À Lyon, certains découvrent la boxe thaï en salle climatisée. D’autres la vivent entre deux mondes, les gants d’un côté, les amarres de l’autre. Wassime Bellal fait partie de cette deuxième catégorie. Double champion du monde en junior, plusieurs fois champion de France en muay-thaï et K1, il a grandi à Vaulx-en-Velin avec la rage saine de ceux qui savent que rien n’est offert. À 20 ans, il prépare son premier combat professionnel à Doha tout en travaillant comme matelot sur la Saône, à bord du Navigône. Pas un storytelling monté en studio, mais la vraie vie d’un jeune fighter qui se lève tôt, s’entraîne dur, et garde les pieds dans l’eau comme sur le ring : ancrés, solides.
Ce parcours qui ne dévie pas, c’est d’abord une histoire de discipline. Très tôt, Wassime a compris que le talent ne suffit pas pour tenir douze rounds dans le haut niveau. Sa trajectoire raconte ce que tout vrai mental de boxeur doit intégrer : accepter la douleur, bosser quand les autres ralentissent, dire non aux dérives faciles. Quand beaucoup décrochent à l’adolescence, lui empile les titres : champion du monde junior à 14 ans, puis encore, et encore, jusqu’à décrocher l’attention de l’équipe de France de muay-thaï. Pendant que certains scrollent TikTok, il enchaîne sac de frappe, sparring, footing au bord du Rhône et quarts de nuit sur le bateau. Ce texte plonge dans ce mélange unique de boxe, travail, mental et lifestyle de combattant, avec un objectif clair : te montrer qu’un destin, ça se construit coup après coup.
- Un double champion du monde de boxe thaï qui a commencé à briller dès 14 ans et n’a jamais lâché le grind.
- Un premier combat professionnel à Doha comme porte d’entrée vers la scène internationale du muay-thaï.
- Un job de matelot sur la Saône qui renforce sa discipline, son cardio et son sens des responsabilités.
- Un mental forgé entre Vaulx-en-Velin et les rings lyonnais, loin des clichés de star éclair.
- Un lifestyle de boxeur moderne : entraînement précis, nutrition cadrée, récupération intelligente et vision long terme.
Boxe thaï et premiers titres : comment Wassime Bellal est devenu un phénomène des rings
Dans beaucoup de villes, les ados tuent le temps en traînant. À Vaulx-en-Velin, certains choisissent une autre route : celle de la salle, de la sueur et des gants qui claquent. Wassime Bellal fait partie de ces gamins qui ont préféré le bruit du chrono de round au bruit des notifications. Très jeune, il pousse la porte d’un club de boxe thaï, attire vite les regards par son sérieux et sa façon de rester concentré, même quand le sac revient plus fort que prévu. À 14 ans, alors que d’autres découvrent juste le sport, il monte sur un ring international et arrache un titre mondial junior, fait rarissime à cet âge dans le muay-thaï.
Ce premier sacre n’est pas un accident. Derrière, il y a des années d’entraînement boxe structuré, des dizaines de rounds de sparring face à des adversaires plus grands, des coaches qui ne lâchent pas un centimètre sur la technique de frappe ou la garde. On parle ici de boxe thaï complète : poings, pieds, genoux, coudes, clinch. Pendant que d’autres aiment juste “faire un peu de sac”, lui enchaîne les ateliers spécifiques : travail au pao pour la puissance, shadow boxing pour le timing, drills de déplacements pour garder l’équilibre même après une combinaison lourde.
Ce qui frappe chez Wassime, c’est sa capacité à rester lucide sous pression. Sur le ring, il applique un mindset sportif simple : observer, analyser, punir. Il ne se contente pas de frapper plus fort ; il frappe mieux. Un jab pour mesurer, un low kick au bon moment pour ralentir les appuis, un middle en contre pour casser le rythme. Ce style intelligent lui permet de décrocher plusieurs titres de champion de France et d’empiler les ceintures comme d’autres accumulent des like. Résultat : les sélectionneurs de l’équipe de France de muay-thaï le repèrent, et le gamin de Vaulx-en-Velin se retrouve à représenter le pays sur des compétitions internationales.
Pour tenir ce niveau, le mental de boxeur est central. À l’adolescence, difficile de dire non aux soirées, aux sorties interminables, à tout ce qui te promet un plaisir immédiat. Lui choisit autre chose : dodo tôt, réveil musclé, footing, cours, entraînement du soir. Il goûte rapidement à la réalité des régimes de combattant : gérer le poids, surveiller la nutrition du fighter, couper les sucres inutiles, boire de l’eau plutôt que des sodas. Pas glamour, mais efficace. Chaque gala lui rappelle pourquoi il fait tout ça : quand l’arbitre lève son bras, toutes les frustrations se transforment en certitude.
Ces années de formation construisent un socle solide. Techniques de boxe thaï, vision tactique, endurance, expérience en compétition : tout est en place pour qu’il puisse passer un jour chez les professionnels. Ce n’est pas une marche, c’est une montée d’escalier complète. Ce qui fait la différence, ce n’est pas le talent brut, mais la capacité à se pointer à la salle les jours où la motivation sport est au plus bas. Et de ce côté-là , Wassime coche toutes les cases : assiduité, respect du coach, envie d’apprendre. La base de tout vrai fighter.
Si tu cherches un exemple concret de ce que peut donner un engagement total dans la boxe anglaise ou thaï chez un jeune, son parcours est une leçon. Pas besoin d’être né avec une médaille autour du cou. Il prouve qu’avec un cadre, une équipe et une discipline quotidienne, un gamin de quartier peut grimper jusqu’aux ceintures mondiales. C’est cette même énergie qui va l’emmener vers son premier combat pro, nouvelle étape d’un chemin qui avance sans dévier.

De Vaulx-en-Velin Ă Doha : un premier combat pro qui change la donne
Quand tu passes du monde amateur au monde pro, tout change : les enjeux, l’intensité, la lumière. Wassime Bellal a validé ce passage symbolique en programmant son premier combat professionnel à Doha, au Qatar, un 12 février qui marque une bascule dans sa carrière. Après des années à massacrer les chronos au sac et à accumuler les ceintures amateurs, il entre dans la cour où chaque erreur se paye cash et où le public ne vient pas juste voir des jeunes prometteurs, mais des guerriers accomplis.
Ce type de rendez-vous ne se prépare pas comme un simple gala de quartier. Le planning d’entraînement boxe se resserre, les séances deviennent chirurgicales. Au team Lions Thaï à Lyon, son équipe met en place un camp spécifique : travail de la puissance en début de cycle, puis accent sur le cardio boxe, enfin gros bloc tactique avec simulation de combat. Sacs lourds, paos, gants, sparring avec des styles variés pour anticiper toutes les réactions possibles de son futur adversaire. Rien n’est laissé au hasard, surtout pas la gestion du poids, qui devient une petite guerre quotidienne.
Pour tenir ce rythme, la préparation physique sort du cadre uniquement ring. Muscu ciblée, renforcement du gainage, travail de mobilité des hanches pour garder des jambes explosives. On n’est plus sur “faire un peu de sport”, mais sur une logique de performance : tout ce qui ralentit est éliminé. Nutrition sportive optimisée, sommeil surveillé, hydratation millimétrée. Dans chaque journée, les heures sont comptées : entraînement, repos, repas, visualisation mentale. La vie sociale se réduit, mais la vision s’élargit : Doha n’est pas une destination touristique, c’est un test de légitimité.
Ce premier combat pro à l’étranger envoie aussi un message à la scène : le jeune Vaudais n’a pas peur de quitter sa zone de confort. Il quitte la France, son public local, ses repères, pour aller combattre dans une ambiance nouvelle. Lumières différentes, chaleur, public international, arbitres qu’il ne connaît pas. C’est là que le mindset combat entre en jeu. Monter sur le ring en se répétant que chaque coup compte, que chaque round doit être arraché, que rien n’est acquis même avec un gros palmarès en amateur.
Pour un boxeur débutant qui lit cette histoire, il y a une vraie leçon : le statut pro, ça ne tombe pas du ciel. C’est la conséquence de toutes les années à serrer les dents dans l’ombre. Tu veux vivre ce genre de soirée un jour ? Commence par respecter ton sac, ton shadow, ton footing du matin. Entre les highlights sur Instagram et la réalité des vestiaires avant un combat à Doha, il y a des milliers d’heures de grind silencieux. Wassime illustre parfaitement cette réalité : le glamour de la boxe n’existe que parce qu’il y a eu énormément de travail invisible.
Ce combat à Doha, c’est aussi un tremplin potentiel pour la suite : autres galas internationaux, organisations plus médiatisées, pourquoi pas des ceintures majeures en K1 ou muay-thaï à moyen terme. Mais ce qui compte surtout, c’est la manière : se présenter affûté, discipliné, respectueux du sport. La performance ne se juge pas seulement au résultat brut, mais à l’attitude. Et de ce côté, le jeune champion reste fidèle à ce qui l’a amené ici : rigueur, humilité, détermination. C’est cette même attitude qu’il transporte sur un autre terrain, bien plus calme en apparence : la Saône.
Pour mesurer la progression d’un fighter comme lui, regarder quelques combats disponibles en vidéo aide à visualiser la vitesse, le timing et la précision qu’exige ce niveau.
Matelot sur la SaĂ´ne : quand la rigueur du bateau renforce le mental de boxeur
Pendant que certains imaginent que les champions passent leurs journées à se filmer pour les réseaux, Wassime Bellal passe aussi les siennes sur l’eau, en tant que matelot sur le Navigône, un bateau qui sillonne la Saône lyonnaise. Entre deux sessions d’entraînement, il enchaîne les manœuvres, aide les passagers, gère les amarres, surveille la sécurité. Ce n’est pas un job “bling-bling”, c’est un vrai boulot, concret, avec des horaires, des responsabilités, des imprévus. Et cette double vie façonne un lifestyle boxeur très différent de l’image cliché du champion déconnecté du réel.
Sur un bateau, tu n’as pas droit à l’erreur. Une mauvaise manœuvre, un oubli de consigne, et tout le monde le paie. Cette exigence colle parfaitement au mental de boxeur : vigilance constante, capacité à réagir vite, rester calme sous tension. La navigation apprend la patience, l’observation. Sur la Saône, l’eau peut être paisible ou capricieuse. Comme un adversaire : tranquille en apparence, dangereux au moindre relâchement. Cette ambiance oblige à garder le focus, même sans gants.
Physiquement, ce travail complète sa préparation. Monter, descendre, tirer, porter, rester debout de longues heures, encaisser la fatigue silencieuse de la journée avant d’aller s’user encore en salle : c’est une vraie école de discipline. Beaucoup cherchent des excuses pour ne pas aller s’entraîner après une journée “dure”. Lui, après plusieurs heures sur le Navigône, file au gym se mettre encore plus dans le rouge. C’est là que tu reconnais les vrais : pas ceux qui s’entraînent quand tout va bien, mais ceux qui s’entraînent malgré tout.
Sur le plan mental, la Saône lui offre aussi un équilibre. Loin du bruit des rings et des projecteurs, le bateau impose un autre tempo. Le paysage lyonnais, les ponts, la lumière qui se reflète sur l’eau, les passagers qui vivent leur journée sans savoir qu’ils ont à bord un champion du monde de boxe thaï. Ce contraste aide à garder la tête froide. Ne pas se prendre pour une star, rester un travailleur parmi d’autres. La boxe donne l’adrénaline, le bateau lui donne l’ancrage.
Pour un jeune qui veut se lancer dans la boxe, cet exemple est précieux. Tu peux combiner boulot et entraînement, à condition d’accepter le prix : moins de temps mort, plus de responsabilités, zéro place pour la flemme. Tu ne veux pas juste “faire un sport”, tu veux construire un mental qui tient partout : au taf, sur le ring, dans la vie. Wassime montre que ce mélange est possible. Il montre aussi que la réussite ne signifie pas couper les ponts avec la réalité. Au contraire, plus le niveau monte, plus l’ancrage compte.
Au final, cette expérience de matelot n’est pas un simple “job alimentaire”. C’est un prolongement de sa formation de combattant. Gérer un bateau, c’est comme gérer un combat : lecture de la situation, anticipation, réactivité, respect des règles. Cette cohérence entre son travail sur l’eau et sa carrière sur le ring renforce un point clé : un parcours qui ne dévie pas, c’est un parcours construit sur la même ligne directrice, quel que soit le décor.
Les reportages qui lui sont consacrés montrent bien cette dualité : gants serrés dans les vestiaires, puis gilet de matelot et corde en main sur le pont du Navigône.
Entraînement, nutrition et récupération : la machine Bellal vue de l’intérieur
Derrière un corps de 80 kilos découpé, il n’y a pas de magie, juste une somme de choix répétés. Pour rester performant sur le ring et assurer au boulot, Wassime Bellal doit gérer trois piliers : entraînement, alimentation, récupération. Là encore, son exemple parle à tous ceux qui veulent un lifestyle boxeur cohérent, pas juste quelques séances éparses quand la motivation monte.
Son entraînement boxe se construit autour de blocs bien définis : technique, cardio, puissance, sparring. Travail de la garde, du jeu de jambes, des enchaînements poings-pieds en boxe thaï, mais aussi drills inspirés de la boxe anglaise pour affiner les esquives, les contres courts, la précision des crochets. Le cardio boxe est omniprésent : fractionné, corde à sauter, footing long le matin au bord du Rhône ou de la Saône, parfois juste après un shift sur le bateau. Il ne laisse pas la forme au hasard, car il sait que le quatrième round se gagne souvent sur ce que tu as fait loin des regards.
Côté assiette, la nutrition du fighter suit quelques principes simples mais stricts. Protéines pour reconstruire (viande maigre, poisson, œufs, légumineuses), glucides de qualité pour le carburant (riz, pâtes complètes, patate douce), bonnes graisses pour le système hormonal et la santé générale (huile d’olive, oléagineux). Sucreries, junk food et sodas restent des exceptions. L’objectif : garder un poids de corps stable, éviter les prises de masse inutiles et surtout, arriver proche de la catégorie visée sans devoir couper dix kilos en panique avant la pesée. La discipline se joue aussi dans le frigo.
La récupération est souvent négligée par les boxeurs débutants, mais à ce niveau, impossible de la zapper. Sommeil régulier, hydratation, étirements, parfois soins kiné quand la charge monte trop. Entre les shifts sur le Navigône, les entraînements et les déplacements pour les compétitions, il doit apprendre à écouter son corps sans tomber dans l’excuse. Un coup de fatigue n’est pas forcément une raison pour arrêter, mais un signal pour ajuster : réduire un peu l’intensité, mieux dormir, mieux manger.
Pour t’aider à visualiser, voici un exemple de structure type d’une journée chargée, inspirée de cette organisation de fighter :
| Moment de la journée | Activité principale | Objectif pour le boxeur |
|---|---|---|
| 6h30 – 7h30 | Footing ou corde Ă sauter | Cardio boxe, rĂ©veil du corps, mental disciplinĂ© |
| 8h00 – 12h00 | Travail sur le NavigĂ´ne | ResponsabilitĂ©, effort physique modĂ©rĂ©, stabilitĂ© financière |
| 12h00 – 13h00 | Repas structurĂ© | Nutrition sportive, gestion du poids |
| 13h30 – 17h00 | Travail ou repos selon planning | RĂ©cupĂ©ration active, gestion de la fatigue |
| 18h00 – 20h00 | EntraĂ®nement boxe (technique + sparring) | Progression technique, durcissement mental |
| 22h00 | Coucher | Sommeil, reconstruction musculaire et nerveuse |
Tu le vois : ce rythme laisse peu de place au hasard. Pas besoin de copier à la lettre, mais l’idée est claire : si tu veux monter ton niveau, ton emploi du temps doit refléter tes ambitions. La motivation sport n’est pas un sentiment magique qui tombe du ciel ; c’est le résultat de petites victoires quotidiennes. Tu te lèves, tu fais ce qui est prévu, et c’est ça qui nourrit ta confiance. Le corps suit le plan, le mental aussi.
Finalement, la “machine Bellal” n’a rien d’inhumain. C’est la version aboutie de ce que peut donner une vie cadrée autour d’un objectif clair : devenir un fighter complet sans sacrifier le reste. Chaque repas, chaque séance, chaque nuit de sommeil est un vote pour le boxeur qu’il veut être dans six mois. À toi de voir pour qui tu votes chaque jour.
Leçon de grind : ce que le parcours de Wassime Bellal peut t’apprendre, à toi qui veux monter sur le ring
Regarder l’histoire de Wassime Bellal, c’est bien. En tirer quelque chose pour ta propre vie, c’est mieux. Que tu sois boxeur débutant, entrepreneur, étudiant ou juste quelqu’un qui veut arrêter de se raconter des excuses, son parcours balance quelques vérités qui piquent, mais qui font avancer. Pas besoin d’être double champion du monde pour les appliquer.
D’abord, il y a la discipline. Pas celle qu’on poste en citation motivante, celle qui te fait dire oui à l’entraînement quand tu viens déjà de finir une journée longue. Wassime montre qu’on peut cumuler un boulot physique et une carrière de haut niveau sans explose de plainte. Ce n’est pas confortable, c’est clair. Mais si tu attends le moment parfait pour commencer, tu ne commenceras jamais. Mets les gants, même fatigué. C’est là que tu creuses l’écart.
Ensuite, il y a le rapport au temps. Son histoire rappelle que les gros titres (champion du monde, premier combat pro à Doha) ne sont que la face visible de milliers de moments invisibles : entraînements ratés, jours de doute, blessures gérées, régimes difficiles. Tu veux un mental de boxeur ? Apprends à aimer le processus, pas que le résultat. Accepte les rounds où tu prends plus de coups que tu n’en donnes, les séances où tu te sens lourd. Tant que tu continues à avancer, tu restes dangereux.
Pour te donner des repères concrets, voici quelques principes directement inspirés de ce type de parcours :
- Frappe un peu chaque jour : même une courte séance de shadow boxing ou de corde compte si tu la fais avec intention.
- Structure ta semaine : pose noir sur blanc tes créneaux boxe, taf, repos, et respecte-les comme un contrat.
- Entoure-toi d’une vraie équipe : coach, partenaires de sparring, proches qui comprennent ton projet.
- Reste humble, mais affamé : sois fier de tes progrès sans jamais te croire arrivé.
- Utilise chaque difficulté comme un round d’apprentissage : blessure, échec, fatigue… tout peut renforcer ton mindset sportif si tu refuses de lâcher.
Ce qui ressort surtout, c’est cette idée simple : tu n’as pas besoin d’être un “génie” pour adopter un mindset combat. Tu as juste besoin d’être honnête avec toi-même. Soit tu veux vraiment progresser, soit tu veux juste en parler. Le jeune matelot-champion ne passe pas son temps à expliquer ses rêves ; il les incarne dans son quotidien. Levé tôt, taf, entraînement, récupération, encore et encore.
La boxe reste une école de vie unique parce qu’elle ne ment jamais. Sur le ring, ton discours ne compte plus, seuls tes actes pèsent. Si le parcours de Wassime Bellal doit t’apporter une seule chose, c’est ce rappel : peu importe d’où tu pars, peu importe si ton “ring” à toi c’est une salle de boxe, un bureau ou un projet perso, la règle reste la même. Bosse. Encaisse. Progresse. Relève-toi. La Saône, Doha, Vaulx-en-Velin : les décors changent, mais la mentalité du fighter reste la même.
Quel est le palmarès principal de Wassime Bellal en boxe thaï ?
Wassime Bellal s’est fait connaître très tôt en remportant un titre de champion du monde junior de boxe thaï à seulement 14 ans, performance historique pour son âge. Il a ensuite confirmé avec un second titre mondial en junior, plusieurs couronnes nationales en France en muay-thaï et en K1, et des sélections en équipe de France. À 20 ans, il prépare ses premiers combats professionnels, notamment à Doha, après avoir dominé la scène amateur.
Comment Wassime Bellal concilie son travail de matelot sur la Saône et sa carrière de boxeur ?
Il organise ses journées autour de deux axes : son poste de matelot sur le Navigône, bateau qui navigue sur la Saône lyonnaise, et ses entraînements intensifs de boxe thaï. Le travail sur le bateau renforce sa discipline, son sens des responsabilités et son conditionnement physique, tandis que les créneaux d’entraînement sont planifiés tôt le matin ou en fin de journée. Cette double vie demande beaucoup de rigueur, mais elle lui permet de rester ancré dans la réalité tout en poursuivant une carrière de haut niveau.
En quoi le mode de vie de Wassime Bellal peut inspirer un boxeur débutant ?
Son parcours montre qu’on peut progresser fort en boxe sans conditions parfaites. Il cumule job, entraînements, déplacements et régimes tout en continuant à performer. Pour un débutant, l’inspiration est claire : mettre en place une routine régulière, accepter les sacrifices (soirées, confort), et se fixer des objectifs concrets. Sa façon de respecter le travail, de rester humble malgré les titres et de continuer à bosser dur même après des succès est un modèle de mindset sportif.
Quel type d’entraînement suit-il pour préparer ses combats professionnels ?
Pour ses combats pros, Wassime s’appuie sur une préparation complète : séances techniques de muay-thaï (poings, pieds, genoux, coudes, clinch), travail de boxe anglaise pour affiner les esquives et les contres, sparring régulier, cardio haute intensité et renforcement musculaire ciblé. Sa nutrition est cadrée pour rester dans sa catégorie de poids, et il accorde une vraie importance au sommeil et à la récupération afin d’enchaîner travail sur le bateau et entraînements lourds sans s’épuiser.
Peut-on avoir un emploi à temps partiel et progresser sérieusement en boxe ?
Oui, à condition d’accepter un rythme exigeant et bien structuré. L’exemple de Wassime Bellal montre qu’un job comme matelot sur la Saône peut coexister avec une carrière de haut niveau si les priorités sont claires. Cela implique de planifier ses séances, de limiter les distractions, de soigner sa nutrition et son sommeil, et de considérer chaque entraînement comme non négociable. Ce n’est pas facile, mais c’est réalisable pour ceux qui traitent la boxe comme une vraie priorité et pas comme un simple hobby.
Source: www.leprogres.fr


