Chaque matin, il y a deux catégories de personnes : celles qui montent la température et s’endorment sous l’eau chaude, et celles qui tournent le robinet vers le bleu et transforment leur salle de bain en mini-ring. La douche froide a quitté le camp des “délires de sportifs extrêmes” pour devenir un vrai rituel de performance : meilleure circulation, récupération plus rapide après un entraînement de boxe, mental plus solide, sommeil plus profond. Pas besoin de glace, de baignoire nordique ni de retraite en montagne : un simple robinet peut déjà faire une énorme différence.
Le froid, bien utilisé, agit comme un coach silencieux. Il comprime les vaisseaux, booste le retour veineux, allège les jambes lourdes, envoie un signal clair au système immunitaire : “réveille-toi”. Des études sur l’exposition au froid montrent une augmentation des lymphocytes T et d’autres globules blancs, ces soldats qui protègent le corps des virus et bactéries. C’est aussi un allié sérieux contre la douleur musculaire, les petites inflammations, et même la récupération après les séances les plus violentes de sparring. Surtout, une douche entre 15 °C et 20 °C n’est pas qu’un délire de warrior : bien gérée, elle devient un outil simple pour se construire un véritable mental de boxeur.
Pourtant, se jeter sous l’eau glacée sans méthode, c’est comme monter sur le ring sans avoir appris à garder les mains hautes : mauvaise idée. Le corps déteste le choc thermique brutal, surtout si le cœur est fragile. Le vrai game, ce n’est pas de “faire le fou”, c’est de progresser étape par étape, comme sur un plan d’entraînement boxe bien construit. Habituation progressive, durée maîtrisée, respiration contrôlée, créneaux adaptés (matin, soir, après le sport) : tout ça fait la différence entre un rituel qui renforce et une expérience dégueulasse qu’on n’a plus jamais envie de revivre. La douche froide, c’est un test quotidien : est-ce que tu acceptes une dose d’inconfort pour devenir plus fort ?
En bref :
- Douche froide = entre 15 °C et 20 °C, idéalement 2 à 3 minutes, sans dépasser 10 minutes.
- Circulation sanguine boostée : jambes plus légères, meilleure oxygénation, retour veineux amélioré.
- Système immunitaire stimulé : hausse des lymphocytes T et meilleure défense contre les infections.
- Récupération après l’entraînement : douleur musculaire réduite, inflammation calmée, muscles plus frais.
- Effets mentaux : baisse du stress, humeur améliorée, aide à l’endormissement.
- Atouts “physique” : peau plus tonique, pores resserrés, cheveux plus brillants, potentiel effet sur la graisse brune.
- Précautions : éviter en cas de pathologies cardiaques ou de gros soucis de circulation sans avis médical.
- Mise en place progressive : commencer chaud, descendre par paliers, finir par un jet froid ciblé.
- Mindset fighter : rituel parfait pour muscler la discipline, le courage et la constance au quotidien.
Douche froide : bienfaits physiques pour un corps de fighter
Sur le plan physique, la douche froide, c’est un peu le sac de frappe de la salle de bain : brut, simple, mais redoutablement efficace quand on sait pourquoi on l’utilise. Entre 15 et 20 degrés, le corps reçoit un vrai coup de fouet. Les vaisseaux se contractent, le sang circule plus vite, les tissus profitent d’un meilleur apport en oxygène et en nutriments. Pour ceux qui traînent des jambes lourdes après une journée debout ou une grosse séance de cardio boxe, ce simple réflexe peut changer la sensation du bas du corps en quelques minutes.
La vasoconstriction provoquée par le froid aide le retour veineux. Les mollets gonflés, les chevilles qui tirent, la sensation de blocage dans les cuisses : tout ça peut être allégé par un jet froid ciblé des pieds vers les hanches. En parallèle, la stimulation du système lymphatique permet de mieux drainer les déchets cellulaires. Résultat : moins de rétention d’eau, un corps qui se sent moins “gonflé”, plus disponible pour encaisser l’entraînement boxe ou une bonne séance de musculation.
Du côté du système immunitaire, plusieurs travaux montrent que l’exposition régulière au froid augmente la production de globules blancs, en particulier les lymphocytes T, ces cellules qui traquent les virus et les bactéries. Cela ne transforme pas en super-héros invincible, mais renforce le terrain. Combinée à une nutrition du fighter solide, un bon sommeil et un entraînement boxe régulier, la douche froide devient une brique de plus dans une vraie stratégie de santé de long terme.
Autre atout : la gestion de la douleur. Le froid est utilisé depuis longtemps en cryothérapie pour calmer les inflammations, les œdèmes, les hématomes. Sous l’eau froide, la conduction nerveuse ralentit, les terminaisons sont partiellement engourdies, la sensation de douleur diminue. Après un round de sparring un peu trop intense, une cheville qui a roulé ou un poignet qui a mordu un mauvais angle, ce réflexe peut faire la différence entre “je boîte” et “je repars à l’entraînement demain”. Les boxeurs de haut niveau l’ont compris depuis longtemps.
Il ne faut pas non plus oublier l’impact sur la peau et les cheveux. L’eau fraîche resserre les pores, limite l’œdème, redonne du tonus à un visage marqué par la fatigue ou le manque de sommeil. Pour ceux qui vivent un lifestyle boxeur avec sessions tôt le matin et taf derrière, une douche froide au réveil aide à effacer les traits tirés. Sur les cheveux, le rinçage froid ferme les écailles, garde mieux l’hydratation interne et donne un aspect plus brillant, plus propre, sans produit miracle.
Un dernier point intéresse beaucoup de sportifs : le lien entre froid et graisse brune. Quand le corps est exposé à une baisse de température, il active ce type de graisse particulière, riche en mitochondries, qui consomme de l’énergie pour produire de la chaleur. Certaines estimations parlent de 100 à 200 calories brûlées en quelques minutes sous une eau à 20 °C. Ce n’est pas une baguette magique pour sécher avant la pesée, mais c’est un bonus intéressant quand on aligne déjà nutrition maîtrisée, cardio boxe, et préparation physique sérieuse.
Au final, sur le plan purement physique, la douche froide est une arme simple : meilleure circulation, meilleure défense, moins de douleur, un physique plus net. Un outil à ajouter à l’arsenal de tout sportif qui veut un corps qui encaisse et qui dure.
Douche froide et récupération après l’entraînement boxe
Pour ceux qui enchaînent rounds au sac, sessions de sparring et travail de pieds, la récupération n’est pas un luxe, c’est une obligation. Le froid aide à limiter les micro-inflammations post-effort. Sous la douche, alterner chaud/froid, surtout sur les jambes, les épaules et les avant-bras, permet de jouer sur la vasodilatation puis la vasoconstriction : le sang arrive, nettoie, repart. Moins de courbatures, plus de fraîcheur le lendemain.
Un combo simple pour après une séance de boxe anglaise ou de kickboxing :
- 2 minutes eau tiède sur tout le corps pour relâcher les muscles.
- 1 minute eau froide sur les jambes, des chevilles jusqu’aux cuisses.
- 30 à 60 secondes froid sur les épaules, les trapèzes et les bras.
- Retour rapide à tiède si le froid devient trop brutal.
Les athlètes qui visent la performance, comme ceux mis en avant dans des événements couverts par des médias spécialisés comme ce reportage sur un championnat de kickboxing, utilisent massivement ce genre de protocoles. La différence se voit surtout sur les enchaînements de jours d’entraînement : moins de fatigue accumulée, plus de constance.
La douche froide n’est pas là pour remplacer l’échauffement, les étirements ou une vraie stratégie de récupération, mais pour compléter le tout. Un peu comme un bon direct du bras avant : ce n’est pas le coup du KO, mais sans lui, tout le reste fonctionne moins bien. La clé, c’est la régularité : quelques minutes après chaque grosse séance valent mieux qu’un “bain glacé héroïque” tous les six mois.
Douche froide et mental de boxeur : transformer l’inconfort en arme
Le premier impact de la douche froide, il ne se voit pas dans le miroir. Il se passe dans la tête. Face au robinet tourné vers le bleu, le cerveau hurle : “non”. C’est là que tout se joue : soit on cède, soit on avance d’un pas. Pour construire un vrai mental de boxeur, ces micro-choix quotidiens valent autant que le nombre de pompes ou de burpees. La douche froide, c’est un entraînement mental compressé en quelques minutes.
Quand l’eau froide frappe la peau, le corps panique un instant. Le souffle s’emballe, le cœur accélère, l’envie de fuir explose. Apprendre à rester, à respirer, à reprendre le contrôle, c’est exactement ce qui est demandé sur le ring quand on prend un bon coup ou qu’on commence à fatiguer. Le cerveau comprend que la sensation de danger n’est pas toujours synonyme de vraie menace, et ça change la façon d’aborder l’effort, la peur, le stress.
Les recherches sur l’exposition au froid montrent aussi une amélioration de l’humeur. L’eau froide déclenche une libération d’endorphines, ces molécules qui apaisent et font du bien. Certaines études parlent même de véritables “impulsions électriques” au niveau du cerveau qui agiraient comme un antidépresseur léger. Sans vendre du miracle, rester quelques minutes sous une eau fraîche peut aider à sortir un peu la tête de l’eau quand la motivation sport s’effrite.
Du côté du mindset sportif, la douche froide sert de rappel quotidien : progression = inconfort assumé. Beaucoup rêvent d’un lifestyle boxeur, mais reculent dès que ça pique un peu : footing sous la pluie oublié, séance tardive sautée, repas préparé remplacé par du fast-food. Choisir volontairement un truc désagréable, mais utile, chaque jour, renforce cette partie du cerveau qui dit “on y va quand même”. C’est ce muscle-là qui fait tenir au huitième round.
Imagine un boxeur amateur, routine classique : réveil difficile, journée de taf, entraînement le soir, retour tard. En ajoutant une douche froide courte le matin, il commence la journée par une victoire : il a déjà encaissé quelque chose de dur et est resté. Ce petit succès conditionne le reste : plus de chances de tenir son entraînement, de respecter son plan nutrition, de gérer mieux le stress du quotidien. La douche froide devient une première cloche qui sonne dès le matin.
Le plus intéressant, c’est la répétition. Un jour, ça surprend. Dix jours, ça devient une habitude. Trente jours, c’est une identité : “je suis quelqu’un qui n’esquive pas l’inconfort”. Ce genre de phrase intérieure change tout, autant pour la boxe que pour la vie perso ou le boulot. Ce n’est plus juste de l’hygiène, c’est du mindset.
Respiration et contrôle sous l’eau froide : un drill mental
Pour que la douche froide soit un vrai outil de mental et pas juste un moment subi, la respiration joue un rôle clé. Beaucoup de méthodologies inspirées de la fameuse approche Wim Hof insistent sur des cycles de respiration profonde avant et pendant l’exposition au froid. L’idée : apprendre au système nerveux à rester calme dans un contexte inconfortable.
Un schéma simple, sans dérive ésotérique :
- Avant d’ouvrir l’eau froide : 20 à 30 respirations amples, en gonflant le ventre, puis en relâchant sans forcer l’expiration.
- À l’instant où l’eau touche le corps : se concentrer sur une expiration lente et contrôlée, au lieu du réflexe de hyperventiler.
- Pendant les 30 premières secondes : garder le regard fixe, compter mentalement, rester présent dans les sensations sans les subir.
Cette gestion du souffle est directement transposable à la boxe. Sur le ring, celui qui panique, respire mal et se crispe explose en plein vol. Celui qui reste posé, qui garde un rythme respiratoire contrôlé, encaisse mieux, voit les ouvertures, garde ses appuis. La salle de bain devient alors un mini-laboratoire du mindset combat : encaisser, contrôler, rester lucide.
La morale est simple : chaque douche froide est un round mental. En sortant, on n’a pas juste la peau froide ; on a prouvé une fois de plus qu’on est capable d’aller vers la difficulté volontairement. Et ce type de preuve répétée change profondément la confiance en soi.
Comment se mettre aux douches froides sans souffrir : méthode pour débutant
Passer du tout chaud au tout froid en une fois, c’est le meilleur moyen de détester la douche froide et d’abandonner en 2 jours. Comme pour une première séance de boxe débutant, il faut une progression intelligente. Le but n’est pas de choquer le corps, mais de l’éduquer. Le froid devient alors un partenaire de travail, pas un ennemi.
Premier principe : toujours éviter le choc thermique violent, surtout si tu as déjà des antécédents cardiaques ou des gros soucis circulatoires. Dans ce cas, avis médical obligatoire avant de jouer avec des douches glacées. Pour les autres, il s’agit de construire une tolérance. On démarre par une douche tiède, puis on baisse doucement la température tous les 20 ou 30 secondes. Le corps a le temps de s’adapter, la respiration suit, le mental se pose.
Ensuite, on cible certaines zones plutôt que tout le corps d’un coup. Commencer par les pieds, les mollets, puis les cuisses. Le haut du corps vient en dernier, une fois que la machine est déjà un peu “réveillée”. Le buste et la nuque sont des zones très sensibles ; se les prendre pleine puissance à 15 °C dès la première seconde, c’est comme encaisser un crochet sans avoir levé les mains.
La durée joue aussi un rôle clé. Pour une première semaine, 20 à 30 secondes de froid en fin de douche suffisent largement. La deuxième semaine, on passe à une minute, puis à deux, jusqu’à atteindre 2 à 3 minutes. Dépasser les 10 minutes ne sert pas à grand-chose pour la santé et augmente le risque de fatigue inutile. Le corps aime l’intensité contrôlée, pas les défis de bravoure sans sens.
Un indicateur simple : la couleur de la peau. Quand les zones exposées deviennent bien rouges, c’est que la vasoconstriction puis la réaction de retour sanguin sont bien enclenchées. Inutile de forcer au-delà : l’objectif est atteint. Si des sensations de malaise, de vertige, de cœur qui bat de manière étrange apparaissent, on coupe, on sort, on s’allonge si besoin et on consulte si ça se répète.
Protocole progressif sur 4 semaines
Pour transformer la douche froide en habitude solide, un plan clair aide beaucoup. Voici un exemple de progression qui respecte le corps tout en construisant un mental solide :
| Semaine | Température cible | Durée sous l’eau froide | Zone prioritaire |
|---|---|---|---|
| Semaine 1 | 20 °C environ (eau fraîche, pas glaciale) | 20 à 30 secondes en fin de douche | Pieds, mollets, genoux |
| Semaine 2 | 18–19 °C | 1 minute de froid | Jambes complètes, avant-bras |
| Semaine 3 | 16–18 °C | 2 à 3 minutes | Tout le corps sauf tête (ou très bref) |
| Semaine 4+ | 15–16 °C (si bien toléré) | 3 à 5 minutes max | Corps entier, avec respiration contrôlée |
Ce type de protocole permet au système nerveux de s’habituer sans traumatisme. Le ressenti passe petit à petit de “c’est insupportable” à “c’est intense, mais gérable”. C’est exactement ce qui se passe quand un débutant en boxe apprend à encaisser des touches légères, puis des coups plus lourds. La tolérance se construit, la peur recule, la technique prend le dessus.
Pour ceux qui s’entraînent fort (prépa combat, compétition, gros bloc de musculation), la douche froide peut être placée après la séance pour la récupération, ou le matin les jours sans entraînement pour travailler le mental. Certains la combinent avec une routine plus globale : shadow boxing léger, automassage, plan nutrition. L’idée reste la même : structurer un lifestyle boxeur autour de petites habitudes cohérentes, plutôt que de compter sur une motivation irrégulière.
Dans une journée bien remplie, ces 2 ou 3 minutes de froid deviennent un repère. Un moment où on choisit volontairement l’effort au lieu du confort. Un rituel simple, mais qui dit beaucoup sur la personne qui le tient.
Quand prendre sa douche froide : matin, soir, après l’entraînement ?
Le timing de la douche froide change complètement son effet. Comme un exercice placé au début ou à la fin d’un entraînement boxe, ce n’est pas la même fatigue, pas le même impact. Matin, soir, post-séance : chaque créneau a ses avantages. L’important, c’est de l’aligner avec ses objectifs : énergie, récupération, sommeil, ou travail du mental.
Le matin, la douche froide joue le rôle de gong qui sonne. En quelques secondes, le cœur s’accélère, la vigilance grimpe, les muscles se tendent. Le contraste avec le lit est brutal, mais efficace. Pour ceux qui ont tendance à traîner, à scroller une demi-heure avant de se lever, c’est un excellent moyen de casser la mollesse. Une courte exposition au froid, suivie d’un petit-déjeuner propre et, pourquoi pas, de quelques minutes de shadow boxing, pose le ton de la journée.
Le soir, le jeu est différent. Une douche froide courte, juste avant le coucher, aide le corps à faire baisser légèrement sa température interne. Or, les spécialistes du sommeil rappellent que la somnolence naturelle est plus profonde quand la température corporelle est au plus bas. En clair : corps un peu refroidi + endorphines libérées par l’eau froide = endormissement plus rapide. À condition de ne pas partir sur une séance glacée trop agressive qui relancerait un état de stress.
Après l’entraînement, surtout si la séance a été lourde en sparring ou en cardio boxe, la douche froide devient un outil de récupération. L’eau fraîche limite les micro-lésions inflammatoires, calme les douleurs articulaires, aide à faire redescendre le système nerveux après l’excitation du combat. Certains alternent même chaud/froid plusieurs fois pour profiter du “pompage” vasculaire, un peu comme un massage interne express.
Il existe aussi un volet mental dans le choix du moment. Ceux qui ont du mal à se “lancer” le matin gagneront à placer le froid dès le réveil, comme une première victoire. Ceux qui ont du mal à décrocher le soir peuvent utiliser une douche froide douce pour “fermer la journée” après le boulot et l’entraînement, un peu comme on range son sac de sport après la salle.
Choisir son moment selon son objectif
Pour y voir clair, il est utile de lier chaque créneau à un bénéfice précis :
- Objectif énergie / focus : douche froide courte le matin (30 secondes à 2 minutes), plutôt tonique, éventuellement suivie de mouvements légers pour finir de réveiller le corps.
- Objectif récupération musculaire : douche tiède, puis jets froids ciblés sur les muscles sollicités juste après l’entraînement, durée totale 3 à 5 minutes.
- Objectif sommeil : douche tiède avec 30 à 60 secondes d’eau fraîche en fin de douche, 30 à 60 minutes avant le coucher, sans chercher l’exploit.
- Objectif mental de boxeur : créneau fixe quotidien (matin ou soir), avec durée constante ou progressive, utilisée comme rituel de discipline.
On peut très bien mixer selon les périodes. En prépa de combat, par exemple, certains fighters cumulent douche énergisante le matin et douche de récupération après les sessions lourdes. D’autres préfèrent garder le froid pour les jours off, histoire de ne pas ajouter un stress supplémentaire au corps déjà bien tapé. Là encore, l’écoute du corps prime sur la recherche de records inutiles.
Ce qui compte au final, c’est la cohérence avec le reste du mode de vie. Une douche froide ne compensera jamais un sommeil massacré, une alimentation chaotique ou un entraînement boxe mal géré. Mais intégrée dans un ensemble propre, elle devient ce petit plus qui fait une vraie différence, comme un travail spécifique sur la défense ou le jeu de jambes. Le détail qui sépare celui qui stagne de celui qui construit vraiment son niveau.
Précautions, dangers et bonnes pratiques : rester lucide avec le froid
Comme tout outil puissant, la douche froide demande du respect. Le froid n’est pas un jouet, surtout pour ceux qui ont des antécédents de santé. On voit fleurir partout des vidéos de bains glacés maison, de défis avec des glaçons dans des poubelles, des immersions prolongées sans encadrement. C’est spectaculaire, oui. Intelligent ? Pas toujours. Une douche froide bien gérée apporte déjà la majorité des bénéfices, sans jouer à la roulette russe avec son cœur.
Le principal risque concerne le système cardiovasculaire. Le froid intense provoque une forte vasoconstriction et peut déclencher des vasospasmes. Pour une personne avec pathologie cardiaque, tension mal contrôlée ou problème circulatoire sérieux, cette contraction brutale peut être dangereuse. Ces profils ne devraient jamais se lancer dans des douches glacées ou, pire, des bains en eau très froide sans feu vert médical.
Les personnes très sensibles aux varices ou avec troubles veineux marqués doivent aussi y aller prudemment. Certains médecins autorisent les jets froids légers sur les jambes pour soulager la sensation de lourdeur, mais là encore, l’avis pro compte. Pour les femmes enceintes, il n’existe pas de contre-indication systématique pour de courtes douches fraîches sur les jambes, mais un échange avec une sage-femme ou un médecin reste une bonne idée.
Autre point à garder en tête : la différence entre douche froide et immersion prolongée. L’eau froide qui ruisselle quelques minutes sur la peau, ce n’est pas la même histoire qu’un bain glacé avec glaçons, type baignoire “nordique”. Dans le deuxième cas, la surface de contact, la durée et l’intensité du froid changent complètement la charge sur le corps. Ce type de protocole devrait être réservé à des environnements encadrés, sportifs suivis ou centres médicaux spécialisés. Le faire dans son salon, seul, pour “tester son mental”, c’est une mauvaise idée.
Les signaux d’alerte à ne jamais ignorer :
- Vertiges, vision qui se brouille, sensation de “tête qui tourne”.
- Douleur thoracique, oppression dans la poitrine, cœur qui bat de façon anormale.
- Frissons incontrôlables qui continuent longtemps après la douche.
- Engourdissement extrême ou perte de sensibilité prolongée.
Dans ces cas-là, on coupe tout de suite, on se sèche, on se réchauffe progressivement, et on parle à un professionnel si ça se reproduit. Le but n’a jamais été de se prouver qu’on est “plus dur que les autres”, mais de devenir plus fort, plus longtemps. Le vrai fighter pense performance, mais aussi longévité.
Pour ceux qui veulent aller plus loin dans une démarche globale de préparation, de mental et de gestion de l’effort, intégrer la douche froide dans une routine d’entraînement inspirée des meilleurs, comme ceux qu’on croise sur certains championnats de kickboxing, donne du sens à tout ça. On ne fait plus une douche froide pour le “buzz”, mais pour nourrir une discipline, une éthique de travail, une identité de combattant.
En respectant les signaux du corps, en avançant par étapes, en restant lucide, la douche froide devient un allié puissant du quotidien. Un petit rituel rude, oui, mais honnête, qui rappelle chaque jour une vérité simple : le confort ne forge personne. C’est l’inconfort maîtrisé qui fabrique les vrais.
Quelle est la bonne température pour une douche froide efficace mais supportable ?
Pour profiter des bienfaits sans transformer l’expérience en torture, viser une eau entre 15 °C et 20 °C suffit largement. En dessous de 10 °C, l’intensité grimpe vite et le stress sur le système cardiovasculaire augmente, sans forcément apporter plus de bénéfices pour un pratiquant classique. Le plus important est de descendre progressivement, en partant d’une eau tiède et en baissant la température par paliers, le temps que le corps et la respiration s’adaptent.
Combien de temps rester sous une douche froide ?
La plupart des protocoles recommandent un minimum de 2 à 3 minutes pour obtenir des effets intéressants sur la circulation et le mental, sans dépasser 10 minutes. Pour un débutant, commencer par 20 à 30 secondes en fin de douche deux ou trois fois par semaine est déjà largement suffisant. On augmente ensuite progressivement la durée en fonction du ressenti, sans jamais forcer si malaise ou vertiges apparaissent.
Est-ce une bonne idée de prendre une douche froide tous les jours ?
Oui, chez une personne en bonne santé, une douche froide courte quotidiennement est généralement bien tolérée et peut devenir un vrai rituel de discipline. Certains choisissent de le faire tous les matins pour l’énergie, d’autres plutôt après l’entraînement pour la récupération. Ce qui compte, c’est la régularité, la progression et le respect de ses propres limites. En cas de doute ou d’antécédent médical, un avis professionnel reste recommandé.
La douche froide aide-t-elle vraiment à récupérer après la boxe ou la musculation ?
L’eau froide favorise la vasoconstriction, limite l’inflammation et ralentit la conduction nerveuse, ce qui peut réduire la sensation de douleur et de courbature après un effort intense. Beaucoup de sportifs utilisent des alternances chaud/froid sur les muscles sollicités pour favoriser le retour veineux et la récupération. Ce n’est pas un remède miracle, mais combinée à une bonne nutrition, à l’hydratation et au sommeil, la douche froide devient un outil utile de la préparation physique.
Qui doit éviter ou limiter les douches froides ?
Les personnes avec des antécédents cardiaques, une tension instable ou des troubles circulatoires sérieux doivent éviter les expositions intenses au froid sans aval médical. Les douches glacées, les bains avec glaçons ou les immersions prolongées sont particulièrement à risque dans ces cas. Les femmes enceintes peuvent parfois utiliser l’eau fraîche sur les jambes pour soulager la sensation de lourdeur, mais un avis médical est préférable. Dans tous les cas, dès qu’un malaise, une douleur thoracique ou des vertiges apparaissent, il faut interrompre immédiatement et consulter si nécessaire.


