Boxing Day, Narbonne Arena pleine, Centurions en quĂȘte de rachat : tout est rĂ©uni pour un match qui sent la poudre. Dâun cĂŽtĂ©, une Ă©quipe narbonnaise qui vient dâenchaĂźner les dĂ©faites et qui sait quâune nouvelle contre-performance ferait mal au classement comme au moral. De lâautre, Chaumont, club habituĂ© Ă jouer les premiers rĂŽles en SpikeLigue, mais engluĂ© dans une saison compliquĂ©e. RĂ©sultat : deux Ă©quipes piquĂ©es dans leur orgueil, prĂȘtes Ă se rentrer dedans pour repartir de lâavant. Câest dans ce genre de soirĂ©e que se voit la diffĂ©rence entre ceux qui subissent la pression et ceux qui savent la transformer en carburant.
Sur le terrain, les Centurions peuvent enfin compter sur un effectif quasi complet, avec le retour de deux piĂšces maĂźtresses en attaque. Le contexte est lourd : cinq jours aprĂšs NoĂ«l, la veille du rĂ©veillon, un public qui veut vibrer, un Boxing Day qui attire les regards, et un calendrier qui nâa pas fait de cadeaux avec une sĂ©rie de dĂ©placements usants avant cette sĂ©quence de matchs Ă lâArena. Autrement dit, pas le temps de digĂ©rer la dinde : câest grind, tout de suite. Pour les amoureux de sport, de boxe ou de volley, ce rendez-vous coche toutes les cases du combat mental.
En bref :
- Les Centurions Narbonne restent sur une série de défaites, mais visent une victoire clé lors du Boxing Day à la Narbonne Arena.
- Chaumont, habituellement dans le haut de tableau, vit une saison fragile et arrive avec un bilan décevant, loin de ses standards.
- Retour de joueurs majeurs cĂŽtĂ© Narbonne, avec la rĂ©intĂ©gration du pointu Michael CzerwiĆski et du rĂ©ceptionneur-attaquant Willner Rivas.
- Pression maximale : match programmé le 30 décembre, aprÚs une série de déplacements et juste avant un nouveau choc à domicile.
- Angle mental et fighter : entre fatigue, pression et contexte de fĂȘte, ce Boxing Day ressemble Ă un vrai test de mental de boxeur pour les deux camps.
Volley-ball SpikeLigue : Narbonne Centurions Boxing Day, un match qui ressemble Ă un combat
Un Boxing Day, mĂȘme au volley, câest jamais un simple match de calendrier. Câest un rendez-vous symbolique, un moment oĂč tu joues alors que la plupart des gens sont encore en mode fĂȘtes. Pour les Centurions Narbonne, ce Boxing Day ressemble Ă un combat oĂč le ring, câest la Narbonne Arena, et chaque point jouĂ© est un Ă©change Ă lâintĂ©rieur des cordes. Les dĂ©faites rĂ©centes ont laissĂ© des bleus, surtout ce tie-break perdu Ă domicile face Ă Saint-Nazaire aprĂšs un scĂ©nario Ă©touffant. Quand tu mĂšnes, que tu reviens, que tu te bats et que tu perds 18-20 au cinquiĂšme set, ça marque les tĂȘtes autant que les jambes.
Le contexte du classement met encore plus de charge sur les Ă©paules narbonnaises. Avec 4 victoires pour 8 dĂ©faites et une dixiĂšme place, les Centurions sont dans une zone grise : trop loin du top, trop proches dâun bas de tableau qui peut vite aspirer les Ă©quipes en perte de confiance. En face, Chaumont pointe Ă la douziĂšme place avec seulement trois succĂšs, loin de ses annĂ©es de finales Ă rĂ©pĂ©tition. RĂ©sultat : deux formations qui savent quâun succĂšs peut relancer une dynamique, et quâun revers de plus peut installer une spirale bien plus compliquĂ©e Ă briser.
Ce qui rend ce Boxing Day particuliĂšrement piĂ©geux, câest le mĂ©lange entre ambiance festive et pression sportive. Beaucoup de joueurs, dans tous les sports, le disent : jouer pile entre NoĂ«l et le Nouvel An, câest spĂ©cial. Tu dois couper un peu pour respirer, mais pas trop pour ne pas perdre le rythme. Tu dois voir ta famille, souffler, mais garder le couteau entre les dents. Câest exactement ce que rĂ©sumait le jeune passeur remplaçant Alexandre Lamiable en expliquant quâun 30 dĂ©cembre, pour le groupe, devait ĂȘtre traitĂ© comme nâimporte quelle autre date, tout en acceptant ce besoin dâĂ©quilibre.
Dans une salle de boxe, le jour fĂ©riĂ© ne change rien : le sac tâattend, le ring aussi. Le Boxing Day des Centurions, câest la mĂȘme mentalitĂ©. EnchaĂźner aprĂšs des dĂ©faites, rejouer Ă la maison, gĂ©rer les attentes du public, encaisser la frustration rĂ©cente : tout ça forge un mental de boxeur. Le danger, câest de monter sur le terrain avec la peur de perdre plutĂŽt quâavec lâenvie de frapper en premier. Le dĂ©fi, câest de transformer la colĂšre des derniĂšres semaines en Ă©nergie pour attaquer fort dâentrĂ©e, comme un combattant qui dĂ©cide de prendre le centre du ring et dâimposer le tempo.
Ce match ressemble donc Ă un test grandeur nature de mindset sportif. Les Narbonnais ont bossĂ© leurs automatismes avec leur passeur titulaire, ils rĂ©cupĂšrent des cadres, ils jouent Ă domicile. Sur le papier, ils ont les armes. Mais comme dans un combat de boxe anglaise, le papier ne protĂšge pas des coups. Ce qui fera la diffĂ©rence, câest la capacitĂ© Ă rester lucide point aprĂšs point, surtout dans les moments oĂč la pression remonte. Un Boxing Day, ça se gagne au mental autant quâau talent.

Centurions Narbonne : une série de défaites à transformer en carburant
La vĂ©ritĂ©, câest que Narbonne nâarrive pas en conquĂ©rant tranquille sur ce Boxing Day. Le club reste sur une pente glissante : quatre dĂ©faites de suite aprĂšs une belle victoire 3-1 Ă domicile contre Poitiers. Et ce ne sont pas que des revers secs. Il y a des tie-break, des sets accrochĂ©s, des occasions manquĂ©es. Comme en boxe quand tu perds aux points aprĂšs avoir Ă©tĂ© dans le match tout du long : ça fait mal, parce que tu sais que tu nâĂ©tais pas larguĂ©, mais tu nâas pas su finir le travail au moment clĂ©.
Le dĂ©placement au Plessis-Robinson a donnĂ© le ton de cette mauvaise sĂ©rie. Narbonne mĂšne, recolle, se bat, mais finit par sâincliner 3-2 dans un tie-break Ă©touffant (19-17 au cinquiĂšme set aprĂšs un marathon avec un premier set Ă 34-32). Câest typiquement le genre de match qui pompe de lâĂ©nergie mentale. Tu te dis que tu pouvais repartir avec deux points, tu reviens avec un seul. DerriĂšre, la dĂ©faite Ă Tourcoing 3-1, avec un troisiĂšme set arrachĂ© mais un quatriĂšme perdu 29-27, confirme le scĂ©nario : les Centurions sont dans les matchs, mais manquent de tranchant dans le money-time.
Cannes ajoute une couche : encore une dĂ©faite 3-1 malgrĂ© un premier set gagnĂ© 22-25. LâĂ©quipe dĂ©marre bien, puis se fait retourner. Et enfin, la claque la plus dure Ă digĂ©rer : la chute Ă la maison contre Saint-Nazaire. Tie-break, score serrĂ©, un quatriĂšme set gagnĂ© par Narbonne, puis une derniĂšre manche perdue 18-20. Ce genre de soirĂ©e laisse des traces. Le public est lĂ , la salle pousse, tu as des balles de match Ă convertir, et ça bascule de lâautre cĂŽtĂ©. Dans une salle de boxe, ce serait le KO tardif, celui que tu prends aprĂšs avoir menĂ© aux points.
Pourtant, cette sĂ©rie raconte aussi une chose positive : Narbonne ne sâeffondre pas, lâĂ©quipe reste accrocheuse. Mais accrocheuse ne suffit pas. Ă un moment, il faut apprendre Ă âfermerâ un match comme on ferme un round, en gardant la tĂȘte froide. Câest lĂ quâentrent en jeu les notions de discipline et de motivation sport. Tu peux ĂȘtre fatiguĂ©, frustrĂ©, touchĂ© dans ton ego, mais tu dois maintenir ton niveau de concentration sur les points dĂ©cisifs. Comme un boxeur qui connaĂźt lâimportance des 30 derniĂšres secondes de chaque reprise.
Le coach, Lorenzo Tubertini, pointe une raison claire Ă cette mauvaise sĂ©rie : les pĂ©pins physiques de deux joueurs majeurs, le pointu Michael CzerwiĆski (hanche) et le rĂ©ceptionneur-attaquant Willner Rivas (genou). Quand ton bras fort est diminuĂ© et que ta rĂ©ception perd en sĂ©curitĂ©, toute la structure de ton jeu se dĂ©rĂšgle. En boxe, câest comme monter sur le ring avec une Ă©paule douloureuse ou un appui incertain : tu peux combattre, mais tu ne peux pas envoyer tes meilleurs coups comme dâhabitude.
Le point clĂ©, maintenant, câest de transformer cette pĂ©riode compliquĂ©e en carburant mental. PlutĂŽt que de se voir comme une Ă©quipe âen criseâ, les Centurions ont tout intĂ©rĂȘt Ă aborder le Boxing Day comme une occasion de montrer quâils savent encaisser, corriger, repartir. Tu veux progresser ? Tu acceptes ce genre de passage Ă vide, tu arrĂȘtes de te trouver des excuses, tu reviens Ă la base : rigueur, communication, agressivitĂ© sur chaque balle. Une sĂ©rie de dĂ©faites ne te dĂ©finit pas, câest la rĂ©action qui fait lâidentitĂ© dâun collectif.
Ce match contre Chaumont doit donc ĂȘtre plus quâun simple rendez-vous au calendrier : câest une ligne de fracture possible, entre une saison qui se traĂźne et une saison qui redĂ©marre. Comme dans un combat serrĂ©, il y a toujours un round qui tourne tout. Narbonne a lâoccasion dâen faire ce Boxing Day-lĂ .
Ces images de matchs oĂč les Ă©quipes reviennent de loin rappellent que la bascule mentale existe vraiment, et que les Centurions peuvent sâen inspirer.
Un effectif narbonnais au complet : CzerwiĆski, Rivas, Viiber et la connexion Ă reconstruire
Si la sĂ©rie nĂ©gative a frappĂ© le moral, elle a aussi Ă©tĂ© alimentĂ©e par un facteur simple : les blessures. Quand tu perds successivement ton pointu et ton rĂ©ceptionneur-attaquant titulaire, ton jeu change de visage. Les absences de Michael CzerwiĆski et Willner Rivas ont obligĂ© Narbonne Ă bricoler, Ă sâadapter, Ă faire avec moins dâarmes offensives. En entraĂźnement boxe, câest comme tâentraĂźner sans ton bras arriĂšre : tu peux bosser, mais ton arsenal est amputĂ©.
La bonne nouvelle, câest que ces deux joueurs ont rĂ©intĂ©grĂ© le groupe. Ils Ă©taient dĂ©jĂ prĂ©sents lors du match contre Saint-Nazaire, mĂȘme sâils nâĂ©taient pas encore Ă 100 %. Retrouver ses sensations, retrouver sa dĂ©tente, ses appuis, ses repĂšres dans lâair, ça ne revient pas en claquant des doigts. Un genou, une hanche, ça se teste en situation rĂ©elle. Le staff le sait, les joueurs aussi. Lâobjectif de la semaine avant le Boxing Day a donc Ă©tĂ© clair : retravailler les automatisme avec le passeur titulaire, Robert Viiber, pour redonner du tranchant Ă lâattaque narbonnaise.
Dans un collectif, la connexion passeurâattaquants, câest lâĂ©quivalent en boxe de la synchronisation entre tes appuis et tes coups. Si les pieds et les mains ne parlent pas le mĂȘme langage, tu frappes dans le vide, tu perds en puissance et en prĂ©cision. Pour Narbonne, retrouver cette fluiditĂ© dans le timing des combinaisons offensives est essentiel. Services appuyĂ©s, relances propres, passes rapides au centre, diagonales puissantes Ă lâaile : tout ça repose sur la confiance mutuelle entre le passeur et ses finisseurs.
Dâailleurs, la situation sanitaire nâa pas non plus Ă©tĂ© un long fleuve tranquille. Quelques joueurs ont dĂ» composer avec des soucis gastriques dans les jours prĂ©cĂ©dant le match. Rien dâexceptionnel, mais assez pour perturber un peu la prĂ©paration. Dans la vie dâun sportif, ces petits grains de sable sont frĂ©quents. Tu prĂ©vois une semaine idĂ©ale, et tu te retrouves Ă devoir ajuster le volume dâentraĂźnement, adapter les efforts. Câest lĂ que la prĂ©paration physique et le sĂ©rieux sur la nutrition du fighter entrent en jeu : ce que tu manges, comment tu rĂ©cupĂšres, ça construit ton niveau de rĂ©sistance face aux imprĂ©vus.
Pour clarifier la situation des deux effectifs avant ce Boxing Day, voilĂ une vue dâensemble :
| Ăquipe | Classement actuel | Bilan victoires/dĂ©faites | Joueurs clĂ©s de retour | Dynamique rĂ©cente |
|---|---|---|---|---|
| Narbonne Centurions | 10e | 4 victoires / 8 dĂ©faites | Michael CzerwiĆski, Willner Rivas | 4 dĂ©faites consĂ©cutives, plusieurs tie-break perdus |
| Chaumont | 12e | 3 victoires / 9 dĂ©faites | Twan Wiltenburg (ancien de Narbonne) | SuccĂšs irrĂ©guliers, mieux Ă domicile quâĂ lâextĂ©rieur |
Avec un groupe enfin au complet, Narbonne nâa plus lâalibi des blessures. Câest dur, mais câest sain : quand tout le monde est lĂ , tu dois assumer. Câest comme monter sur le ring aprĂšs un vrai camp dâentraĂźnement : tu ne peux plus te cacher derriĂšre la prĂ©paration, tu dois livrer le combat. Le Boxing Day devient donc une Ă©tape pour valider ce retour collectif. Si les automatismes offensifs se mettent en place, si la relation avec Viiber se fluidifie, les Centurions peuvent trĂšs vite redevenir dangereux pour nâimporte quel adversaire en SpikeLigue.
Cette rĂ©alitĂ© rappelle une rĂšgle simple valable dans tous les sports de combat comme en volley : le talent seul ne suffit pas. Ce qui fait la diffĂ©rence, câest le travail invisible, les rĂ©pĂ©titions Ă lâentraĂźnement, lâacceptation de la douleur dans la remise en forme. Narbonne a rĂ©cupĂ©rĂ© ses armes. Reste Ă prouver quâelles sont affĂ»tĂ©es.
Ce type de travail rĂ©pĂ©titif passeurâattaquant est exactement ce qui permet de transformer un effectif complet en machine cohĂ©rente le jour du match.
Chaumont en difficulté : un adversaire blessé, donc dangereux
Sur le papier, voir Chaumont si bas au classement, ça surprend. Ce club a enchaĂźnĂ© les finales de championnat en 2018, 2019, 2021 et 2023, avec un titre dĂ©crochĂ© en 2017. Une vraie place forte de la SpikeLigue. Pourtant, cette saison, le bilan est sec : trois victoires seulement, neuf dĂ©faites, et une douziĂšme place qui ne ressemble pas Ă son standing. Il a mĂȘme fallu attendre la sixiĂšme journĂ©e pour voir les Chaumontais sâimposer pour la premiĂšre fois, Ă domicile contre Nice. Un dĂ©marrage Ă froid, loin de lâimage dâune Ă©quipe habituĂ©e aux sommets.
Depuis, les rĂ©sultats restent irrĂ©guliers. Chaumont a rĂ©ussi Ă dominer Paris (3-0) et Toulouse (3-2), toujours dans sa salle, mais peine Ă exister loin de ses bases. Leur confiance est fragile, mais pas brisĂ©e. Et câest exactement lĂ que se trouve le piĂšge pour Narbonne. Un adversaire blessĂ© au classement reste un groupe de compĂ©titeurs qui veut sauver sa saison. Quand une Ă©quipe habituĂ©e Ă jouer les titres se retrouve Ă batailler dans le bas, la fiertĂ© entre en jeu. Et la fiertĂ©, en sport, câest souvent ce qui dĂ©clenche les prestations les plus agressives.
Autre Ă©lĂ©ment Ă ne pas oublier : la prĂ©sence dans les rangs chaumontais dâun visage connu, lâex-central narbonnais Twan Wiltenburg. Ce genre de retour Ă lâancienne maison peut rĂ©veiller une intensitĂ© particuliĂšre. Le joueur connaĂźt la salle, a dĂ©jĂ Ă©tĂ© poussĂ© par ce public, et il aura envie de prouver quâil a grandi, quâil pĂšse dans son nouveau club. Ce type de contexte, tous les amoureux de boxe le connaissent : quand un ancien de la salle revient en visite, il ne vient jamais faire du tourisme.
Pour Narbonne, le plan est simple sur le papier, mais dur Ă exĂ©cuter : Ă©touffer Chaumont dĂšs le dĂ©but, ne pas lui laisser croire quâil peut relancer sa saison dans lâArena. Ăa passe par plusieurs axes concrets qui rappellent les fondamentaux de la boxe :
- Mettre la pression au service : comme un jab insistant, le service doit casser la mise en place chaumontaise, empĂȘcher leur passeur dâavoir le choix.
- Soigner la premiĂšre touche : une bonne rĂ©ception, câest la garde haute en boxe anglaise. Si elle sâeffondre, tout le reste vacille.
- Imposer le rythme : accĂ©lĂ©rer quand lâadversaire doute, ralentir quand il tente de revenir. Câest la gestion du tempo, comme sur un ring.
- Rester lucide en fin de set : ne pas sâenflammer, ne pas jouer le hĂ©ros solo, mais garder le plan de jeu clair sur les balles chaudes.
Chaumont, malgrĂ© ses dĂ©boires, garde une culture de performance. Une Ă©quipe qui a connu autant de finales ne se transforme pas en victime docile du jour au lendemain. Elle peut manquer de repĂšres, de confiance, mais elle a des rĂ©flexes de haut niveau : gestion des moments clĂ©s, capacitĂ© Ă se transcender sur quelques points, classement mis de cĂŽtĂ© le temps dâun match. Câest ce qui rend ce Boxing Day dangereux : les deux Ă©quipes arrivent avec une saison bancale, mais aussi avec un besoin urgent de victoire.
Dans ce contexte, le mental prend une place Ă©norme. Chaque joueur devra gĂ©rer sa peur de la faute, son envie de briller, son agacement si le dĂ©but tourne mal. Câest lĂ quâun mental de boxeur fait la diffĂ©rence : accepter que le combat sera sale, tendu, peu spectaculaire par moment, mais refuser de lĂącher un pouce de terrain. Sur ce genre de match, ceux qui restent calmes quand la salle sâenflamme sortent souvent vainqueurs. Narbonne devra donc jouer avec le cĆur, mais aussi avec la tĂȘte.
Alexandre Lamiable : un jeune passeur au mindset de fighter dans la SpikeLigue
Au milieu de ce dĂ©cor sous pression, une figure incarne bien le mĂ©lange de fraĂźcheur et de duretĂ© mentale quâexige ce Boxing Day : Alexandre Lamiable, passeur remplaçant des Centurions. NĂ© en 2004 Ă Annecy, il fait partie de cette gĂ©nĂ©ration qui a dĂ©couvert le volley tĂŽt, sur les tournois trois-trois, et qui a grandi avec la compĂ©tition comme quotidien. Ses parents jouent pour le plaisir, lui a transformĂ© ça en ambition. Depuis ses 8 ans, il nâa pas lĂąchĂ© le ballon. Ce genre de constance ressemble beaucoup Ă ce quâon voit en boxe chez les jeunes qui enchaĂźnent les sĂ©ances en club sans faire de bruit.
PassĂ© par Ajaccio puis FrĂ©jus en Ligue B avant dâintĂ©grer le centre de formation de Narbonne, Lamiable construit sa carriĂšre comme on construit un bon jab : rĂ©pĂ©tition, patience, humilitĂ©. Pas de raccourci, pas de promesse magique. En parallĂšle, il suit Ă distance des Ă©tudes de management Ă Grenoble, avec lâidĂ©e dâun jour peut-ĂȘtre lancer son entreprise, sans encore savoir dans quel secteur. Sport, Ă©cologie, autre chose : peu importe, ce qui compte, câest quâil bĂątit sa vie comme on prĂ©pare un combat long terme, en gardant plusieurs cordes Ă son arc.
Ce jeune passeur connaĂźt aussi lâhistoire des Centurions. Il nâa pas grandi dans le coin, mais il sait que le club a remportĂ© une Challenge Cup europĂ©enne en 2022, et quâil a croisĂ© des anciens narbonnais comme Victor SociĂ© sur son chemin. Autrement dit, il ne dĂ©couvre pas une salle lambda : il entre dans un endroit oĂč il sait quâon attend de lui de la rigueur et du caractĂšre. Pour un remplaçant, le rĂŽle est particulier. Tu dois ĂȘtre prĂȘt Ă tout moment, mĂȘme si tu passes 90 % du match sur le banc. Câest la mĂȘme discipline quâun sparring partner sĂ©rieux : tu nâes pas sous les projecteurs, mais tu comptes.
Lorsquâil Ă©voque le fait de jouer un 30 dĂ©cembre, juste aprĂšs NoĂ«l, Lamiable dĂ©crit parfaitement le mental Ă adopter : savoir couper avant, respirer, puis se remettre vite dedans. Recharger lâinflux nerveux, retrouver le plaisir de jouer, malgrĂ© le dĂ©calage par rapport au rythme de la vie ânormaleâ. Câest exactement ce que vivent les fighters qui boxent sur une carte un soir de fĂȘte : tout le monde est en mode dĂ©tente, toi tu dois penser gestion du poids, concentration, timing.
Son parcours et son Ă©tat dâesprit envoient plusieurs messages forts pour tous ceux qui aiment la boxe, le volley ou le sport en gĂ©nĂ©ral :
- Tu peux viser le haut niveau en travaillant dans lâombre : Ligue B, centre de formation, rĂŽle de remplaçant, tout ça construit un mental solide.
- Tu peux mĂ©langer Ă©tudes et carriĂšre sportive : travail en distanciel, gestion du temps, discipline quotidienne, câest le vrai lifestyle boxeur appliquĂ© au volley.
- Tu dois accepter lâincertitude : il ne sait pas encore dans quel secteur il crĂ©era peut-ĂȘtre une entreprise, mais il avance quand mĂȘme, Ă©tape par Ă©tape.
Pour les Centurions, avoir un profil comme celui de Lamiable dans le vestiaire, câest prĂ©cieux. Il rappelle que le haut niveau, ce nâest pas que les stars qui claquent les points dĂ©cisifs. Ce sont aussi ceux qui se prĂ©parent, qui observent, qui apprennent en silence. Le jour oĂč ils doivent entrer, ils nâont pas le droit de trembler. Le Boxing Day peut ĂȘtre une de ces soirĂ©es oĂč un remplaçant fait la diffĂ©rence sur quelques points clĂ©s. Et câest souvent lĂ quâon reconnaĂźt les vrais fighters : ceux qui rĂ©pondent prĂ©sents quand lâappel arrive, mĂȘme sans lumiĂšre sur eux pendant des semaines.
Ce mĂ©lange de jeunesse, de discipline et dâambition raisonnĂ©e rĂ©sume bien lâesprit que Narbonne doit adopter pour viser cette ânouvelle victoireâ espĂ©rĂ©e. Moins de dĂ©clarations, plus dâactions. Moins de calculs, plus de prĂ©sence. Comme dans le slogan dâUppercut Training Club : monte sur le ring, mĂȘme si câest un parquet de volley.
Pourquoi le Boxing Day est-il si important pour les Centurions Narbonne ?
Ce match tombe aprĂšs une sĂ©rie de dĂ©faites et dans une pĂ©riode particuliĂšre du calendrier, entre NoĂ«l et le Nouvel An. Une victoire permettrait aux Centurions de stopper la spirale nĂ©gative, de relancer la confiance dans le vestiaire et de capitaliser sur une sĂ©quence de matchs Ă domicile. Câest un vrai test de mental et de gestion de pression, autant quâun enjeu de points au classement.
En quoi la situation de Chaumont rend le match piégeux ?
Chaumont vit une saison trĂšs loin de ses standards habituels, avec peu de victoires et une place en bas de tableau. Mais le club garde une culture de performance, avec plusieurs finales de championnat dans son histoire rĂ©cente. Une Ă©quipe blessĂ©e dans son orgueil peut ĂȘtre trĂšs dangereuse, surtout si elle sent quâun match peut servir de dĂ©clic pour relancer sa saison.
Quel impact ont eu les blessures de CzerwiĆski et Rivas sur le jeu narbonnais ?
Lâabsence successive du pointu Michael CzerwiĆski et du rĂ©ceptionneur-attaquant Willner Rivas a affaibli la force de frappe des Centurions et compliquĂ© la stabilitĂ© de la rĂ©ception. Sans ces deux repĂšres, la connexion avec le passeur Robert Viiber a Ă©tĂ© perturbĂ©e, ce qui sâest ressenti dans les fins de sets serrĂ©s et les tie-break perdus. Leur retour progressif doit permettre de retrouver des automatismes offensifs.
Quel est le rĂŽle dâun passeur remplaçant comme Alexandre Lamiable dans ce contexte ?
Un passeur remplaçant doit ĂȘtre prĂȘt Ă entrer Ă tout moment, pour changer le rythme du match, apporter une autre lecture du jeu ou compenser un coup de moins bien du titulaire. Il sâentraĂźne avec la mĂȘme intensitĂ©, observe beaucoup, et doit rĂ©pondre prĂ©sent dĂšs quâil est appelĂ©. Dans un match Ă pression comme le Boxing Day, son sĂ©rieux Ă lâentraĂźnement et son calme potentiel en jeu peuvent peser sur quelques points clĂ©s.
Quel lien peut-on faire entre mental de boxeur et performance en volley-ball ?
Le volley de haut niveau demande les mĂȘmes qualitĂ©s mentales que la boxe : capacitĂ© Ă encaisser les coups durs (dĂ©faites, sets perdus au finish), Ă rester concentrĂ© dans les moments chauds, Ă travailler dur en dehors de la lumiĂšre et Ă revenir plus fort aprĂšs chaque Ă©chec. Le mental de boxeur, câest la discipline, la rĂ©pĂ©tition et la dĂ©termination. Sur un match comme ce Boxing Day, ces qualitĂ©s font souvent la diffĂ©rence entre une Ă©quipe qui craque et une Ă©quipe qui se libĂšre.
Source: www.lindependant.fr


