter, gérer la distance. Elle a utilisé son direct du bras avant comme un radar et comme un frein, pour garder l’adversaire à portée idéale et l’empêcher de s’installer confortablement.
Ce travail sur le direct n’arrive jamais par magie. C’est le produit de dizaines de rounds de shadow boxing, de répétitions au sac, de pads avec le coach où on répète encore et encore les mêmes gestes jusqu’à ce qu’ils deviennent automatiques. Le direct est devenu son compas : touche, recule, se replace, resserre la garde, puis repart. Résultat : le premier round est clairement à son avantage. Elle ne s’est pas laissée enfermer, elle a cadré le rythme sans se jeter.
Le deuxième round, lui, a été plus sale, plus accroché. La fatigue est rentrée, le cardio a été testé. C’est là que l’on voit si l’entraînement de boxe a été sérieux : corde à sauter, fractionné, travail sur le ring, tout ressort dans ce genre de moments. L’adversaire a continué d’avancer, de déclencher, de la pousser dans ses retranchements. Elsa a serré les dents, accepté l’échange quand il le fallait, tout en gardant ce qu’il lui restait de lucidité pour rester sur son plan de jeu.
La vraie bascule arrive dans la troisième reprise. Au coin, Ouahib Friyed lui donne une consigne simple et brutale : « La victoire, elle est pour toi si tu vas la chercher. Tu dois la faire reculer. Enchaîne, trois coups minimum à chaque entrée. » Pas de phrase pseudo-motivation, pas de discours de cinéma. Juste une consigne concrète à appliquer, là , maintenant. Elsa retourne au centre du ring avec une seule idée en tête : prendre l’initiative.
Dans cette dernière reprise, elle commence à imposer sa technique de frappe : séries propres, au moins trois coups à chaque fois, parfois quatre quand l’occasion se présente. Elle mélange au corps et à la tête, repart vite en garde, évite les échanges inutiles. Le rythme change. La Francilienne, qui avait l’habitude de dicter le tempo, se retrouve cette fois à encaisser et à reculer. Et ça, en boxe, c’est souvent le signe que le combat a tourné.
Au final, la décision tombe logiquement pour la Carcassonnaise. Les juges valident ce qui s’est vu : meilleure gestion du ring, des distances, meilleure fin de combat. Cette qualification pour les demi-finales du championnat de France cadettes n’est pas qu’une ligne sur un CV sportif. C’est un tournant. Elle prouve qu’une jeune de 13 ans, après deux ans sans pratiquer, peut redevenir dangereuse au niveau national avec du sérieux, un bon entourage et un mental aligné avec ses objectifs.
Cette victoire envoie un message clair à tous les jeunes : tu peux perdre, tu peux arrêter un temps, tu peux douter. Mais si tu reviens avec un vrai plan, du travail et la rage propre de bien faire, tu peux inverser l’histoire. C’est ça, la signature d’une future grande boxeuse.
Une revanche préparée : entraînement boxe, stratégie et mental de boxeuse
Ce quart de finale, ce n’était pas juste un combat de plus au calendrier. C’était une revanche. Quelques mois plus tôt, au tournoi féminin du Mans, Nelya Messaoudi avait pris le dessus. Beaucoup auraient mis ça sur le compte de la jeunesse, du manque d’expérience, puis seraient passés à autre chose. Au Carcassonne Boxing, ça n’a pas fonctionné comme ça. Le staff a disséqué la défaite, analysé les erreurs, et surtout, construit un plan pour le jour où les chemins se recroiseraient.
Le coach Ouahib Friyed a mis le doigt sur plusieurs axes clés : mobilité, gestion du pressing, capacité à se remobiliser juste après avoir encaissé. Une adversaire qui avance en continu, ça se gère. Mais ça se gère avant, à l’entraînement. Sur le ring, c’est trop tard pour inventer. Pendant plusieurs semaines, les séances ont mis l’accent sur le jeu de jambes, les sorties d’axe et la lucidité en phase défensive. L’idée : faire d’Elsa une boxeuse qui ne subit plus l’avancée, mais qui la retourne contre son adversaire.
Concrètement, ça veut dire quoi ? Des rounds de sparring avec des partenaires qui avancent non-stop, des drills où Elsa n’avait pas le droit de reculer en ligne droite, seulement pivoter ou crocheter ses sorties. À ça s’ajoutent des routines au sac où elle devait systématiquement conclure ses séries par un déplacement, jamais rester plantée devant. Ce type de détail, c’est ce qui sépare une boxeuse dure mais prévisible d’une boxeuse intelligente et dangereuse.
Le mental de boxeur joue aussi un rôle énorme ici. Revenir affronter quelqu’un qui t’a déjà battu, ce n’est jamais neutre. Tu peux monter sur le ring avec la rage, mais si tu ne la maîtrises pas, elle se retourne contre toi. L’équipe autour d’Elsa a orienté son mindset sportif sur un point essentiel : ne pas chercher la guerre, mais le contrôle. Ne pas se battre contre le souvenir de la défaite, mais contre l’adversaire du jour, ici et maintenant.
La préparation a aussi été structurée autour de la préparation physique : cardio, explosivité, endurance spécifique boxe. En boxe anglaise, surtout chez les jeunes, beaucoup négligent le travail de fond et misent tout sur la fougue. Mauvaise option. Pour tenir trois reprises intenses, il faut du cardio boxe béton : séances de corde, fractionné sur piste ou en salle, circuit training avec burpees, medicine ball, renforcement du tronc. L’objectif : être capable d’augmenter le volume de coups dans la dernière reprise, là où la plupart s’écroulent.
La dimension familiale compte aussi. Le père d’Elsa, Christophe, qui l’accompagne dans son parcours, ajoute une forme de stabilité. Quand tu pars loin de chez toi pour un quart de finale, que tu dors à l’hôtel, que tu changes de climat, de salle, de public, avoir un visage connu à côté de toi, ça sécurise. Pas pour la couver, mais pour lui rappeler qu’elle n’est pas seule dans cette aventure. Le lifestyle boxeur, surtout pour une adolescente, implique des sacrifices : week-ends en déplacement, fatigue, tension. Avoir un entourage solide fait la différence.
Pour beaucoup de lecteurs, cette préparation peut servir de modèle. Tu veux progresser en boxe débutant ou monter de niveau ? Inspire-toi de ce qui a été mis en place autour d’Elsa :
- Analyser ses défaites plutôt que les oublier.
- Bosser un plan clair en fonction du style de l’adversaire.
- Renforcer le cardio pour être plus fort dans la dernière reprise.
- Travailler la mobilité pour ne plus subir la pression.
- Orienter le mental sur l’application du plan, pas sur la vengeance brute.
Ce qu’Elsa a montré là , c’est qu’un combat ne se gagne pas seulement le jour J. Il se gagne dans les semaines d’avant, dans ces soirs où t’es crevé mais tu retournes quand même au sac, dans ces matinées où tu bosses ta technique de frappe alors que personne ne te regarde. C’est ça, le vrai grind.
Pour ceux qui veulent pousser plus loin, analyser des combats de cadettes ou de juniors aide Ă comprendre comment les coachs adaptent les plans de jeu Ă ce niveau.
Carcassonne Boxing : une salle qui forge des fighters et des mentalités
L’histoire d’Elsa Planas ne sort pas de nulle part. Elle pousse dans un terreau solide : le Carcassonne Boxing. Ce club, ce n’est pas juste une adresse sur Google Maps, c’est une vraie petite usine à fighters. Les murs ont vu passer des rounds infinis, des gamins qui arrivaient timides et repartaient avec le menton plus haut, des anciens qui viennent encore taper un peu au sac pour se rappeler qui ils sont. Dans cette salle, la boxe anglaise n’est pas un simple loisir : c’est une école de discipline.
Le travail fait sur les jeunes, notamment en boxe éducative, pose une base saine. Avant de parler de championnat de France, on parle de garde, de respect des consignes, de respect de l’adversaire. Les coachs apprennent aux petites et aux petits à frapper, oui, mais surtout à réfléchir. À gérer la pression, à respirer dans le stress, à comprendre que le ring n’est pas un endroit pour se défouler n’importe comment, mais un cadre avec des règles, des valeurs.
Le club s’est aussi engagé depuis plusieurs années sur la boxe féminine. Voir une adolescente comme Elsa se hisser en demi-finale nationale n’est pas un coup de chance. C’est la continuité logique d’un travail où les filles ont leur place dès les premiers gants. Pas de condescendance, pas de répartition « filles / garçons » dans les efforts : tout le monde transpire pareil. Ce qui compte, c’est l’engagement. La présence régulière de boxeuses dans les compétitions régionales, les stages de détection, les tournois féminins confirme cette dynamique.
Pour un média comme Uppercut Training Club, ce genre de club est un symbole : loin des grosses structures, tu trouves des salles qui font le taf sérieusement, sans projecteurs. Des entraîneurs comme Ouahib Friyed, ça tient la baraque. Ça passe des heures au coin, ça accompagne dans les déplacements, ça gère les doutes, les blessures, les petits coups de mou. Ce n’est pas toujours glamour, mais c’est là que se construit le vrai mindset combat.
Le lifestyle boxeur qui se dégage d’un club comme celui de Carcassonne, c’est aussi tout ce que ça implique en dehors des cordes : une certaine façon de parler, de se tenir, de gérer la frustration. Beaucoup de jeunes qui poussent la porte viennent chercher quelque chose de plus grand qu’un simple sport : un cadre pour canaliser l’énergie, un endroit où on ne les juge pas sur leurs notes à l’école mais sur leur régularité, leur sérieux, leur attitude sur le ring.
Pour ceux qui lisent ça et qui cherchent une salle, voici quelques marqueurs clés qu’un club sérieux va afficher, sur le modèle du Carcassonne Boxing :
| Élément | Ce que tu dois observer | Impact sur ta progression |
|---|---|---|
| Présence de jeunes en compétition | Des cadets, juniors, minimes engagés régulièrement | Preuve que le club sait former et accompagner sur la durée |
| Encadrement stable | Un ou plusieurs coachs identifiés, présents depuis des années | Vision à long terme, méthodes cohérentes d’une saison à l’autre |
| Place des filles | Des boxeuses sur les affiches, dans les séances, en compétitions | Ambiance saine, ouverture, respect du niveau avant tout |
| Ambiance de salle | Respect, travail, peu de blabla, beaucoup de sueur | Tu progresses plus vite dans un climat sérieux et motivant |
| Organisation des séances | Échauffement, technique, physique, retour au calme structurés | Tu développes tous les aspects : technique, cardio, mental |
Le parcours d’Elsa montre que quand ces ingrédients sont réunis, un club peut sortir des profils capables de performer au plus haut niveau national, même en venant d’une ville qui n’est pas une « capitale de la boxe ». C’est une bonne nouvelle : ça veut dire que toi aussi, où que tu sois, tu peux trouver ou construire ce genre d’environnement.
Observer des séances de clubs amateurs engagés est une bonne façon de comprendre ce qui fait la différence dans la durée.
Mental de boxeur Ă 13 ans : discipline, motivation sport et gestion de la pression
À 13 ans, la plupart pensent encore surtout à leurs potes, aux réseaux, aux devoirs à moitié faits. Monter sur un ring pour un quart de finale de championnat de France, ce n’est clairement pas le même programme. Et pourtant, c’est bien à cet âge-là qu’Elsa montre déjà un mental de boxeur que beaucoup d’adultes envieraient. Gérer la pression d’un combat décisif, loin de chez soi, contre une adversaire qui t’a déjà battu, ce n’est pas rien.
La motivation sport, chez les jeunes, est souvent en dent de scie. Un jour à fond, le lendemain HS. Ce qui change tout, c’est la discipline : venir à la salle quand t’as pas envie, finir les rounds même quand les bras brûlent, écouter les consignes même quand l’ego pique. Autour d’Elsa, tout le discours tourne autour de ça : pas besoin d’être « motivée » tous les jours, il faut surtout être régulière. La motivation, c’est le bonus, pas le carburant principal.
La gestion de la pression, c’est aussi un art. Beaucoup de jeunes boxeurs s’écroulent le jour du combat parce qu’ils ont tout laissé dans le stress de la semaine précédente. À ce niveau, la clé, c’est de ritualiser : toujours le même échauffement, la même routine avant la pesée, les mêmes petits gestes avant de monter sur le ring. Ces détails rassurent le cerveau, qui reconnaît un terrain connu, même si la salle est nouvelle et le public inconnu.
Un autre point essentiel : accepter la peur. Oui, même les champions ont la trouille avant un combat. La différence, c’est ce qu’ils en font. Au lieu de fuir cette sensation, les fighters comme Elsa apprennent à la canaliser : respiration lente, concentration sur les consignes, regard fixé sur ce qui est contrôlable. Tu ne peux pas maîtriser la décision des juges, mais tu peux maîtriser ton volume de coups, ton déplacement, ton engagement à chaque échange.
Pour les jeunes lecteurs – et même les adultes – qui veulent muscler leur mindset sportif, l’exemple d’Elsa offre plusieurs pistes :
- Se préparer au pire scénario : imaginer l’adversaire qui avance non-stop, un début de combat compliqué, et visualiser la façon de réagir.
- Utiliser la défaite comme un levier : comme au Mans, transformer une perte en plan d’action précis.
- Se concentrer sur l’effort, pas sur le résultat : l’objectif, c’est d’appliquer le plan, pas de fantasmer la victoire avant le gong final.
- Rester coachable : écouter, appliquer, ajuster, même quand c’est dur pour l’ego.
- Savoir encaisser mentalement : un round perdu n’est pas un combat perdu si tu gardes la tête froide.
À cet âge, le soutien extérieur compte aussi. Quand ton coach te parle vrai, quand ton père est là , quand le club t’encourage mais ne te met pas une pression malsaine, tu peux te concentrer sur ce que tu as à faire : boxer. La ligne est fine entre pousser un jeune à se dépasser et l’écraser sous les attentes. À Carcassonne, l’équilibre semble trouvé : exigence sur l’entraînement, respect du rythme, mise en avant des progrès, pas seulement des résultats.
Cette mentalité, une fois installée, va bien plus loin que les cordes du ring. Une jeune qui apprend à gérer un quart de finale apprend aussi à gérer un examen, un conflit, un échec dans d’autres domaines. C’est pour ça qu’on répète tout le temps que la boxe est une école de vie : parce que ce qui se construit là -dedans, dans le bruit du gong et l’odeur des gants, suit ensuite partout.
De la salle au haut niveau : entraînement, nutrition du fighter et suite pour Elsa Planas
Se qualifier pour les demi-finales du championnat de France cadettes, c’est énorme. Mais ce n’est pas une ligne d’arrivée. C’est un checkpoint. La question maintenant, c’est : que faire de cette dynamique ? Comment transformer ce cap en tremplin pour la suite, plutôt que de s’arrêter sur un « exploit » isolé ? Pour ça, il faut regarder au-delà du combat lui-même : préparation physique, nutrition du fighter, organisation quotidienne, équilibre entre école, vie perso et boxe.
Niveau entraînement boxe, la marge de progression reste énorme. À 13 ans, le corps se développe, la coordination s’affine, la puissance se construit. Le but n’est pas de « charger » comme un adulte, mais de poser des bases solides : technique propre, cardio entretenu, renforcement musculaire sans brûler les étapes. Des séances bien construites alternent travail technique au sac, exercices de défense, sparrings contrôlés et blocs de condition physique adaptés à l’âge.
La nutrition sportive entre aussi dans l’équation, même si on en parle encore trop peu chez les jeunes. Pas question de régime extrême, mais de bonnes habitudes : boire assez d’eau, limiter les sodas et les sucreries avant les séances, privilégier des repas équilibrés avec des glucides de qualité, des protéines et des légumes. Un corps qui récupère bien, c’est un corps qui progresse. Les boxeurs qui négligent cet aspect payent souvent la note plus tard : fatigue chronique, blessures, stagnation.
Pour la suite d’Elsa, il y a plusieurs horizons possibles : stages nationaux, nouvelles compétitions, peut-être un jour l’équipe de France jeunes, si le travail continue dans la même logique. Mais le plus important reste toujours la même base : garder la tête froide. Ne pas se prendre pour une star parce qu’on a passé un tour, ne pas se briser si un jour ça tourne mal. Accepter les cycles : montée, plateau, redescente, remontée.
Pour tous ceux qui veulent s’inspirer de ce parcours et structurer leur progression, voici quelques axes concrets à surveiller sur le long terme :
- Régularité des séances : mieux vaut 3 séances sérieuses par semaine que 6 faites à moitié.
- Qualité du sommeil : c’est là que le corps reconstruit tout ce que l’entraînement détruit.
- Écoute du corps : distinguer la bonne fatigue de l’alerte blessure.
- Objectifs progressifs : régionaux, nationaux, stages, sans brûler les étapes.
- Entourage stable : coach, famille, club qui restent alignés sur le projet.
La trajectoire d’Elsa montre qu’on n’a pas besoin d’être dans une grande métropole pour viser les sommets. On a besoin d’une salle qui tient la route, d’un cadre clair, de gants, d’un sac, d’une corde à sauter, et surtout d’une envie profonde : se dépasser. Chaque combat comme ce quart de finale à Maisnil-lès-Ruitz laisse une trace. La vraie question, c’est ce qu’on en fait. Dans le cas d’Elsa, tout indique que cette trace va servir de fondation pour la suite.
Pour toi qui lis ça, la morale est simple : peu importe ton niveau actuel, tu peux t’inspirer de ce genre de parcours. Tu n’es pas obligé de viser un titre national pour appliquer le même sérieux. Tu peux l’appliquer à ton prochain footing, ta prochaine séance au sac, ton prochain cours technique. La méthode est la même : bosse, encaisse, progresse, recommence. Monte sur le ring, au propre comme au figuré.
Qui est Elsa Planas et dans quelle catégorie elle boxe ?
Elsa Planas est une jeune boxeuse licenciée au Carcassonne Boxing. Âgée d’environ 13 ans, elle évolue dans la catégorie cadettes et s’est récemment qualifiée pour les demi-finales du championnat de France cadettes, confirmant son potentiel au niveau national.
Comment Elsa s’est-elle qualifiée pour les demi-finales du championnat de France cadettes ?
Elle a décroché sa qualification lors d’un quart de finale disputé à Maisnil-lès-Ruitz, dans le Pas-de-Calais. Opposée à la Francilienne Nelya Messaoudi, qui l’avait déjà battue auparavant, elle a cette fois imposé sa boxe grâce à sa mobilité, son direct du bras avant et des enchaînements plus nombreux dans la dernière reprise. La décision des juges a logiquement tourné en sa faveur.
Quel rôle joue le Carcassonne Boxing dans la progression d’Elsa ?
Le Carcassonne Boxing offre un cadre structuré avec un travail sérieux sur la technique, la préparation physique et le mental. Sous la direction de son entraîneur Ouahib Friyed et avec le soutien de son père Christophe, Elsa bénéficie d’un encadrement stable, d’un environnement exigeant mais bienveillant, et d’une vraie culture de la boxe féminine et de la boxe éducative.
Quels aspects techniques ont été travaillés pour préparer ce quart de finale ?
L’équipe d’Elsa a axé la préparation sur plusieurs points : mobilité pour ne pas subir la pression, gestion de la distance avec un direct du bras avant précis, capacité à se remobiliser après les attaques adverses et augmentation du volume d’enchaînements, surtout dans la dernière reprise. Le tout a été soutenu par un gros travail de cardio boxe et de sparring ciblé.
Comment s’inspirer du parcours d’Elsa pour progresser en boxe quand on débute ?
Même en étant débutant, tu peux reprendre les mêmes principes : analyser tes erreurs au lieu de les ignorer, t’entraîner régulièrement avec un plan clair, travailler ton cardio et ta technique de frappe, accepter les défaites comme des étapes, et t’entourer d’un club sérieux. Ce n’est pas la taille de la salle qui compte, mais ta discipline et ta capacité à revenir, jour après jour.
Source: www.lindependant.fr


