Conor Benn qui claque la porte de Matchroom pour signer un one-shot à huit chiffres avec Zuffa Boxing, ça a fait l’effet d’un crochet du droit dans tout le game. Un seul combat, environ 15 millions de dollars annoncés, et une guerre de déclarations entre Eddie Hearn, Dana White, TKO et le partenaire saoudien Sela en fond de ring. Derrière les titres chocs, il y a surtout un message clair : la boxe change, les cartes du pouvoir bougent, et certains boxeurs commencent à encaisser des chèques dignes des superstars. Pour un mec comme Benn, qui traîne encore une réputation compliquée et un parcours en montagnes russes, ce move ressemble autant à un pari sportif qu’à un mouvement stratégique calculé au millimètre.
Ce salaire de fou ne tombe pas du ciel. Zuffa Boxing, appuyé par TKO (la maison mère de l’UFC) et par les millions de Sela sous la bannière de Turki Alalshikh, veut casser la table, pas juste s’asseoir dessus. L’idée est simple : frapper fort dès le départ avec quelques super-combats par an, façon Canelo vs Crawford, diffusés en exclusivité ou vendus très cher aux diffuseurs, tout en utilisant Benn comme porte d’entrée sur le marché britannique. Résultat : les fans sont en feu, les combattants MMA se demandent pourquoi un boxeur encore en reconstruction touche plus que certains champions UFC, et les débats sur la rémunération explosent en plein milieu des affaires antitrust qui collent à la peau de Zuffa. Tu veux comprendre ce qui se joue vraiment derrière ce chèque à huit chiffres ? Monte sur le ring.
- Contrat choc : Conor Benn signe un deal d’environ 15 millions de dollars avec Zuffa Boxing pour un seul combat catalogué comme super-fight.
- Stratégie Zuffa : TKO et Sela utilisent Benn comme pièce maîtresse pour s’imposer dans la boxe et ouvrir le marché britannique, avec un modèle basé sur quelques méga-événements par an.
- Financement externe : la bourse de Benn serait portée principalement par Sela et Turki Alalshikh, et non par TKO directement, sur le même schéma que Canelo vs Crawford.
- Polémiques salariales : la somme versée à Benn relance les critiques sur la sous-rémunération des combattants UFC, au moment où Zuffa sort de lourds dossiers antitrust.
- Leçon business : ce deal montre comment un boxeur avec du buzz, du risque et de la controverse peut transformer son image en levier financier massif.
Pourquoi Zuffa Boxing a mis 15 millions sur Conor Benn : lecture froide du business
Sur le papier, Benn n’est ni Canelo, ni Fury, ni une légende multi-catégories. Pourtant, il décroche un cachet estimé à 15 millions de dollars pour un seul combat chez Zuffa Boxing. Pour comprendre ça, il faut sortir de la logique “palmarès uniquement” et entrer dans la logique “business pur”. Zuffa ne paye pas juste un boxeur, Zuffa achète un levier. Le nouveau projet veut s’installer dans la boxe anglaise avec du bruit, des polémiques et des affiches qui font parler. Benn coche toutes ces cases : nom connu au Royaume-Uni, style agressif, storytelling chargé, et statut d’agent libre au bon moment.
Au moment de la signature, Benn vient de tourner la page Matchroom et d’Eddie Hearn, après avoir construit l’essentiel de sa carrière sous leur bannière. Ce départ crée un choc médiatique immédiat. Pour Zuffa Boxing, c’est du carburant gratuit. En misant sur lui pour un super-combat prévu en 2026, TKO et Sela savent qu’ils achètent un événement qui fera parler avant même d’annoncer l’adversaire. Et dans un monde où chaque clic, chaque tweet et chaque débat alimente la promotion, ce bruit-là vaut de l’or.
Mark Shapiro, le boss opérationnel de TKO, l’a expliqué sans détour lors de la conférence sur les résultats de l’entreprise. Selon lui, l’affaire a été gonflée par Eddie Hearn, qui aurait joué avec les médias pour faire monter la tension. Derrière les piques, la mécanique est claire : Benn a été choisi comme l’un des visages des “super-combats” que Zuffa et Sela veulent organiser, à côté de monstres comme Canelo ou Crawford. Pas une signature à long terme. Juste un coup de poing précis, placé au bon moment.
Autre point clé : le financement du deal. Shapiro insiste sur un détail qui change tout : la bourse de Benn ne pèse pas directement sur les comptes de TKO. C’est Sela, piloté par Turki Alalshikh, qui aligne les billets pour ce super-combat, comme pour Canelo vs Crawford. En gros, Zuffa met la structure, la marque et la machine de promotion. Le partenaire saoudien met la caisse. Quand tu comprends ça, tu vois que les 15 millions ne sont pas un délire isolé, mais une pièce d’un modèle pensé pour exploser le marché.
Ce salaire sert aussi à envoyer un message au reste du vestiaire mondial. C’est un “regarde ce qu’on est capables de payer si tu viens chez nous au bon moment”. Dans une industrie où beaucoup de boxeurs se plaignent de contrats enfermants, un one-fight deal ultra-payé devient une arme de recrutement massive. Tu es un champion frustré ? Tu as un gros nom et un combat qui peut faire le tour des réseaux ? Zuffa t’explique implicitement : “On peut te payer comme un roi si le spectacle suit.”
Au final, Zuffa n’a pas acheté le passé de Benn. Ils ont mis le paquet sur son potentiel de polarisation : ceux qui l’adorent et ceux qui le détestent vont tous regarder. Et dans le business du combat, c’est souvent ça qui imprime les billets.

Un super-combat, pas une carrière : la logique du one-shot
Le contrat de Benn n’est pas une signature classique sur plusieurs années. Shapiro l’a martelé : un seul combat en 2026. Point. C’est cette limitation qui permet de comprendre pourquoi la somme peut monter aussi haut. Quand tu ne prends pas le boxeur “à vie”, tu concentres la mise sur un événement unique, que tu peux surcharger en promotion, en storytelling et en partenariats médias. C’est la logique d’un gros pari unique, pas d’un plan retraite.
Ce format offre aussi une énorme liberté à Benn. Oui, la loyauté a été questionnée, surtout par certains fans de Matchroom. Mais dans un sport où les carrières peuvent basculer sur un seul coup, la priorité reste simple : assurer l’avenir de sa famille quand l’opportunité apparaît. Benn lui-même a expliqué qu’il ne pouvait pas dire non à cette offre, qu’il la voyait comme un moyen d’ancrer sa sécurité financière. Pour un boxeur, cette lucidité est souvent plus vitale qu’une fidélité abstraite.
Vu côté business, Zuffa sécurise un gros nom pour un événement focal, sans s’enfermer dans une reconstruction de carrière. S’il gagne et que le combat explose les audiences, la porte reste ouverte pour d’autres collaborations. S’il perd ou si le buzz ne tient pas, la maison peut passer au prochain super-fight sans être plombée par un contrat long terme. C’est du calcul froid, mais c’est efficace.
En clair, le deal Benn est un signal : dans la boxe moderne, tu peux décrocher un jackpot sans céder ta carrière entière, si tu as assez de valeur médiatique et sportive. Un rappel brutal que le ring ne pardonne pas, mais que le business, lui, récompense ceux qui savent se placer au bon moment.
Zuffa Boxing, TKO, Sela : la machine financière derrière le salaire de Conor Benn
Pour comprendre pourquoi ce contrat a fait hurler autant de monde, il faut regarder qui tient vraiment la bourse. TKO, maison mère de l’UFC et de Zuffa Boxing, gère la stratégie globale. Zuffa Boxing porte la marque “combat” côté boxe. Et derrière, Sela et Turki Alalshikh fournissent l’artillerie lourde financière pour ces méga-événements. Ce triangle-là explique comment tu peux promettre 15 millions à un boxeur sans que les comptes de TKO explosent.
Lors de la fameuse conférence téléphonique, Shapiro a mis les choses au clair : Zuffa Boxing ne se contente pas d’une série d’événements réguliers sur Paramount+, elle prépare aussi deux à quatre super-combats par an, vendus comme des produits premium. Canelo vs Crawford a servi de prototype. Benn s’inscrit dans cette logique : une tête d’affiche à insérer dans un de ces shows surchargés, avec droits médias vendus très cher, hospitalités VIP, sponsorships ciblés et distribution mondiale.
Dans ce modèle, la bourse de Benn n’est pas une dépense isolée, c’est un budget marketing intégré. Tu payes cher un visage pour générer un événement encore plus rentable. Les combats deviennent des “projets spéciaux” où les diffuseurs, sponsors et partenaires internationaux sont prêts à surpayer pour avoir leur part d’attention mondiale. Au final, les 15 millions pèsent moins lourd qu’il n’y paraît dès lors que le combat est monté comme un bloc global, pas juste une soirée de boxe.
Autre élément clé : la répartition des risques. Shapiro a souligné que Sela, sous la direction de Turki Alalshikh, prend à sa charge la bourse de Benn, comme pour Canelo vs Crawford. Zuffa se concentre donc sur la production, le storytelling et la vente des droits. C’est une façon de limiter l’exposition financière tout en gardant le contrôle du spectacle. Tu te retrouves avec un modèle où le partenaire saoudien assume la partie la plus lourde, en échange d’un produit médiatique mondial taillé pour mettre en avant son image et ses ambitions dans le sport.
Sur le plan du marché, ce montage envoie aussi un message aux autres acteurs : les jours où un promoteur classique pouvait dominer seul sont en train de passer. Entre MBS qui arrose la boxe en Arabie saoudite et Zuffa qui arrive avec TKO et Sela, la concurrence se joue à une autre échelle. Les cachets suivent, forcément. Ce qui était “exceptionnel” il y a dix ans devient la nouvelle norme pour les super-fights.
| Élément | Rôle principal | Impact sur le deal Benn |
|---|---|---|
| TKO | Maison mère, stratégie globale, gestion UFC + Zuffa Boxing | Structure le projet super-combat et négocie les grandes lignes |
| Zuffa Boxing | Marque boxe, production d’événements, image “combat” | Donne le cadre promotionnel et la vitrine médiatique |
| Sela / Turki Alalshikh | Financement des super-combats, soutien saoudien | Prend en charge la bourse estimée à 15M$ de Benn |
| Paramount+ | Diffuseur principal de la série Zuffa Boxing | Plateforme potentielle pour le super-combat de 2026 |
| Conor Benn | Boxeur, tête d’affiche controversée | Attire le public UK et polarise l’attention mondiale |
Ce tableau montre bien que Benn n’est qu’un élément d’un écosystème beaucoup plus grand. Mais sans un visage comme le sien, le projet perd en intensité. Dans ce type de business, il faut un combattant qui incarne le chaos contrôlé. Benn est parfait pour ça.
Super-combats Zuffa : un modèle calqué sur le “tout ou rien”
Le pari de Zuffa et Sela repose sur une idée simple : plutôt que d’organiser vingt galas moyens, mieux vaut construire quelques soirées monstrueuses qui rassemblent toute l’audience. Canelo vs Crawford en a été la démonstration. Les chiffres de pay-per-view, l’attention médiatique et le buzz sur les réseaux ont validé le format. Le contrat de Benn est un chapitre suivant de cette stratégie.
Concrètement, ça veut dire quoi ? Des fight weeks à rallonge, des face-à -face partout, des documentaires, des contenus courts, des collaborations avec des influenceurs, avec en point culminant un soir où la planète combat se range devant l’écran. Si le combat de Benn est programmé dans cette logique, ses 15 millions deviennent un investissement pour nourrir cette machine à spectacle, pas juste une prime généreuse.
C’est aussi là que la boxe moderne se rapproche du modèle UFC sans le copier. Là où l’UFC construit des cartes denses et régulières, Zuffa Boxing veut bâtir des “sommets” ponctuels sur lesquels tout le monde converge. Benn, en tant que pièce de ce puzzle, sert de test grandeur nature : jusqu’où le public suivra-t-il un boxeur controversé si la mise en scène est à la hauteur ?
La réponse à cette question pèsera lourd sur la manière dont seront négociés les prochains salaires de super-fights. Si l’événement cartonne, les 15 millions de Benn deviendront un argument de plus pour les boxeurs ambitieux. Si ça floppe, ça servira de piqûre de rappel : le nom seul ne suffit pas, il faut que le combat lui-même vende du rêve (et de la guerre).
Conor Benn, agent libre, réputation chargée et family first : le profil parfait pour un coup de poker
Ce qui rend ce contrat explosif, ce n’est pas que le montant. C’est le profil de Conor Benn. Fils d’une légende, carrière marquée par des polémiques, arrêt, critiques, retour compliqué, puis départ de Matchroom. Ce n’est pas le parcours lisse du champion “propre” qui coche toutes les cases. Et c’est précisément ça qui intéresse Zuffa Boxing : un combattant qui divise, qui déclenche des réactions, qui n’arrive pas sur scène avec un silence poli mais avec un bruit de fond permanent.
Benn a lui-même expliqué qu’il n’avait pas pu refuser l’offre, qu’il la voyait comme une chance de sécuriser l’avenir de sa famille. Derrière la polémique, il y a ce truc brut qu’on retrouve chez beaucoup de boxeurs : grandir avec la certitude que rien n’est garanti, que ta carrière peut s’éteindre sur une blessure, un test raté, une décision arbitrale. Alors, quand l’opportunité “one fight, life-changing money” se présente, tu réfléchis deux fois… puis tu signes.
Sur le plan du mental, cette situation le place dans une position particulière. Il arrive chez Zuffa avec un chèque déjà massif sur la table, mais aussi avec une pression énorme. Un cachet pareil, ça s’accompagne de regards qui jugent tout : sa préparation, son cardio, sa technique de frappe, son comportement en dehors du ring. Le moindre faux pas deviendra une munition pour ceux qui estiment qu’il “ne mérite pas” cette somme. La seule réponse possible pour un boxeur dans ce cas-là , c’est de transformer ce poids en carburant.
Ce genre de deal peut aussi devenir un moteur de discipline. Quand tu sais que le monde entier attend que tu te plantes, tu as deux options : te cramer dans les excès, ou te verrouiller niveau entraînement boxe, nutrition du fighter, récupération, sparring à haute intensité. Benn est maintenant dans cette seconde option s’il veut que ce contrat soit autre chose qu’un jackpot isolé.
Pour un jeune boxeur qui lit cette histoire, la leçon est simple : ta valeur ne vient pas juste de ton bilan victoires/défaites. Elle vient de ton impact. De ta capacité à remplir une salle, à vendre un combat, à créer un intérêt. Ça ne veut pas dire jouer un rôle ou devenir faux, mais assumer ton histoire, ton style, ton caractère. C’est ce mélange qui a permis à Benn d’arriver à ce chiffre à huit zéros.
Carrière sous Hearn, rupture et nouveau départ
Pendant des années, Benn a avancé sous l’aile de Matchroom et d’Eddie Hearn. Combats construits progressivement, exposition télé, storytelling familial, construction d’une image. La relation semblait solide, presque naturelle. Quand la rupture est tombée, beaucoup ont parlé de trahison. Mais si on regarde ça avec un œil fighter, c’est surtout un choix de trajectoire.
Benn était agent libre au moment où Zuffa cherchait des noms pour habiller ses super-combats. Timing parfait. Hearn, de son côté, a apparemment gardé la dent dure, alimentant la polémique autour du contrat, ce que Shapiro a dénoncé comme une agitation artificielle. C’est le jeu : les promoteurs défendent leur terrain, et chaque départ est vécu comme une perte de territoire.
Pour Zuffa, ce transfert est idéal : prendre un boxeur formé, déjà connu, mais encore en quête de validation suprême. Ils n’ont pas eu à financer sa montée en régime, seulement à payer le prix du moment clé. Pour Benn, c’est une chance de se réinventer : nouveau décor, nouvelle promo, nouvelle pression. L’occasion de montrer qu’il n’est pas juste “l’élève d’Eddie Hearn”, mais un fighter capable d’exister dans un autre système.
C’est souvent ça, la boxe à haut niveau : des choix déchirants, des ponts qu’on brûle, et des paris qu’on assume seul une fois la cloche sonnée.
La bourse de Benn, l’UFC et la colère des fighters : quand les chiffres réveillent tout le vestiaire
Le deal Benn n’a pas touché que le monde de la boxe. Il a déclenché un séisme chez les combattants MMA, en particulier à l’UFC. Voir un boxeur qui n’est pas champion incontesté, qui traîne encore une image brouillée, signer pour environ 15 millions sur un seul combat, pendant que certains champions UFC peinent à s’approcher de ce chiffre sur plusieurs années, ça pique. Et beaucoup ne se sont pas gênés pour le dire.
Parmi eux, un nom ressort souvent : Sean O’Malley, ex-champion UFC, énorme star des réseaux, fanbase massive. Il a exprimé sa frustration en voyant les montants qui circulent autour de Benn. Objectivement, O’Malley génère plus de vues, plus de buzz, plus de ventes que Benn sur la plupart des plateformes. Pourtant, les chiffres annoncés pour leurs bourses respectives montrent un écart brutal. De quoi relancer les critiques sur la politique salariale de l’UFC.
Ce backlash tombe au pire moment pour Zuffa, déjà embourbé dans des affaires antitrust lourdes. Les procès “Le vs Zuffa” et “Johnson vs Zuffa” ont mis en avant les accusations de monopole, de limitation illégale des salaires et de verrouillage du marché du MMA. Un accord à l’amiable à 375 millions de dollars est déjà passé pour une de ces affaires. Dans ce contexte, l’annonce d’un cachet à huit chiffres pour un boxeur extérieur, financé via une structure voisine, a une portée politique autant que sportive.
Les fans, eux, ne sont pas aveugles. Quand ils comparent les bourses, les profils, les risques pris dans la cage ou sur le ring, ils voient une incohérence. Ce qui ressort, c’est un message : la boxe, malgré toutes ses magouilles, reste un endroit où un combattant peut parfois monétiser son nom bien plus fort qu’en MMA, à condition de se retrouver dans le bon combat, au bon moment, avec le bon promoteur.
Antitrust, monopole et nouvelle vitrine boxe
Les affaires antitrust contre Zuffa ont servi de scanner grandeur nature du business MMA. Les plaintes accusaient Zuffa d’avoir verrouillé les options des combattants, limité la concurrence et tiré les salaires vers le bas en maintenant un quasi-monopole. Même si certains volets ont été réglés à l’amiable, la trace reste. Les débats sur le “fighter pay” ne sont plus une petite discussion de fans : c’est un sujet politique et judiciaire.
Dans ce décor, Zuffa Boxing joue un rôle ambigu. D’un côté, c’est une nouvelle vitrine, un moyen pour TKO de montrer qu’il peut aussi surpayer des combattants, qu’il sait faire du “big money”. De l’autre, ces deals renforcent l’idée d’une différence de traitement entre boxeurs et fighters UFC. Le message implicite est : “On peut lâcher 15 millions pour un boxeur sur un soir, mais les gars qui se battent tous les deux ou trois mois dans la cage devront continuer à négocier dur.”
Ce contraste alimente la motivation de certains athlètes MMA à regarder vers la boxe anglaise. On l’a vu avec Francis Ngannou, avec d’autres qui testent le terrain. Ce genre de contrat Benn ne va faire qu’accélérer cette tendance. Quand tu passes ta vie à bosser ton cardio boxe, tes kicks, ton grappling, ta lutte, et que tu vois un boxeur spécialisé empocher en une nuit l’équivalent de plusieurs années de combat pour toi, ça te fait forcément réfléchir à ta trajectoire.
Pour le fan, c’est une piqûre de rappel : dans le sport pro, le talent ne suffit pas. Le contexte économique, la structure de ton organisation et le degré de concurrence entre promoteurs façonnent autant ta fiche de paie que tes skills sur le ring ou dans la cage.
Ce que ce deal change pour les boxeurs, les promoteurs… et pour toi qui t’entraînes
Au-delà du buzz, le contrat de Conor Benn avec Zuffa Boxing donne quelques leçons sérieuses à tous ceux qui suivent ou pratiquent la boxe. D’abord, il montre que le marché récompense la valeur perçue, pas juste le palmarès. Tu peux être meilleur techniquement qu’un autre, mais si tu n’apportes pas de public, de story ou de tension, tu toucheras moins. Ça peut paraître injuste, mais c’est la réalité du sport business en 2026.
Ensuite, ce deal met la lumière sur le rôle du mental de boxeur dans ce genre de situation. Encaisser le regard des autres, les critiques, la jalousie, les doutes publics, c’est un combat à part entière. Benn n’est pas seulement payé pour monter sur le ring, il est aussi payé pour porter cette pression, assumer ses choix, affronter un monde qui lui rappelle sans arrêt qu’il “ne vaut peut-être pas tout ça”. Là , on est au cœur du mindset combat : accepter la haine, rester focus, et laisser le ring décider.
Pour un boxeur débutant ou amateur, il y a aussi des choses à voler à cette histoire. Tu ne vas pas signer à 15 millions demain matin, mais tu peux :
- Travailler ton identité : style de boxe clair, personnalité assumée, façon de parler qui te ressemble.
- Soigner ton lifestyle boxeur : discipline, nutrition sportive solide, récupération sérieuse, pas juste des séances à l’arrache.
- Comprendre le business : savoir ce que vaut un combat, comment se vend un événement, comment fonctionne un contrat.
- Élever ton mental : accepter les sacrifices, les entraînements quand t’as zéro envie, la solitude des débuts.
- Rester libre quand tu peux : éviter de te verrouiller trop tôt dans des deals qui bloquent ta progression.
Le contraste entre ce que touche Benn et ce que touchent beaucoup de pros obscurs rappelle aussi une chose : derrière les paillettes, la majorité des fighters grindent dans l’ombre. Peu auront ce genre de contrat. Mais tous peuvent s’inspirer de cette réalité pour se dire : “Si je veux monter, il va falloir que je travaille autant mon image que mon jab.”
Ă€ retenir pour ton propre grind
Tu n’as peut-être pas Dana White au téléphone, mais tu peux appliquer les mêmes logiques à ton échelle. Tu veux progresser en boxe anglaise ? Mets en place une vraie préparation physique, pas un footing de temps en temps. Tu veux un mental solide ? Accepte de t’entraîner les jours où t’es rincé, quand personne ne regarde. Tu veux être pris au sérieux ? Arrête les excuses et commence à noter tes séances, tes rounds de sparring, ton cardio boxe, ta nutrition.
Le deal Benn rappelle une réalité simple : le monde ne récompense pas les intentions, seulement le taf visible et l’impact réel. Zuffa ne paye pas un gentil garçon, il paye un boxeur qui fait parler de lui et qui peut, sur une soirée, faire grimper les audiences. À ton niveau, c’est pareil : ton coach, ton club, tes potes verront la différence non pas dans ce que tu dis, mais dans ce que tu fais, semaine après semaine.
Monte sur le ring, bosse, encaisse, progresse. Le reste, ce ne sont que des chiffres sur un contrat.
Combien Conor Benn va-t-il gagner pour son combat avec Zuffa Boxing ?
Les estimations convergent vers une bourse d’environ 15 millions de dollars pour un seul combat sous la bannière Zuffa Boxing. Ce montant est associĂ© Ă un super-combat prĂ©vu en 2026, financĂ© majoritairement par le partenaire saoudien Sela sous l’impulsion de Turki Alalshikh.
Ce contrat lie-t-il Conor Benn Ă Zuffa Boxing sur le long terme ?
Non. Mark Shapiro, dirigeant de TKO, a prĂ©cisĂ© que l’accord porte uniquement sur un combat classĂ© comme super-fight. Benn reste donc libre de signer ailleurs par la suite, mĂŞme si de futures collaborations ne sont pas exclues si l’Ă©vĂ©nement est un succès.
Pourquoi la bourse de Conor Benn fait-elle polémique chez les combattants MMA ?
La polĂ©mique vient du contraste entre la bourse annoncĂ©e de Benn et les revenus souvent plus faibles de nombreuses stars de l’UFC. Des fighters comme Sean O’Malley ont exprimĂ© leur frustration en voyant un boxeur encore contestĂ© toucher un cachet Ă huit chiffres alors que la question de la sous-rĂ©munĂ©ration en MMA reste brĂ»lante.
Qui finance réellement le salaire de Conor Benn chez Zuffa Boxing ?
Selon les dĂ©clarations officielles, la rĂ©munĂ©ration de Benn pour ce super-combat n’est pas directement Ă la charge de TKO. Elle est principalement prise en charge par Sela, le partenaire saoudien, dans un modèle dĂ©jĂ utilisĂ© pour le combat Canelo vs Crawford, Zuffa apportant la structure et la promotion.
Qu’est-ce que ce deal change pour les autres boxeurs ?
Ce contrat montre que les boxeurs capables de gĂ©nĂ©rer du buzz et de remplir un super-combat peuvent nĂ©gocier des bourses record, surtout en Ă©tant agents libres au bon moment. Il renforce aussi l’idĂ©e que comprendre le business, soigner son image et construire une vraie base de fans est devenu aussi crucial que le palmarès pur pour accĂ©der aux plus gros cachets.
Source: boxemag.ouest-france.fr


