À Carcassonne, tout le monde parle rugby, mais dans un coin du complexe du 3e RPIMa, une autre histoire se construit, gants serrés, regard froid, cœur chaud. Elsa Planas, toute jeune boxeuse du Carcassonne Boxing, est en train de tracer une route qui mène clairement vers l’élite nationale. Qualif’ en demi-finale des championnats de France cadettes, stage de détection au niveau national, victoires arrachées loin de l’Aude : sa trajectoire ne doit rien au hasard. Elle bosse, elle encaisse, elle progresse. Et surtout, elle montre à tous les jeunes que la boxe anglaise, ce n’est pas qu’une histoire de mecs et de highlight sur YouTube, c’est un grind quotidien, une vraie école de vie.
Dans un monde où beaucoup veulent les ceintures sans les sacrifices, le parcours d’Elsa fait figure de contre-exemple salutaire. Reprise après deux ans d’arrêt, préparation ciblée, plan de match clair pour retourner une adversaire qui l’avait déjà battue : son histoire parle de mental de boxeur, de discipline, de respect du travail. Autour d’elle, son entraîneur Ouahib Friyed, son père Christophe, et toute une salle montrent comment on fabrique une championne en restant simple, efficace et soudé. Cette montée en puissance, c’est aussi une vitrine pour la boxe féminine et pour tous ceux qui rêvent de goûter au haut niveau sans savoir par où commencer.
En bref :
- Une jeune boxeuse en pleine ascension : Elsa Planas, licenciée au Carcassonne Boxing, s’illustre au niveau national en cadettes.
- Un combat clé en quart de finale : victoire stratégique à Maisnil-lès-Ruitz contre une adversaire qui l’avait battue auparavant.
- Un staff soudé : travail main dans la main avec son coach Ouahib Friyed et son père pour structurer sa progression.
- Un symbole pour la boxe féminine : participation à un stage de détection national au CREPS de Nancy et mise en avant des combattantes.
- Un exemple de mindset sportif : discipline, répétition, préparation physique et mentale au service d’un objectif clair : atteindre l’élite nationale.
Elsa Planas, jeune talent du Boxing Carcassonne et visage d’une génération qui n’a pas peur de bosser
Au Carcassonne Boxing, on ne mise pas sur le blabla, mais sur les heures passées à tourner sur le ring, à bosser le direct, à refaire cent fois le même enchaînement. Elsa Planas sort de ce moule-là . À peine l’adolescence entamée, elle se retrouve déjà dans les discussions quand on parle d’élite nationale chez les jeunes. Son nom circule sur les réseaux du club, dans les articles locaux, et maintenant au sein des circuits de détection français.
Ce qui surprend, ce n’est pas seulement son niveau technique. C’est surtout le contexte : Elsa avait lâché la boxe pendant deux ans. Beaucoup à sa place auraient tourné la page. Elle, non. Elle revient plus affûtée, plus mature, avec un vrai mindset sportif. Dans une époque où l’abandon arrive vite dès que ça pique un peu, sa reprise envoie un message clair : tu peux arrêter, douter, disparaître un moment. Ce qui compte, c’est ce que tu fais quand tu reviens.
Autour d’elle, tout est pensé pour qu’elle progresse sans brûler les étapes. Le Carcassonne Boxing, installé au sein du complexe du 3e RPIMa, n’est pas une salle “instagrammable”. C’est un environnement de travail. Les sacs marqués par les coups, les rounds de sparring qui finissent dans le rouge, les coachs qui parlent peu mais juste. C’est dans cette ambiance que se forge son style, entre mobilité, sens du timing et lucidité en fin de combat.
Ce qui fait la différence, ce n’est pas seulement le talent. C’est le combo discipline + entourage solide. Son entraîneur, Ouahib Friyed, ne se contente pas de lui dire “fais de ton mieux”. Il pose un plan, analyse les adversaires, ajuste les séances. Son père Christophe la suit, la soutient, mais sans protection excessive. Elle est traitée comme une boxeuse, pas comme une “petite qui fait un sport sympa”. Ce respect-là , ça se ressent dans sa façon de monter sur le ring.
En parallèle, sa mise en lumière profite à toute la salle. Les plus jeunes, en boxe éducative, regardent Elsa et comprennent que le chemin existe. Que oui, en partant d’un club comme Carcassonne Boxing, tu peux viser des demi-finales nationales, des stages de détection, et pourquoi pas, à terme, l’équipe de France. Dans une ville où le rugby truste souvent les affiches, la voir percer en sport de combat ouvre d’autres horizons.
Si on parle d’elle comme d’une future référence de la boxe féminine, ce n’est pas pour la décoration. C’est parce qu’elle coche déjà les cases qui comptent : sérieux à l’entraînement, respect des consignes, capacité à encaisser la pression, envie de progresser. Chaque séance est une brique de plus, chaque combat un test de caractère. C’est ça, la base d’un futur parcours vers l’élite nationale.

Un quart de finale en championnat de France comme tournant vers l’élite nationale
Le 7 février, à Maisnil-lès-Ruitz, dans le Pas-de-Calais, loin des remparts de Carcassonne, Elsa n’est pas montée sur le ring pour “voir ce que ça donne”. Elle venait pour régler un compte sportif. En face, une Francilienne, Nelya Messaoudi, qui l’avait déjà battue quelques mois plus tôt lors d’un tournoi féminin au Mans. Beaucoup auraient traîné cette défaite comme un poids. Elle et son staff l’ont utilisée comme carburant.
Avec son coach, le travail a été clair : transformer la frustration en plan d’attaque. Connaître une adversaire, c’est un vrai avantage si tu sais quoi en faire. Ils savaient qu’en face, ça allait avancer sans arrêt, mettre un gros volume, chercher à submerger. Leur réponse : mobilité, lucidité, timing. Pas question de se faire enfermer dans une guerre de tranchées. Elsa a bossé sur le déplacement, le replacement après attaque et surtout la capacité à rester calme après chaque rafale encaissée ou esquivée.
Dès la première reprise, le scénario prévu se vérifie. La boxeuse francilienne impose un rythme offensif étouffant. Pression constante, poings qui pleuvent, volonté de lui prendre le centre du ring. C’est là que le taf réalisé à l’entraînement ressort. Elsa ne panique pas. Elle se déplace, sort des angles, andouille pas avec de grands gestes. Elle pique avec un direct du bras avant propre, précis, utilisé non pas pour briller mais pour contrôler la distance.
Le premier round bascule clairement en sa faveur. Non pas parce qu’elle touche plus fort, mais parce qu’elle boxe plus juste. Elle fait ce que beaucoup de débutants en boxe ont du mal à accepter : gagner un round sur le contrôle, pas sur la brutalité. C’est une vraie leçon de technique de frappe intelligente et de stratégie.
La deuxième reprise est une autre histoire. Le rythme reste élevé, la fatigue commence à rentrer, la technique se mélange avec l’instinct. Les échanges deviennent plus durs, plus serrés. C’est dans ces moments-là que le mental de boxeur parle. Tu peux avoir le meilleur cardio boxe du monde ; si la tête lâche, le corps suit. Elsa tient, encaisse, rend les coups. Elle ne survole pas, mais elle reste collée au plan.
Tout se joue dans la troisième et dernière manche. Avant le gong, son entraîneur lui balance une phrase clé : la victoire dépend d’elle, et elle passe par un seul truc, prendre l’initiative et faire reculer son adversaire avec des enchaînements. Le message est simple, presque brutal. Pas de discours motiv’ façon poster, juste un ordre clair : avance, impose, déborde.
Sur cette reprise, Elsa change de visage. Elle ne se contente plus de répondre, elle dicte. Elle multiplie les séries de trois coups et plus, en restant mobile. Direct, crochet, remise, sortie d’angle. Elle montre qu’elle a compris une chose : pour exister au niveau national, tu dois savoir finir fort, même quand les jambes brûlent. Au terme du combat, la décision tombe logiquement en sa faveur. Billet validé pour les demi-finales du championnat de France cadette.
Au-delà de la victoire, ce combat sert de repère. C’est la preuve concrète que son entraînement de boxe, son retour après deux ans d’arrêt et le sérieux mis dans chaque séance payent vraiment. Et pour tous les jeunes qui rêvent de monter les échelons, ce quart de finale montre une chose : l’élite, ça ne se joue pas sur une photo Insta, mais sur un round où tu continues à attaquer alors que tout en toi crie pause.
Un entraînement de boxe taillé pour le haut niveau : sueur, technique et discipline
Derrière une qualification en demi-finale nationale, il n’y a jamais de secret magique. Il y a un programme. Pour Elsa Planas, le quotidien, c’est un mix millimétré entre préparation physique, travail technique et construction du mental. Dans une salle comme celle de Carcassonne Boxing, on ne confond pas “faire du sport” et “se préparer pour percer”. Les séances sont pensées pour que chaque round à l’entraînement prépare un round en compétition.
Sur la partie purement technique de boxe, Elsa consacre de longues séquences au direct du bras avant, son arme de contrôle. Ce coup paraît simple, mais c’est souvent le plus mal travaillé chez les débutants. Elle l’utilise pour garder la distance, casser le rythme adverse, préparer les enchaînements. En shadow boxing, face au miroir, puis sur les pattes d’ours, elle répète inlassablement les mêmes mécaniques : appuis solides, épaule qui protège le menton, retour rapide à la garde.
Les enchaînements ne sont jamais gratuits. On retrouve régulièrement des séries du type jab-cross-hook, finies par une sortie latérale. Le but : ne jamais rester statique après avoir frappé. Dans les ateliers de sparring dirigé, le coach impose des thèmes : un round centré sur l’attaque, un autre sur le contre, un sur la défense active. Cette variété construit une boxe complète, capable de s’adapter qu’on ait en face une pression constante ou une adversaire plus tactique.
La dimension cardio boxe est travaillée avec la même exigence. Corde à sauter, intervalles sur sac lourd, circuits de renforcement type HIIT : le but est simple, tenir un gros rythme sans exploser. Les séries sont souvent courtes mais intenses, calées sur le format des rounds de compétition. Par exemple, 3 minutes de combinaison sur sac avec 30 secondes de récupération, en répétition. L’objectif : habituer le corps à produire des efforts sous fatigue, puis à récupérer vite.
Sur le plan de la préparation physique générale, Elsa ne cherche pas à devenir bodybuildeuse. Elle renforce ce qui sert sur le ring : jambes, gainage, explosivité. Squats, fentes, travail de sauts, medicine ball pour le tronc, tout est orienté performance. Le renforcement du cou et des trapèzes, souvent négligé par les pratiquants de boxe débutant, est aussi intégré pour mieux encaisser les coups et garder la tête stable.
Côté nutrition du fighter, l’idée n’est pas de suivre une mode, mais de rester fonctionnelle. Hydratation constante, repas équilibrés, gestion du poids en douceur pour rester dans la bonne catégorie sans se flinguer l’énergie. Elsa apprend à manger pour performer, pas juste pour être “fit”. Dans un monde saturé de régimes miracles, ce rappel au bon sens fait partie du travail éducatif du club.
Ce qui relie toutes ces briques, c’est la discipline. Les jours de flemme, les séances sont quand même là . Les ajustements techniques sont répétés jusqu’à ce qu’ils deviennent réflexes. Les erreurs des combats précédents sont décortiquées, pas juste “notées” pour la forme. Le message, pour n’importe quel lecteur qui veut progresser en boxe ou en sport, est clair : sans routine sérieuse, il n’y a pas de résultat durable.
Pour visualiser ce type de programme, voilĂ un exemple de structure hebdomadaire typique pour une boxeuse jeune visant le national :
| Jour | Contenu principal | Objectif clé |
|---|---|---|
| Lundi | Technique (garde, déplacements, jab) + renfo bas du corps | Stabilité et bases propres |
| Mardi | Cardio boxe (corde + sac lourd en intervalles) | Endurance spécifique au ring |
| Mercredi | Sparring dirigé + travail sur les enchaînements | Application en situation réaliste |
| Jeudi | Shadow boxing, mobilité, esquives + gainage | Fluidité, défense et coordination |
| Vendredi | Pattes d’ours intensives + travail de puissance | Explosivité et précision |
Un tel cadre ne garantit pas d’être champion, mais il pose la fondation. Si tu lis ça en te demandant par où commencer, la réponse est simple : fixe une routine, tiens-la, et ajuste avec le temps. C’est exactement ce qui permet à une boxeuse comme Elsa de transformer son talent brut en vraie présence au niveau national.
Le mental de boxeuse : comment Elsa transforme la pression en carburant
On peut parler de technique, de matériel de boxe ou de nutrition sportive pendant des heures, mais sans mental de boxeur, tout ça reste fragile. Dans le cas d’Elsa Planas, le véritable marqueur de son potentiel vers l’élite, c’est sa tête. Revenir après deux ans d’arrêt, accepter de recroiser une adversaire qui t’a déjà battue, aller te battre à l’autre bout du pays sans ton public habituel, ça demande autre chose qu’un bon jab.
Le premier pilier de son mindset, c’est la capacité à encaisser les revers sans se raconter d’histoires. La défaite au tournoi du Mans, elle ne l’a pas utilisée comme excuse, mais comme matière première. Avec son entraîneur, ils ont disséqué ce combat : déplacements insuffisants, gestion du rythme, faiblesse sur certaines phases. Ce travail d’analyse demande un vrai courage, car il met l’ego à nu. C’est pourtant ce qui différencie les fighters des rêveurs.
Deuxième pilier : la gestion de la pression. Quand tu te pointes en quart de finale de championnat de France, loin de tes repères, tu peux vite te noyer dans le stress. La clé, c’est de ramener chaque enjeu à quelque chose de concret : un plan de jeu, des consignes claires, des routines. Elsa s’appuie sur des rituels simples avant le combat : échauffement cadré, visualisation de certaines actions, respiration pour calmer le système nerveux. Pas besoin de grands discours motivants, juste de la structure.
Troisième pilier : la capacité à écouter. Beaucoup de jeunes boxeurs ont du mal avec ça. Ils veulent briller, improviser, montrer qu’ils “ont du cœur”. Le problème, c’est que le cœur sans cerveau, ça finit souvent KO. Lors de son quart de finale, on voit qu’Elsa applique les directives de son coach : bouger, contrer, faire reculer en troisième reprise. Cette obéissance sportive n’est pas de la soumission, c’est une force stratégique.
Enfin, quatrième pilier : la persévérance. Quand le deuxième round devient sale, que la fatigue arrive, la tentation est grand : reculer, subir, espérer que ça passe. Elle, choisit d’avancer sur le dernier round, d’imposer, de multiplier les séries. C’est exactement ce qui manque à beaucoup qui abandonnent au moindre mur. Le mental, ce n’est pas une phrase inspirante sur un mur de salle, c’est ce que tu fais quand tout s’alourdit.
Pour tous ceux qui cherchent à muscler leur mental comme celui d’Elsa, quelques axes simples peuvent transformer ta façon de t’entraîner :
- Accepte la difficulté comme norme : si chaque séance te semble “facile”, tu ne progresse pas vraiment. Le progrès pique.
- Analyse tes échecs : note ce qui n’a pas marché, revois les séquences, demande un regard extérieur. Tu n’es pas obligé de tout deviner seul.
- Travaille avec des objectifs clairs : un truc précis à améliorer par séance (déplacement, garde, cardio, etc.), pas un vague “être meilleur”.
- Soigne ton entourage : comme Elsa avec son coach et son père, entoure-toi de gens qui te disent la vérité, pas ce que tu veux entendre.
- Reste humble mais affamé : sois fier de ce que tu construis, mais considère chaque victoire comme une étape, pas comme une arrivée.
Le vrai message derrière le mental d’Elsa est simple : tu n’as pas besoin d’être une star pour penser comme un champion. Tu as besoin de répétition, de lucidité et d’un refus net de te chercher des excuses. C’est ce genre de mentalité qui permet à une gamine de Carcassonne de viser, sans frime, l’élite nationale.
Boxe féminine, lifestyle boxeur et rôle du Carcassonne Boxing dans la relève nationale
L’histoire d’Elsa Planas dépasse son propre palmarès. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large : celui de la boxe féminine qui prend enfin la place qu’elle mérite dans les salles et sur les rings français. Pendant longtemps, beaucoup pensaient que les filles venaient en boxe pour “se défouler un peu”. Aujourd’hui, avec des jeunes comme Elsa sélectionnées en stage de détection national au CREPS de Nancy, le message change : elles ne sont pas là pour tester, elles sont là pour performer.
Le Carcassonne Boxing joue un rôle clé dans cette bascule. En mettant en avant ses boxeuses, en leur offrant un cadre sérieux, en les envoyant sur des compétitions nationales, le club montre que la progression ne dépend pas de la taille de la ville mais du sérieux mis dans le projet. Les réseaux sociaux du club relaient ses résultats, ses combats, et ça compte. Parce que ça donne un visage concret à la jeune fille qui hésite encore à pousser la porte d’une salle de sport de combat à Carcassonne.
En parallèle, ce club cultive un lifestyle boxeur simple, sans paillettes. Ici, pas besoin de s’afficher en survêt’ dernier cri pour être respecté. Le respect vient de la sueur sur le ring et du comportement. Les valeurs mises en avant sont toujours les mêmes : discipline, respect, humilité. Le message implicite : peu importe d’où tu viens, si tu respectes ces codes, tu as ta place.
L’impact se voit aussi sur les plus jeunes, en boxe éducative. Ils regardent Elsa comme un repère tangible. Elle n’est ni intouchable ni star de télé, elle est passée par les mêmes ateliers, les mêmes sacs, les mêmes regards dubitatifs. La continuité du club se construit comme ça : une génération tire l’autre, et l’élite potentielle de demain émerge dans ce flux constant.
Ce genre de trajectoire inspire aussi au-delà du sport. Certains entrepreneurs, étudiants, ou simples passionnés de motivation sport viennent chercher dans ces histoires de ring une façon de penser différemment leur quotidien. La logique est la même : bosser régulièrement, accepter les coups durs, rester concentré sur ce qu’on contrôle. La boxe devient une métaphore de vie, mais une métaphore sale, concrète, loin des citations stériles.
À l’échelle du paysage français, voir un club comme Carcassonne Boxing rester un acteur reconnu de la formation, alors qu’il n’est pas basé dans une grande métropole, rappelle une chose essentielle : l’élite nationale ne se fabrique pas uniquement dans les gros centres. Elle naît aussi dans ces salles tenues par des passionnés qui ont eux-mêmes transpiré sur les rings et qui refusent les raccourcis.
Le chemin d’Elsa n’est pas terminé. Demi-finales, stages, nouveaux combats : chaque étape va mettre à l’épreuve ce qu’elle construit actuellement. Mais une chose est déjà claire : son parcours, son attitude et le travail du Carcassonne Boxing en font une figure crédible de cette génération de boxeuses qui montent sans bruit, avec des gants bien plus lourds que leurs discours.
Quel est le parcours d’Elsa Planas avec le Boxing Carcassonne ?
Elsa Planas est une jeune boxeuse licenciée au Carcassonne Boxing. Après une pause de deux ans, elle est revenue à la boxe avec sérieux et a rapidement retrouvé le haut niveau. Elle s’est qualifiée pour les demi-finales du championnat de France cadette après une victoire marquante à Maisnil-lès-Ruitz contre une adversaire qui l’avait battue auparavant. En parallèle, elle a été retenue pour un stage de détection national au CREPS de Nancy, confirmant son potentiel vers l’élite nationale.
Comment Elsa s’est-elle qualifiée pour les demi-finales du championnat de France ?
La qualification d’Elsa s’est jouée lors d’un quart de finale en Pas-de-Calais. Face à une boxeuse francilienne très offensive, elle a appliqué un plan de jeu précis : mobilité, gestion de la distance avec son direct du bras avant et enchaînements réguliers. Après un premier round maîtrisé, un deuxième plus disputé et une troisième reprise où elle a pris l’initiative, la décision des juges est logiquement tombée en sa faveur, validant son billet pour les demi-finales nationales.
Quel type d’entraînement suit Elsa pour atteindre ce niveau ?
Elsa suit un entraînement structuré mêlant technique, préparation physique et travail mental. Ses séances incluent du shadow boxing, du travail au sac lourd, des pattes d’ours, du sparring dirigé et un gros focus sur le cardio boxe. Elle renforce aussi son gainage et ses jambes pour rester explosive. Sa nutrition est adaptée à sa catégorie de poids pour garder de l’énergie tout en restant performante. L’ensemble est coordonné par son coach, avec une logique claire : construire une boxeuse complète, prête pour le niveau national.
Pourquoi son parcours est-il important pour la boxe féminine ?
Le parcours d’Elsa est important parce qu’il montre qu’une jeune fille peut viser le haut niveau dans un club local, avec un encadrement sérieux. Sa qualification en demi-finale de championnat de France et sa participation à un stage de détection national prouvent que les boxeuses ont pleinement leur place dans les circuits d’élite. Elle devient ainsi un modèle pour les autres jeunes, notamment en boxe éducative, qui voient en elle la preuve que la boxe féminine peut mener loin.
Que peut retenir un débutant de l’exemple d’Elsa Planas ?
Un débutant peut retenir plusieurs leçons du parcours d’Elsa : on peut revenir après une pause si on accepte de bosser dur, la discipline au quotidien fait plus que les grands discours, et le mental est aussi important que la technique. Son histoire montre aussi l’importance d’être bien entouré, d’écouter son coach et de transformer chaque défaite en occasion d’apprendre. Que tu sois en boxe anglaise, en autre sport ou dans un projet perso, la logique est la même : fixe un cap, engage-toi et persévère.
Source: www.ladepeche.fr


