Boxe française : Thomas Padula décroche son ticket pour les finales nationales de l’Open de France

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Tout le monde parle de boxe anglaise, mais pendant ce temps-là, des guerriers silencieux tracent leur route en boxe française, loin des caméras, avec la même rage et la même discipline. C’est exactement ce que symbolise la qualification de Thomas Padula pour les finales nationales de l’Open de France de savate boxe française. Un gars de Montech, 35 ans, qui ne s’est pas contenté de rêver de la scène nationale : il est passé par la sueur, les assauts serrés et les sélections régionales qui brisent plus d’ego qu’un sparring raté.

Cette qualif, ce n’est pas juste une ligne de plus sur un palmarès. C’est le reflet d’un club en pleine montée, d’un département qui croit à la savate, et d’un mental de boxeur taillé dans le doute, la patience et le travail régulier. Pendant que certains parlent de motivation sport sur les réseaux, Thomas, lui, a enchaîné les assauts, géré la pression, maîtrisé son cardio boxe et affûté sa technique de frappe pour passer le goulot d’étranglement des sélections d’Occitanie. Résultat : ticket validé pour Calais, là où se joueront les finales nationales de l’Open de France.

Autour de lui, il y a un décor qui compte : une salle installée dans une ancienne papeterie, un coach passionné, Jimmy Dorothée, et un second combattant, Stephan Delaire, 22 ans, champion départemental et jeune loup qui apprend à encaisser les revers sans lâcher le grind. Ce n’est pas un conte de fées, c’est du réel : un club récent, fondé en 2021, déjà 51 licenciés, une ambiance bon enfant mais une rigueur de salle de combat. Bref, tout ce qu’on aime à Uppercut Training Club : de la boxe, du respect, pas de bullshit.

  • Thomas Padula qualifiĂ© pour les finales nationales de l’Open de France de boxe française après un parcours rĂ©gional sans dĂ©faite.
  • Trois assauts remportĂ©s d’affilĂ©e lors des sĂ©lections d’Occitanie, avec une gestion tactique et un mental de vĂ©tĂ©ran.
  • Boxe française AcadĂ©mie, club montĂ© Ă  Montech en 2021, affiche dĂ©jĂ  51 adhĂ©rents et un vrai dynamisme local.
  • Stephan Delaire, 22 ans, conserve son titre de champion dĂ©partemental et incarne la relève malgrĂ© sa non-qualification.
  • Cap sur Calais : finales nationales les 9 et 10 mai, avec tout un club mobilisĂ© derrière son reprĂ©sentant.

Boxe française : comment Thomas Padula a arraché sa place pour les finales de l’Open de France

Un ticket pour les finales nationales de l’Open de France de boxe française, ça ne tombe jamais du ciel. Ça se gagne dans des gymnases souvent anonymes, sous des néons trop blancs, avec des juges qui scrutent chaque chassé, chaque remise, chaque faute de garde. Pour Thomas Padula, ce passage obligé s’est joué lors des sélections régionales d’Occitanie, ce fameux filtre qui sépare les rêveurs de ceux qui montent vraiment sur les podiums nationaux.

Dans ce contexte, le Montéchois a enchaîné trois assauts gagnés d’affilée. Pas des victoires volées ou à l’arrache : des prestations propres, construites, avec une utilisation chirurgicale de la distance. Là où beaucoup de tireurs se jettent dans la bagarre, lui a imposé son tempo, jouant sur la variété des coups de pied et des liaisons pieds-poings. Les chassés sont partis au bon moment, les directs ont trouvé la cible, et surtout, il n’a pas laissé l’adversaire dicter le rythme.

La particularité de la boxe française en assaut, c’est que la puissance est contrôlée. On ne gagne pas en cherchant le KO, on gagne en montrant une technique de boxe propre, propre, efficace et maîtrisée. Cette nuance, Thomas l’a parfaitement intégrée. Plutôt que de forcer, il a mis le focus sur la précision, les enchaînements fluides et la gestion de la respiration. En clair : un vrai mindset sportif, plus proche de l’échelon national que du simple gala de province.

Autour du ring, ceux qui suivent la discipline depuis longtemps ont vite compris que ce n’était pas un coup de chance. Déjà champion de la Ligue Occitanie, Thomas arrivait avec une confiance solide mais sans arrogance. Le danger, dans ce genre de rendez-vous, c’est de croire qu’on est déjà arrivé. Il a fait l’inverse : concentré, discipliné, il a géré sa journée comme un tournoi long, sans griller toutes ses cartouches dès le premier assaut. Résultat : lucidité du début à la fin.

Pour comprendre la valeur de cette performance, il faut rappeler à quel point les sélections régionales de l’Open de France sont serrées. Les catégories sont pleines, le niveau monte partout, et la savate attire de plus en plus de pratiquants qui viennent de la boxe anglaise ou des sports de combat pieds-poings. Ces profils apportent de la densité et obligent à avoir un cardio boxe solide, une vraie préparation physique et un mental capable de rester lucide quand les jambes brûlent.

Au milieu de cette pression, Thomas a montré ce que donne un mélange bien dosé entre expérience, intelligence de combat et discipline au quotidien. Ses assauts n’ont pas été flamboyants juste pour la galerie, ils ont été efficaces. Il a su marquer les juges avec les touches nettes, éviter les avertissements, et surtout garder sa lucidité dans les dernières secondes, celles où beaucoup se précipitent et laissent des points filer.

Derrière chaque qualif comme celle-là, il y a aussi une gestion de la vie en dehors du ring. Le boulot, la famille, les trajets pour aller en salle, les soirs où la fatigue donne envie de zapper l’entraînement boxe. Thomas illustre parfaitement ce que signifie un lifestyle boxeur à 35 ans : pas une vie d’influenceur, mais un rythme où tu t’organises, tu coupes les excuses et tu acceptes que le progrès demande des sacrifices concrets.

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Pour beaucoup de lecteurs qui hésitent encore à mettre les gants, cette histoire a un message clair : tu n’as pas besoin d’avoir 18 ans pour viser un gros rendez-vous. Tu as besoin de régularité, de cadre et d’un plan. À partir du moment où tu acceptes de bosser, de revoir tes bases et de construire un vrai mindset combat, les portes que tu croyais fermées commencent à s’entrebâiller. La qualif de Thomas pour les finales de l’Open de France, c’est la preuve que la maturité, quand elle est bien utilisée, peut frapper très fort.

thomas padula se qualifie pour les finales nationales de l'open de france de boxe française, marquant une étape clé dans sa carrière sportive.

Expérience et mental : l’arme secrète de Thomas Padula en boxe française

À 35 ans, beaucoup sortent du circuit, raccrochent les gants ou se contentent du sac pour rester en forme. Thomas, lui, montre un autre chemin : transformer chaque année de pratique en avantage tactique. La boxe française, surtout au niveau national, ne se gagne pas seulement avec des cuisses explosives ou un cardio de marathonien. Elle se gagne dans la tête, dans la capacité à lire un adversaire, à l’user, à faire les bons choix au bon moment.

Sur ces sélections, la différence s’est faite là. Face à des tireurs plus jeunes, plus explosifs parfois, il n’a pas cherché à répondre en surenchère. Il a ralenti le jeu quand il le fallait, accéléré sur les ouvertures, cassé les initiatives adverses avec des chassés bien placés. Ce genre de gestion, c’est l’ADN du mental de boxeur : accepter que tu ne gagneras pas sur tout, mais que tu peux dominer là où tu es fort.

Ce mental, il se construit à l’entraînement. Quand tu répètes un même enchaînement pieds-poings jusqu’à la nausée, ce n’est pas pour faire joli sur Instagram. C’est pour que, en plein assaut, le corps réagisse sans réfléchir et que le cerveau reste disponible pour analyser. C’est ce qui permet de garder du sang-froid quand l’autre commence à charger. Ce que Thomas a montré sur le ring régional, c’est cette capacité à garder son identité de jeu même sous pression.

Chaque combattant qui lit cette histoire peut s’en inspirer : ton meilleur atout à long terme, ce n’est pas la hype, c’est ta capacité à rester dans le grind quand l’adrénaline retombe. Le vrai niveau se voit dans la façon dont tu gères un tour complet de compétition, pas juste un assaut où tout se passe bien. Et sur ce plan-là, la performance de Padula en Occitanie a envoyé un message : oui, l’expérience, quand tu la travailles, finit par payer cash.

Boxe française Académie : une salle jeune, un esprit de vieux briscards

Derrière un combattant qui cartonne, il y a presque toujours une salle qui tourne. Boxe française Académie, à Montech, en est l’exemple parfait. Créé en juin 2021 par Jimmy Dorothée, le club est encore jeune sur le papier, mais il a déjà le tempérament d’une vieille salle où ça bosse dur. Rien qu’en regardant le décor, tu comprends : l’académie est installée dans l’ancienne papeterie de la ville, sur la route de la Tour-de-Ronde. Un lieu brut, transformé en espace de combat, où les cordes, les sacs et les plinths ont remplacé les machines industrielles.

Depuis 2023, ce local sert de base à 51 adhérents. Ce chiffre, ce n’est pas seulement une stat. C’est la preuve que la boxe française parle autant aux jeunes qu’aux adultes, aux débutants qu’aux compétiteurs. À l’intérieur, tu croises de tout : des gamins de l’école de boxe (10-14 ans) qui apprennent les appuis, les gardes et le respect des règles, des amateurs qui viennent évacuer la pression du boulot, et des tireurs comme Thomas Padula ou Stephan Delaire qui représentent le club en compétition.

L’ADN de la structure, c’est un mix simple : ambiance bon enfant et exigence maximale. Le coach le répète souvent : ils se considèrent comme des puristes. Traduction : pas de chichis, pas de raccourcis. Tu veux progresser ? Tu bosses tes bases, tu respectes la technique de savate, tu acceptes la discipline. Ici, pas question de laisser un débutant balancer des coups n’importe comment pour “se défouler”. On apprend à frapper juste, à se déplacer propre, à gérer son souffle. Le plaisir vient avec la progression, pas avec le chaos.

Ce qui frappe aussi, c’est la façon dont le club mélange pratique sportive et moments conviviaux. Les enfants croisent les compétiteurs, les anciens discutent avec les nouveaux, et les soirées de fin de saison ressemblent plus à un repas de famille qu’à une réunion froide de licenciés. Pour construire un vrai lifestyle boxeur, ce genre d’ambiance fait la différence. Quand tu te sens soutenu par un groupe, tu viens plus facilement aux séances difficiles, tu acceptes mieux les défaites et tu célèbres plus fort les victoires.

À l’intérieur de Boxe française Académie, le mindset combat ne se limite pas aux champions. Il touche aussi les ados timides qui découvrent qu’ils peuvent se tenir droit, les adultes qui reprennent le sport après des années d’arrêt, et ceux qui viennent simplement chercher une motivation sport plus authentique que les slogans de salle commerciale. Ce mélange de profils crée une énergie particulière : tout le monde ne vise pas l’Open de France, mais tout le monde veut progresser selon son niveau.

Pour t’aider à visualiser comment ce club fonctionne, regarde ce tableau récapitulatif :

Profil Objectif principal Contenu des séances Bénéfice clé
Enfants (10-14 ans) Découvrir la boxe française Travail des appuis, garde, jeux techniques, respect des règles Confiance, coordination, discipline
Adultes loisir Remise en forme et défoulement encadré Cardio boxe, sacs, technique de base, renfo poids de corps Condition physique, gestion du stress
Compétiteurs Préparation aux assauts et tournois Sparring contrôlé, stratégie, préparation physique, vidéo-analyse Performance, mental de boxeur, expérience de ring

Ce fonctionnement, calé mais humain, explique en partie pourquoi un club aussi récent arrive déjà à placer un tireur en finales nationales de l’Open de France. Quand les bases sont solides et que la culture est claire, les résultats suivent. Même si personne ne promet des titres à tout le monde, chacun comprend que le chemin est le même : de la régularité, des entraînements où tu donnes vraiment, et un respect total du sport.

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Et c’est là le point clé : Boxe française Académie ne se contente pas de former des gagnants, elle forme des pratiquants qui pensent et vivent comme des fighters, quel que soit leur niveau. C’est ce genre de salle qui fait respirer la boxe française en région, loin des projecteurs mais au plus près de la vraie vie.

La trajectoire de Thomas Padula : entre maturité, discipline et grind au quotidien

La qualification de Thomas Padula pour l’Open de France ne sort pas d’un chapeau. Elle s’inscrit dans une trajectoire où la discipline et la patience ont pris le dessus sur l’impatience. À 35 ans, il n’est pas le jeune prodige qu’on découvre à la sortie d’un championnat cadet. C’est un combattant mûr, déjà champion de Ligue Occitanie, qui a appris à gérer son corps, sa récupération et son mental avec plus de finesse que quand on a 20 ans et l’illusion d’être invincible.

Sa saison, il l’a construite avec un seul objectif majeur : les finales nationales. Pas pour frimer, mais pour savoir vraiment où il se situe par rapport au gratin français de sa catégorie. Pour ça, impossible de naviguer à vue. Il a fallu caler les cycles d’entraînement boxe, alterner phases de volume (beaucoup de travail technique, de répétitions, de cardio) et phases d’intensité (sparring, assauts à thème, montée en pression). La moindre blessure mal gérée aurait pu tout flinguer, d’où l’importance de l’écoute du corps et de la récupération.

Ce qui frappe dans son parcours, c’est la façon dont il a intégré le mindset sportif moderne sans trahir les valeurs classiques du ring. Il bosse sa technique, mais aussi sa respiration, son relâchement entre les échanges, sa capacité à revenir dans l’assaut après un temps faible. Il ne se contente pas de frapper, il réfléchit à comment frapper mieux, plus simple, plus propre. Ce genre de réflexion, c’est ce qui transforme un bon tireur régional en candidat sérieux sur un Open de France.

Le quotidien d’un combattant comme lui, ce n’est pas glamour. C’est se lever parfois fatigué, aller bosser, gérer les obligations familiales, puis enchaîner avec une séance où le coach demande le maximum. C’est renoncer à certaines sorties, ajuster la nutrition du fighter pour arriver au poids sans être à plat, surveiller le sommeil pour ne pas se présenter rincé à l’entraînement. Ce n’est pas le genre de grind qu’on montre souvent, mais c’est celui qui fait la vraie différence le jour J.

La présence de Stephan Delaire, plus jeune, dans la même structure, amène aussi une dynamique intéressante. D’un côté, tu as un vétéran qui vise le sommet national. De l’autre, un champion départemental de 22 ans qui découvre la dure réalité des sélections, avec son lot de frustrations. Même s’il n’a pas franchi le cap de la ligue cette fois, Stephan incarne ce que Thomas a vécu plus jeune : les étapes où tu prends conscience que ton talent ne suffira pas et que le taf méthodique est non négociable.

Pour tout boxeur débutant ou intermédiaire qui lit ça, l’enseignement est simple : ta progression n’est pas linéaire. Tu vas prendre des claques, perdre des combats que tu pensais gagner, douter de ta légitimité. Ce que montre Padula, c’est qu’en restant fidèle à ta routine, en ajustant ton travail au lieu de tout remettre en question, tu peux franchir des paliers longtemps après que d’autres ont arrêté d’y croire.

Voilà ce qu’on peut retenir comme piliers de sa trajectoire :

  • RĂ©gularitĂ© : sĂ©ances maintenues mĂŞme dans les pĂ©riodes de baisse de motivation.
  • ClartĂ© des objectifs : saison construite autour des phases importantes (ligue, Open de France).
  • Adaptation : Ă©volution du style avec l’âge, plus tactique, plus Ă©conome.
  • Environnement : club structurĂ©, coach impliquĂ©, partenaires sĂ©rieux.

Au final, la qualif pour les finales nationales n’est pas un miracle. C’est la conséquence logique d’un mode de vie de boxeur assumé, dans lequel chaque choix quotidien compte, même ceux qui paraissent insignifiants sur le moment. C’est cette logique-là que tout pratiquant peut voler à Thomas, même sans viser les podiums.

Stephan Delaire, la relève : apprendre à encaisser les revers pour progresser

Toute belle histoire de performance cache un autre versant : celui de ceux qui n’ont pas passé le cut, mais qui posent les bases des victoires de demain. Stephan Delaire, 22 ans, tireur de Boxe française Académie, fait partie de cette catégorie-là. Engagé lui aussi sur les sélections régionales, il n’a pas réussi à décrocher son ticket pour les finales nationales. Mais il repart avec un bagage qui vaut parfois plus qu’un simple podium : l’expérience brute.

Stephan n’arrive pas de nulle part. Il conserve son titre de champion départemental, preuve qu’il n’est pas là pour faire de la figuration. Ce niveau, beaucoup aimeraient déjà l’atteindre. Pourtant, le fossé entre un titre départemental et une qualif nationale existe. Il se creuse sur la densité du plateau, le rythme des assauts, la variété des profils affrontés. C’est souvent dans cette zone grise qu’on voit qui a vraiment le mental de boxeur pour continuer à avancer.

Pour lui, ce week-end de sélection a été un test grandeur nature. Opposition relevée, pression plus forte, regard du club, envie de bien faire. Quand tu échoues à cette étape, tu as deux options. Soit tu te cherches des excuses (“mauvais tirage”, “arbitrage”, “pas mon jour”), soit tu fais ce que les vrais fighters font : tu regardes froidement ce qui a coincé. Cardio insuffisant ? Gestion du stress ? Stratégie pas claire ? C’est ce genre d’analyse que son coach, Jimmy Dorothée, mettra forcément en place avec lui.

C’est là que la notion de mindset combat prend tout son sens. La boxe, française ou anglaise, reste une école de frustration. Tu peux t’entraîner dur, être prêt, et quand même passer à côté. Ce n’est pas un bug, c’est la règle du jeu. Ceux qui progressent sont ceux qui acceptent cette réalité et qui restent au travail. Stephan, à 22 ans, est pile dans ce moment charnière : soit cette non-qualification devient une blessure qui le freine, soit elle devient le carburant qui le fait exploser dans un an ou deux.

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Pour toi qui lis ces lignes, peut-être en mode boxe débutant ou amateur en quête de repères, ce parcours parle fort. Il montre qu’un titre local ne suffit pas à se reposer. Il rappelle aussi qu’il ne faut pas sacraliser l’échec : perdre une sélection, ce n’est pas être “nul”. C’est recevoir une information : tu n’es pas encore au standard de l’étage supérieur. Nuance importante. À partir de là, la question devient simple : qu’est-ce que tu fais avec cette info ?

Dans un club comme Boxe française Académie, ce genre de revers est intégré dans la pédagogie. On revoit la préparation physique, on ajuste les drills, on augmente la qualité du sparring, on travaille la respiration et la gestion des émotions avant l’entrée sur le ring. Petit à petit, l’athlète se construit, pas seulement en muscles, mais en lucidité. Et ça, c’est le genre de capital qui paie longtemps.

Ce duo Padula–Delaire, c’est aussi une image forte pour tout le lifestyle boxeur : un combattant expérimenté qui ouvre la route, un jeune qui pousse derrière et qui apprend en regardant, en échangeant, en prenant des coups au propre comme au figuré. C’est ce mélange de générations qui garde une salle vivante, qui entretient la flamme et rappelle que chaque fighter, quel que soit son âge, a son chapitre à écrire.

Cap sur Calais : finales nationales de l’Open de France et mental de champion

Maintenant que le ticket est validé, la vraie question est simple : que se passe-t-il entre la qualif et les finales nationales de l’Open de France de boxe française à Calais ? C’est là que tout se joue. Les dates sont posées, les 9 et 10 mai, le lieu est connu, la pression monte. Mais un bon combattant sait que la pression, ça se prépare autant que la condition physique.

Pour Thomas Padula, le repos sera forcément court, mais il sera stratégique. Pas question de rester en mode “tout à fond” jusqu’à Calais. Il va devoir gérer une phase de récupération active, laisser le corps digérer les sélections, tout en gardant les automatismes. Ensuite viendra le temps du réglage fin : adapter le plan en fonction des styles qu’il pourrait rencontrer, travailler encore la précision des chassés, renforcer la vitesse d’exécution des liaisons pieds-poings. On n’invente pas un nouveau boxeur en quelques semaines, on polit ce qui est déjà là.

L’appui de Jimmy Dorothée dans son coin sera déterminant. Un bon coach, à ce niveau, c’est celui qui connaît mieux que toi tes signaux de fatigue, qui sait quand te pousser et quand te calmer. À Calais, le moindre détail compte : l’échauffement, le timing du repas, le choix de la musique dans le vestiaire, les derniers mots avant de monter sur le ring. Tout ça fait partie du mindset sportif du haut niveau, même en amateur.

Pour se préparer mentalement à ce genre de rendez-vous, un truc simple mais puissant : visualiser. Se voir sur le ring, sentir le bruit de la salle, entendre le gong, anticiper les moments de doute et la manière de les traverser. Beaucoup en parlent, peu le bossent sérieusement. Pourtant, ceux qui s’y collent voient la différence. Tu arrives moins surpris, moins envahi par le trac, plus prêt à exécuter ce que tu fais tous les jours en salle.

Tout le club sera derrière lui, et ça, ce n’est pas anecdotique. Quand tu sais que les gamins de l’école de boxe, les loisirs, les compétiteurs et même les parents suivent ton parcours, tu portes plus que ton propre nom sur le short. Tu portes celui de ta ville, de ta salle, de ton coach. Certains le vivent comme un poids, d’autres comme une source d’énergie. Vu la façon dont il a géré les sélections, il y a fort à parier que Thomas utilisera ce soutien comme un carburant supplémentaire.

Pour toi qui lis ces lignes et qui ne vises peut-être pas les championnats nationaux, il y a quand même une leçon directe à prendre. Chaque objectif que tu te fixes – perdre 5 kilos, passer ton premier combat amateur, tenir 10 rounds au sac sans lâcher – fonctionne comme un “mini Calais”. Tu peux :

  • Le dĂ©finir clairement (date, critère de rĂ©ussite, contexte).
  • Construire ta routine autour de lui (entraĂ®nement, nutrition sportive, sommeil).
  • GĂ©rer la pression en t’y projetant Ă  l’avance, au lieu de faire semblant qu’elle n’existe pas.

Au final, cette histoire de finales nationales, ce n’est pas seulement le récit d’un homme qui va tenter de décrocher le Graal pour Montech. C’est un rappel concret que le haut niveau commence bien avant le gong du premier assaut. Il commence dans chaque séance où tu refuses de te contenter de “c’est déjà pas mal”. Le ring de Calais, comme tous les rings, ne mentira pas. Il renverra simplement la vérité du travail accompli – ou pas.

Et c’est ça, la vraie beauté du mental de boxeur : tu peux en emprunter les codes pour ta vie, même sans jamais monter sur un podium. Objectif clair, discipline quotidienne, acceptation des revers, respect du chemin. Monte sur le ring, quel qu’il soit. Le reste, c’est de la littérature.

Qu’est-ce que l’Open de France de boxe française ?

L’Open de France de boxe française est une grande compétition nationale de savate qui réunit les meilleurs tireurs des ligues régionales. Les boxeurs doivent d’abord passer par des phases de sélection en ligue pour obtenir leur qualification. Les finales nationales, organisées sur un week-end, permettent de départager les meilleurs de chaque catégorie et de mesurer le niveau réel de la discipline en France.

Comment se prépare un boxeur pour les finales nationales ?

La préparation combine plusieurs axes : technique (travail des coups de pied et liaisons pieds-poings), préparation physique (cardio boxe, renforcement musculaire, explosivité), stratégie (analyse des styles d’adversaires, gestion de la distance) et mental (visualisation, gestion du stress, routines d’avant-combat). Le tout s’appuie sur une hygiène de vie solide : nutrition adaptée, sommeil suffisant et récupération structurée.

Quelle est la différence entre assaut et combat en boxe française ?

En assaut, la puissance est contrôlée et l’objectif est de montrer la meilleure technique possible : précision, vitesse, maîtrise. Les touches sont comptées, mais les coups ne doivent pas être portés à pleine puissance. En combat, la puissance est autorisée et la recherche du KO existe, même si elle reste encadrée. L’Open de France dont il est question ici se déroule en formule assaut.

Peut-on commencer la boxe française Ă  l’âge adulte ?

Oui, totalement. Beaucoup de pratiquants commencent la boxe française à 25, 30, 40 ans ou plus. Ils peuvent pratiquer en loisir, pour la forme et le mental, ou, avec un bon suivi et de la régularité, viser la compétition. L’important est d’intégrer une salle sérieuse, avec un encadrement qui respecte les étapes : apprentissage des bases, développement du cardio, travail du mental et mise en situation progressive (sparring encadré).

Quel matériel de base faut-il pour débuter la boxe française ?

Pour débuter, il faut au minimum une paire de gants adaptés, des chaussures de boxe souples, un protège-dents, un coquille ou protège-pubis, et éventuellement des protège-tibias selon les consignes du club. Beaucoup de clubs prêtent du matériel pour les premières séances, mais investir rapidement dans ton propre équipement permet de t’entraîner plus régulièrement et dans de meilleures conditions d’hygiène et de confort.

Source: www.ladepeche.fr

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