À 35 ans, après une première défaite depuis presque dix ans, Samir Ziani refuse de ranger les gants. Le super-plume de Villeneuve-sur-Lot, longtemps invaincu, a encaissé un coup dur en juillet 2025 face à Khalil El Hadri. Pas juste un revers sportif, mais un choc mental. Au lieu de s’enterrer, il a choisi de tout remettre à plat : entourage, salles, rythme d’entraînement boxe, objectifs. Résultat : un nouveau chapitre s’ouvre, avec un virage fort vers le Maroc et une série de négociations avancées avec la Fédération royale marocaine de boxe anglaise. Ce n’est pas un caprice de fin de carrière, c’est une vraie stratégie pour revenir sur le devant de la scène et viser de nouveaux titres.
Entre les allers-retours à Marrakech, Fès et Meknès, les discussions avec les décideurs du sport et les responsables politiques, et le lien renforcé avec la diaspora marocaine, Ziani trace une route claire : intégrer le top 10 africain, profiter de camps professionnels pris en charge, boxer au Maroc pour une ceinture continentale, tout en gardant ses racines sportives et familiales à Villeneuve-sur-Lot. Un pied au bled, un pied dans le Sud-Ouest, mais la tête toujours branchée sur l’objectif : rester un vrai compétiteur. Au-delà du cas Ziani, cette trajectoire dit quelque chose de plus large : comment un boxeur gère un échec, protège son mental de boxeur, reconstruit son équipe, et utilise son histoire personnelle pour booster sa fin de parcours. Ce n’est pas un storytelling marketing, c’est un vrai combat, en dehors du ring.
- Premier revers depuis 2016 : défaite en juillet 2025 face à Khalil El Hadri, choc mental mais déclic puissant.
- Reconstruction totale : fin de la collaboration avec le Blagnac Boxing Club, nouveaux coachs, nouvelles salles, préparation physique maintenue.
- Négociations avancées avec la Fédération marocaine : projet d’intégrer le top 10 africain avec une licence marocaine.
- Stratégie de fin de carrière : camps pros en France et au Maroc, titres continentaux visés, tout en restant basé à Villeneuve-sur-Lot.
- Identité double France–Maroc : volonté d’honorer ses origines sans renier son parcours sous le drapeau français.
- Message mental : transformer la défaite en levier, travailler la discipline et le mindset sportif à long terme.
ENTRETIEN EXCLUSIF : la défaite de 2025 et le déclic mental de Samir Ziani
Tu veux comprendre ce qui se passe dans la tête d’un boxeur quand tout s’écroule d’un coup ? Regarde le cas Samir Ziani. En juillet 2025, il arrive à Clichy avec une série d’invincibilité qui remonte à 2016. Quatorze combats sans défaite, un palmarès solide (36 victoires, 1 nul, 4 défaites), une image de guerrier dur à bouger. Et puis, contre Khalil El Hadri, tout s’arrête. Arrêt de l’arbitre au 4e round, un gros coup d’arrêt pour sa carrière. Sur le papier, c’est “juste” une défaite. Dans la tête, c’est un séisme.
Ziani en parle sans tourner autour du pot : ce soir-là , son pire adversaire, ce n’était pas El Hadri. C’était lui-même. Mental absent, pensées parasites, doutes qui prennent trop de place. Quand tu montes sur le ring avec ce genre de bagage, tu peux être affûté physiquement, ça ne suffit pas. C’est là que le mental de boxeur fait toute la différence. Il le reconnaît : il avait glissé dans une zone où la confiance était fissurée, même si tout le monde autour le voyait encore comme une machine.
Cette défaite, il la vit avec sa femme, ses enfants, sa famille proche. Eux aussi encaissent. Ils le voient douter, cogiter, ressasser. Mais au lieu de s’enfermer dans le regret, il prend le résultat comme un miroir brutal. Qui reste autour de toi quand tu tombes ? Qui t’appelle encore, qui disparaît ? Ça, aucun sparring ne te le montre. C’est la vie qui te le balance en pleine face. Le revers de 2025 lui sert de filtre : les vrais restent, les autres se volatilisent.
Pour se remettre en route, Ziani ne cherche pas une excuse, il cherche une action. Il file au Maroc. Là -bas, il retrouve du monde, des anciens, des proches, des gens qui connaissent la boxe anglaise mais aussi l’homme derrière le boxeur. Changement de décor, changement d’air, mais surtout retour à ce qui l’a forgé : un état d’esprit battant. Dans ce cadre, loin des bruits habituels, il se reconnecte à ce qui le faisait monter sur le ring au début : la faim, pas la hype.
Ce passage au Maroc a un effet double. D’un côté, il apaise. De l’autre, il réveille. Il prend conscience qu’il a laissé son mental glisser. Et il décide d’arrêter de cacher ça. Parler ouvertement de ses failles, pour un boxeur avec son parcours, ce n’est pas de la faiblesse. C’est une manière de reprendre le contrôle. Tant que tu refuses de voir le problème, tu ne peux pas ajuster ton entraînement boxe, ton entourage, ton planning.
Pour un lecteur qui s’entraîne, même à niveau débutant, cette histoire est une leçon claire : tu peux bosser ton cardio boxe, apprendre chaque technique de frappe, faire du sac à s’en arracher les épaules. Si ton mindset sportif part en vrille, le jour J, tu risques de couler. Les plus grands comme les plus discrets finissent tous par se confronter à ça. Ziani vient simplement de le vivre sous les projecteurs.
La clé à retenir de ce premier tournant, c’est simple : une défaite n’est pas une fin. C’est un test. Soit tu cherches une excuse, soit tu cherches un plan pour revenir. Et lui a choisi la deuxième option, sans maquiller la douleur que ça lui a coûté.

Négociations avec la Fédération marocaine de boxe : une stratégie pour revenir au top
Une fois le choc encaissé, Ziani ne s’est pas contenté de “reprendre doucement”. Il a posé une vraie stratégie. Au centre de cette nouvelle route : ses négociations avec la Fédération royale marocaine de boxe. L’idée n’est pas juste symbolique. C’est un plan concret pour redevenir un acteur fort au niveau international en passant par le circuit africain. On lui propose d’intégrer le top 10 africain chez les super-plumes, à condition de prendre une licence marocaine. Avec son niveau, ce classement est accessible rapidement, mais encore faut-il structurer le projet.
Pourquoi ce choix est malin ? Parce que la boxe, ce n’est pas comme le foot. Les opportunités peuvent apparaître ou disparaître très vite. Un titre vacant, une blessure d’un champion, une organisation qui cherche un challenger crédible… Si tu es positionné au bon endroit, au bon moment, tout peut s’accélérer. En étant dans le top africain avec le soutien d’une fédération qui croit en lui, Ziani se remet au cœur du jeu. Il ne reste pas un “ancien champion sympa” qu’on appelle à la dernière minute.
Concrètement, le projet avec la fédé marocaine lui ouvrirait des camps professionnels financés ou soutenus, des accès à des infrastructures en France et au Maroc, et surtout la perspective de combats sur le sol marocain pour des titres continentaux africains. Ce n’est pas un simple gala exotique, c’est un vrai marchepied vers des opportunités mondiales. Tu bosses, tu gagnes, tu montes dans les classements, et la porte des gros combats se rouvre.
L’autre point fort, c’est la complémentarité avec sa vie actuelle. Ziani ne veut pas tout plaquer. Il reste basé à Villeneuve-sur-Lot, continue ses coachings, garde ses engagements politiques locaux. En clair : il ne cherche pas une fuite, mais une extension. Sa base, c’est le Sud-Ouest. Son horizon sportif, c’est la scène africaine et internationale avec l’appui du Maroc. Cette double ancre lui permet de rester stable tout en prenant des risques calculés.
Pour un boxeur qui lit ça, c’est un message important : la carrière sur le ring ne se joue pas uniquement entre les cordes. Elle se joue aussi sur la manière dont tu gères tes licences, tes fédérations, tes promoteurs, tes réseaux. Savoir où se placer, avec qui négocier, et quel chemin de classement choisir, c’est une compétence clé. Beaucoup de talents stagnent juste parce qu’ils sont mal positionnés administrativement ou politiquement dans le milieu.
Ziani montre aussi qu’il ne subit plus uniquement les décisions des promoteurs. Après avoir longtemps laissé d’autres gérer les discussions, il reprend la main sur son destin sportif. Ça se voit dans la façon dont il parle : il sait où il veut aller, quel type de combats il vise, comment utiliser sa double identité pour créer des opportunités. Là où certains vieillissent en attendant un “dernier gros chèque”, lui cherche encore la bonne trajectoire pour performer.
Au final, ces négociations, si elles aboutissent comme prévu, pourraient être le tremplin d’une fin de carrière active, pas d’une retraite en douceur. Et c’est là toute la différence : penser à sa sortie, oui, mais avec l’intention de finir en combattant, pas en figurant.
Pour suivre ce genre de transition, regarder ses interviews et analyses d’après-combat permet aussi de comprendre comment un boxeur construit son discours, sa stratégie et son message envers les fans.
Entre France et Maroc : identité, fierté et nouveau souffle pour la boxe anglaise
Derrière ce rapprochement avec la Fédération marocaine, il n’y a pas que du calcul sportif. Il y a une histoire de racines et de respect. Ziani a grandi en France, s’est construit dans les salles françaises, a été champion de France, champion d’Europe EBU, titulaire d’un titre IBF Inter-Continental. Il a porté le drapeau tricolore sur le ring, et ça compte. Mais ses parents sont nés au Maroc, une grande partie de sa famille vit entre Fès et Meknès, et lui-même y retourne régulièrement pendant ses vacances.
Ces dernières années, les liens se sont renforcés. Il a été invité à Marrakech lors d’un Trophée des Marocains du Monde, mis à l’honneur sous le drapeau marocain, salué par des responsables sportifs et politiques. Les organisateurs étaient fiers de voir un boxeur d’origine marocaine représenter la France à haut niveau. Pour lui, cette reconnaissance du pays d’origine a été un choc positif. Tu t’entraînes des années dans l’ombre, tu prends des coups, tu vides des salles de muscu, et là , tu te retrouves célébré devant une communauté qui te voit comme un symbole.
Ce genre de moment ne s’efface pas. Il nourrit une réflexion : comment utiliser cette double culture pour faire quelque chose de plus grand que sa propre carrière ? Le contact ancien avec le président de la Fédération royale marocaine de boxe, les liens avec la famille Rahilou – dont Khalid Rahilou, plusieurs fois champion du monde à Las Vegas – renforcent ce pont entre les deux côtés de la Méditerranée. On n’est pas sur une opération opportuniste. On est sur un tissage patient entre parcours sportif, histoire familiale et futur de la boxe.
Pour la boxe marocaine et pour la diaspora, un profil comme Ziani, Franco-Marocain, expérimenté, encore compétitif, peut jouer un rôle de relais. Il peut inspirer des jeunes binationaux qui hésitent entre plusieurs équipes, montrer qu’on peut honorer deux drapeaux sans trahir personne. Pour la fédé marocaine, l’intérêt est clair : valoriser un boxeur déjà reconnu en Europe, qui apporte un mental de boxeur forgé dans les circuits les plus durs, et qui peut aider à faire grandir la visibilité de la boxe anglaise locale.
Si tu pratiques la boxe ou un autre sport de combat, cette notion d’identité, tu la croises souvent. Tu vois des combattants qui changent de pays de licence, qui représentent leurs origines, ou qui restent fidèles au pays où ils ont appris à boxer. Le vrai sujet, ce n’est pas de choisir un camp contre un autre. Le vrai sujet, c’est de rester cohérent avec ce que tu veux construire et avec ce que tu as déjà donné. Ziani le dit en actes : se rapprocher du Maroc ne veut pas dire renier ce qu’il a fait pour la France.
Ce double ancrage lui donne également une force mentale particulière. Quand tu sens que deux pays te soutiennent, que tu peux t’entraîner dans plusieurs environnements, que tu as un réseau élargi, tu abordes différemment la suite. Tu ne boxe plus seulement pour toi, ni uniquement pour un club. Tu deviens un symbole pour plusieurs communautés. Et ça, quand c’est bien géré, ça peut être un carburant énorme.
L’angle à retenir ici : ton histoire personnelle est une arme. Si tu la subis, elle te freine. Si tu l’assumes et que tu la relies à ton entraînement, à ton lifestyle de boxeur, elle devient un moteur. Ziani est en train de transformer ses origines en plateforme de projection, pas en simple étiquette.
Changer de team, changer de vie : la nouvelle organisation d’entraînement de Samir Ziani
Quand un combat tourne mal, la tentation est de tout casser, de tout jeter. Chez Ziani, le tri a été brutal, mais réfléchi. Première décision forte : mettre un terme à sa collaboration avec le Blagnac Boxing Club. Il n’y retourne plus pour s’entraîner. Pas par caprice, mais parce que la dynamique ne correspondait plus à ce qu’il voulait pour la suite. Il ne s’est pas recollé à un seul coach non plus. À la place, il a créé un système plus souple, plus adapté à sa réalité actuelle.
Aujourd’hui, il bosse avec plusieurs entraîneurs, en particulier du côté de Bordeaux, où il enchaîne les sparrings dans différentes structures. Cela lui permet de croiser des styles, de varier les oppositions, de réveiller des automatismes parfois endormis. Côté préparation physique et médicale, en revanche, il a décidé de conserver son staff de la région toulousaine. Ces gens-là le connaissent par cœur, savent lire son corps, gérer la récupération, anticiper les pépins.
Autre élément clé : il avait déjà commencé à se structurer avant même la défaite, presque sans s’en rendre compte. Sa salle personnelle a été agrandie, son matériel de boxe et de musculation optimisé. Il dispose maintenant de tout ce qu’il faut sur place pour gérer son entraînement boxe comme un vrai pro : travail de cardio boxe, renfo puissance, drills techniques, shadow boxing, répétition de combinaisons à l’infini. Quand tu peux t’entraîner sérieusement sans dépendre d’horaires de club, tu gagnes en contrôle.
Dans sa vie, la boxe n’est pas la seule priorité. Il est aussi très investi au service de la jeunesse, sur le terrain, avec des projets concrets. Il gère sa salle de coaching, encadre des pratiquants, transmet le mindset sportif à des jeunes qui cherchent un cadre. Ça consomme du temps et de l’énergie, mais ça lui rappelle constamment d’où il vient. Quand tu parles discipline, motivation sport, respect des règles à des ados, tu te dois d’être aligné dans ta propre vie d’athlète.
Ce mélange de boxe de haut niveau, de coaching et d’engagement local donne un rythme de vie chargé. Pour tenir, il est obligé d’avoir une organisation carrée : plages d’entraînement, phases de récupération, gestion de la nutrition du fighter, nuits suffisantes. Il ne peut plus s’entraîner comme un gamin de 20 ans qui n’a que ça à penser. Il doit bosser plus intelligent. Et ça, c’est une vraie compétence qu’il développe avec son équipe.
Pour le commun des mortels, c’est un bon rappel : tu n’as pas besoin d’être champion pour structurer ton planning comme un pro. Fixe tes heures de sparring, tes séances de footing, tes sessions de sac, et respecte-les. La discipline, c’est ce qui sépare le mec qui reste bloqué au niveau boxe débutant de celui qui progresse lentement mais sûrement.
Ce nouveau décor, avec plus d’autonomie, plus de responsabilité dans l’organisation, montre une chose : Ziani n’attend pas qu’on lui “donne” une seconde chance. Il la fabrique, séance après séance.
Observer des vidéos de préparation physique de pros dans sa catégorie permet de comprendre les exigences de ce niveau et de piocher des routines utiles pour ton propre programme.
Objectifs, calendrier et leçons pour ton propre mental de boxeur
Avec tout ça, où va Ziani maintenant ? Son plan est clair : remonter sur le ring dès qu’un calendrier cohérent se met en place, avec notamment un combat prévu à Marseille dans les prochains mois, tout en finalisant la licence marocaine pour s’installer dans le top 10 africain. Le but, ce n’est pas de faire de la figuration dans des galas de fin de carrière. Le but reste le même : viser des ceintures, continentales d’abord, internationales ensuite, tant que le corps et le mental suivent.
Pour articuler ce projet, il doit jongler entre plusieurs exigences : charge d’entraînement, récupération, obligations familiales, engagements politiques et associatifs. Ce type d’équilibre, beaucoup de fighters amateurs le connaissent aussi à leur échelle : boulot, famille, salle, parfois études. La différence, c’est que lui joue encore une partie de son héritage sportif sur chaque combat. Chaque erreur de programmation peut coûter cher.
Son parcours récent donne plusieurs leçons actionnables pour toi qui t’entraînes :
- Accepter le coup : une défaite ou une blessure n’est pas une honte, c’est un signal. Tu peux l’utiliser pour ajuster.
- Revoir ton entourage : si certaines personnes ne t’aident plus à progresser, il est peut-être temps de tourner la page.
- Structurer ton entraînement boxe : même avec un emploi du temps blindé, tu peux programmer des blocs fixes (cardio, technique, sparring).
- Travailler ton mindset sportif : visualisation, auto-parole positive, routines de combat, gestion du stress.
- Respecter la récupération : sommeil, alimentation, soins, étirements. Le corps, ce n’est pas un robot.
Pour illustrer ce mélange de choix sportifs et de vie personnelle, voici une vue synthétique de la situation actuelle de Ziani :
| Aspect | Situation actuelle de Samir Ziani | Leçon pour ton propre parcours |
|---|---|---|
| Statut sportif | 36 victoires, 1 nul, 4 défaites, ancien champion d’Europe, en reconstruction après un revers en 2025 | Ton passé compte, mais c’est ce que tu fais après un échec qui te définit vraiment |
| Fédération / licence | Négociations pour une licence marocaine et une place dans le top 10 africain | Choisis ton cadre (club, fédé, coach) en fonction de ton chemin, pas par habitude |
| Entraînement boxe | Plusieurs coachs, sparring à Bordeaux, salle personnelle équipée, staff physique toulousain | Diversifie tes influences tout en gardant un noyau stable pour ton suivi |
| Localisation | Basé à Villeneuve-sur-Lot, allers-retours réguliers au Maroc pour projets sportifs | Tu peux garder un ancrage fort tout en ouvrant ton horizon sportif |
| Engagement hors ring | Travail auprès de la jeunesse, coaching, présence sur le terrain | Transmettre te rend plus solide : enseigner renforce aussi ton propre mental |
Ce tableau ne sert pas qu’à raconter sa vie. Il montre que chaque fighter sérieux doit penser en plusieurs blocs : sportif, administratif, mental, social. Tu n’es pas obligé de jouer tous ces niveaux à l’extrême, mais si tu oublies complètement un de ces axes, tôt ou tard, ça se paie. L’exemple de Ziani, avec ses négociations prometteuses avec la Fédération marocaine de boxe, rappelle une chose simple : le ring, c’est la partie visible. Tout ce qu’il y a autour, c’est la vraie bataille à gagner au quotidien.
La phrase à garder en tête : tu n’as pas besoin d’être champion du monde pour penser et t’organiser comme un vrai combattant. Commence là où tu es, avec ce que tu as, mais arrête de te raconter des histoires. Monte sur le ring, pour de vrai.
Pourquoi Samir Ziani se rapproche-t-il de la Fédération marocaine de boxe ?
Ce rapprochement lui permet de donner du sens à ses origines marocaines tout en relançant sa carrière de façon stratégique. En intégrant le top 10 africain avec une licence marocaine, il peut bénéficier de camps professionnels, de structures en France et au Maroc, et viser des titres continentaux qui le remettront sur la scène internationale.
Est-ce que Samir Ziani quitte définitivement la France pour boxer au Maroc ?
Non. Il reste basé à Villeneuve-sur-Lot, conserve sa famille, ses activités de coaching et ses engagements auprès de la jeunesse en France. Le projet marocain vient s’ajouter à sa carrière, il ne remplace pas son ancrage français. C’est un double terrain de jeu, pas un abandon.
Que peut apprendre un boxeur amateur du parcours récent de Samir Ziani ?
Un boxeur amateur peut retenir plusieurs choses : accepter une défaite comme un signal, revoir son entourage si nécessaire, structurer sérieusement son entraînement boxe, travailler son mental de boxeur et ne pas négliger la récupération. L’idée centrale : progresser, c’est assumer ses erreurs et s’organiser comme un vrai fighter.
La défaite de 2025 remet-elle en cause toute la carrière de Samir Ziani ?
Non. Cette défaite est un tournant, pas une annulation de tout ce qu’il a accompli. Elle l’a obligé à se remettre en question, à revoir son équipe et à clarifier ses objectifs. Aujourd’hui, elle sert de point de départ à une nouvelle phase, plus consciente et plus structurée de sa carrière.
Comment ce type de projet impacte le lifestyle d’un boxeur professionnel ?
Un projet comme celui de Ziani impose une discipline extrême : organisation des déplacements, gestion de la fatigue, adaptation de la préparation physique, attention à la nutrition sportive et au sommeil. Il doit concilier ses combats, ses camps d’entraînement, sa vie de famille et ses engagements locaux. C’est un vrai lifestyle de boxeur, où chaque choix compte.
Source: www.ladepeche.fr


