Quatre boxeurs, un même blason, un même cri silencieux : aller le plus loin possible aux phases finales amateurs d’Olhain. Ce week-end, le Trégor Boxing débarque dans le Pas-de-Calais avec une armada rare pour un club costarmoricain : Enzo Poirier, Sami Diguerher, Florian Le Boubennec et Dawson Adelles. Quatre styles, quatre trajectoires, une seule ambiance : celle d’une équipe qui ne vient pas pour “participer”, mais pour mordre dans chaque reprise. Là où d’habitude un seul Lannionnais tient le choc jusqu’à ce niveau, ils seront cette fois quatre à monter sur le ring du Parc d’Olhain, près d’Arras, Béthune et Lens. Pour la boxe amateur bretonne, c’est un tournant. Pour le Trégor Boxing, c’est la preuve qu’un club de ville moyenne peut se hisser au niveau des grosses structures nationales quand la discipline, le mental de boxeur et l’entraînement boxe sont alignés.
Ces phases finales, ce n’est pas un gala local où on vient tester ses gants neufs. C’est le dur du dur : championnats de France amateurs et Tournoi national pour les boxeurs à moins de 15 combats. Enzo arrive lancé par une victoire 4-1 à Paris, avec une revanche en tête contre Massimo Pauget. Sami, double champion de France, change de catégorie vers les moins de 90 kg et débarque tête de série numéro un, prêt à affronter Abdelaziz Sali. Florian profite d’un forfait pour se hisser directement en demi-finale du Tournoi national, pendant que le lourd Dawson, titré en Bretagne, rêve d’enchaîner avec une finale dès ce week-end. Derrière ces noms, il y a un message simple pour tous ceux qui lisent : on ne naît pas prêt, on se prépare. Leur aventure raconte ce que peuvent donner des années de grind, de cardio boxe, de sparring et de doutes avalés plutôt que subis. Et surtout, ça donne envie d’enfiler soi-même les gants.
En bref :
- Quatre boxeurs du Trégor Boxing en phases finales amateurs à Olhain : un fait historique pour la boxe costarmoricaine.
- Enzo Poirier (-80 kg) arrive après une victoire 4-1 à Paris et retrouve Massimo Pauget pour une revanche en quart.
- Sami Diguerher (-90 kg), double champion de France, est tête de série n°1 et vise une nouvelle finale nationale.
- Florian Le Boubennec (-70 kg) est directement propulsé en demi-finale du Tournoi national après le forfait de son adversaire.
- Dawson Adelles (+90 kg), champion de Bretagne, joue une demi-finale du Tournoi national avec la finale en ligne de mire.
- Cette aventure met en lumière le mindset sportif, la discipline et le lifestyle boxeur qui font la force du club.
« Incroyable exploit » : quatre boxeurs du Trégor Boxing à Olhain, un signal fort pour la boxe amateur
Voir un club amateur envoyer un boxeur jusqu’aux phases finales nationales, c’est déjà une fierté. Mais quand ils sont quatre à porter les mêmes couleurs au même endroit, le même week-end, on parle d’un vrai basculement. Le Trégor Boxing, installé à Lannion, s’est longtemps battu dans l’ombre des grosses écuries. Peu de moyens, peu de lumière, mais énormément de boulot dans la salle, soirée après soirée. Ce week-end à Olhain, ce travail sort des quatre murs du club pour exploser au grand jour.
Pour la boxe amateur des Côtes-d’Armor, c’est presque du jamais-vu. Habituellement, la région se contente d’un représentant isolé en phases finales, parfois deux les bonnes années. Là , les sociétaires de Lannion arrivent en meute : deux engagés en championnats de France, deux au Tournoi national. Les chiffres sont clairs : cette génération du Trégor Boxing n’est pas là par hasard. Elle est le fruit d’un projet où l’on construit autant le mental de boxeur que la technique de frappe.
Dans les vestiaires, le mot qui revient, c’est « incroyable ». Pas dans le sens “miraculeux”, mais dans le sens “longtemps inimaginable”. Pendant des années, un seul nom sortait du lot : celui de Sami Diguerher, parti chercher ses titres nationaux et une place à l’INSEP. Aujourd’hui, Sami n’est plus l’exception isolée, mais le leader d’un groupe qui colle au niveau. Le club passe ainsi d’une logique de “one man show” à une vraie équipe structurée, avec plusieurs boxeurs capables de performer en championnat de France.
Pour mesurer l’impact, il suffit de se mettre à la place d’un jeune qui pousse la porte de la salle de Lannion. Il ne voit pas juste des affiches de champions passés, il voit des gars qu’il croise dans la rue partir au national. Il voit que la motivation sport et la préparation physique sérieuse peuvent transformer un quotidien banal en aventure intense. Le message est clair : tu viens t’entraîner ici, tu ne joues pas à la boxe, tu apprends à devenir un fighter.
Ce qui rend cet exploit encore plus solide, c’est le mix de profils envoyés au front. Pas quatre copies conformes, mais une vraie diversité : un technicien mobile en -80 kg, un cogneur expérimenté en -90, un styliste en -70, un lourd massif en +90. Quatre manières différentes d’incarner la boxe anglaise, quatre façons de montrer qu’un club peut former plusieurs types de boxeurs, pas un seul moule imposé. C’est cette variété qui fait d’Olhain une vitrine du travail de fond du Trégor Boxing.
Au-delà des résultats de ce week-end, une chose est déjà acquise : le nom du club tournera dans les conversations des coachs, des officiels, des autres boxeurs. Et quand un petit club commence à être cité régulièrement au niveau national, ça change la donne pour tout le monde. Pour le staff, pour les novices, pour la ville entière. Un exploit n’est pas juste un titre, c’est aussi l’impact durable qu’il laisse dans les têtes.

Les parcours des quatre talents : Poirier, Diguerher, Le Boubennec, Adelles
Derrière les gants et les protège-dents, il y a des histoires. Pour comprendre la portée de ce week-end à Olhain, il faut regarder comment ces quatre fighters en sont arrivés là . Parce qu’aucun d’eux n’a reçu de passe-droit. Chacun a encaissé, douté, repris l’entraînement boxe quand d’autres auraient lâché.
Enzo Poirier : la revanche comme carburant
Enzo Poirier, moins de 80 kg, arrive à Olhain avec un moteur : la revanche. Directement qualifié pour les huitièmes, il vient de sortir un Toulousain, Thomas Jeangeorges, sur le score de 4-1 à Paris. Dans son coin, on murmure que le 5-0 n’aurait choqué personne. Mais Enzo ne s’attarde pas sur la décision, il regarde déjà devant : un quart de finale contre Massimo Pauget. Ce nom lui parle, et pas en bien. L’an dernier, ce même adversaire l’avait stoppé en huitième, l’empêchant de franchir le cap qu’il n’a encore jamais dépassé.
Cette fois, il ne vient pas pour “tester”. Il arrive “en mode conquérant”, avec un objectif simple : casser ce plafonnage en quarts. Son style, c’est celui d’un boxeur mobile, qui bosse beaucoup au jab, qui aime construire ses attaques plutôt que balancer des bombes au hasard. Il a passé l’année à renforcer son cardio boxe, à travailler des enchaînements plus propres, et surtout à apprendre à gérer la pression des grands rendez-vous. À ce niveau, le talent ne suffit plus : le mindset sportif pèse autant que le bras arrière.
Sami Diguerher : le double champion qui change de catégorie
Sami Diguerher, c’est le visage le plus connu du lot. Double champion de France, finaliste la saison précédente, déjà passé par les structures nationales, il est souvent parti seul représenter le Trégor Boxing. Cette année, il ne vient plus isolé : il arrive avec sa team. Et il ne revient pas dans la même catégorie. Le Lannionnais a glissé vers les moins de 90 kg, où il se présente en tête de série numéro un. Statut assumé, pas décoratif.
À Olhain, son premier obstacle s’appelle Abdelaziz Sali, un boxeur de La Rochelle. Ils se retrouvent en quart de finale des championnats de France, avec en ligne de mire une demi dès le lendemain si tout se passe bien. Et derrière, une possible finale à La Rochelle, le 24 janvier. L’ironie du calendrier : se qualifier face à un boxeur rochelais pour aller finir le travail dans sa ville. Le genre de scénario qui nourrit un vrai mental de boxeur.
Florian Le Boubennec : l’opportunité à saisir
Florian Le Boubennec, moins de 70 kg, suit une trajectoire différente. Engagé dans le Tournoi national réservé aux boxeurs de moins de 15 combats, il devait boxer en quart de finale à Paris. Mais le destin a décidé de lui offrir un passage express : son adversaire déclare forfait. Résultat : Florian se retrouve directement propulsé en demi-finale à Olhain. Face à lui, un certain Bilel Zahraoui, déjà qualifié d’office à ce stade.
Certains pourraient croire que c’est une “aubaine facile”. En réalité, c’est un piège mental. Arriver en demi sans avoir boxé juste avant, ça veut dire gérer le stress différemment, entrer directement dans le dur sans round de chauffe en compétition. Florian devra s’appuyer sur son entraînement boxe à la salle pour se mettre à la bonne température dès la première seconde. À ce niveau, la discipline à l’entraînement vient compenser l’absence de combat juste avant.
Dawson Adelles : le lourd qui monte en puissance
Enfin, il y a Dawson Adelles, engagé en plus de 90 kg au Tournoi national. Champion de Bretagne décroché à Plérin en décembre, il débarque à Olhain avec une ceinture régionale fraîchement gagnée et une envie claire : montrer qu’il ne s’agit pas d’un titre isolé. En demi-finale, il croise Sami Tamalouh, un lourd de Saint-Avold. S’il passe, c’est la finale dès le lendemain. Chez les lourds, une seule erreur peut tout faire basculer. Mais une seule bonne main peut écrire une histoire.
Dawson n’est pas juste un “gros gabarit”. Il a travaillé son jeu de jambes, sa gestion de distance, sa défense. Les lourds modernes ne peuvent plus se contenter de tenir debout et de balancer. Pour exister, il lui a fallu mettre à niveau son cardio boxe et accepter des séances de préparation physique où les poumons brûlent. Ce week-end, chaque montée sur le ring sera un test de ce travail invisible.
Mis bout à bout, ces quatre parcours racontent la même vérité : la boxe ne donne rien gratuitement. Tout se paie à l’entraînement, et tout se récolte, un soir, sous les projos d’un tournoi national.
Entraînement, mental de boxeur et grind du Trégor Boxing
Si ces quatre combattants se retrouvent à Olhain, ce n’est pas parce qu’ils ont tous “du talent”. C’est surtout parce qu’ils ont subi la même école : celle d’un club où la préparation physique, le mindset combat et la discipline ne sont pas des mots-clés Instagram, mais des habitudes. Le Trégor Boxing, c’est une salle où la lumière des néons se mêle à la buée des respirations quand le rythme monte.
Leur semaine type ne ressemble pas à un programme “bien-être”. Elle ressemble à ça : travail de technique de frappe sur les pattes d’ours, rondes interminables au sac lourd, sparring contrôlé mais engagé, répétition de schémas tactiques, drills défensifs jusqu’à ce que les réflexes sortent tout seuls. La base est toujours la même : répéter, corriger, recommencer. Rien de spectaculaire à première vue, mais c’est ce grind silencieux qui produit des boxeurs prêts pour les phases finales.
Un club, une mentalité commune
Dans ce genre de club, on ne parle pas en termes de “clients” ou de “public cible”. On parle de groupe, de “ceux qui étaient là mardi quand ça brûlait dans les cuisses”. Les anciens tirent les jeunes vers le haut, les compétiteurs montrent la voie, mais chacun prend aussi ses responsabilités. Quand Sami dit : « On part en équipe, groupés, motivés et prêts à se tirer vers le haut », ça résume l’ambiance. Personne ne se cache derrière le talent du voisin.
Cette mentalité se construit aussi dans les moments où tout va mal. Blessures, défaites, décisions serrées, quart de finale qui ne passe pas. C’est là que se fabrique le mental de boxeur. À chaque retour d’un championnat, même déçu, le message dans la salle est le même : “On analyse, on corrige, on rebosse.” Rien que pour Enzo, ce retour en quart contre Pauget tient d’un long chemin où il a dû avaler la frustration de l’an dernier sans se chercher d’excuse.
Les piliers de leur préparation
Concrètement, le Trégor Boxing repose sur plusieurs axes forts. Pour un lecteur qui veut s’en inspirer, voilà ce qui ressort clairement de leur fonctionnement :
- Volume de travail régulier : plusieurs séances par semaine, avec un équilibre entre technique, cardio, et sparring.
- Focus sur les bases : jab, garde, déplacement, esquive. Rien de sexy, mais tout ce qui gagne des combats.
- Intensité progressive : montée du rythme à l’approche des compétitions, respect de la récupération.
- Culture du respect : respect des coachs, des partenaires, des horaires, du matériel de boxe.
- Objectifs clairs : chaque boxeur sait ce qu’il vise (titre, expérience, montée de catégorie).
Ce ne sont pas des secrets de sorcier. Mais très peu appliquent ça sérieusement. Eux, si. Et ça finit par se voir au niveau national.
Au final, ce week-end à Olhain est bien plus qu’un déplacement sportif. C’est un test grandeur nature du modèle Trégor Boxing. S’il fallait résumer leur philosophie en une phrase, ce serait celle-ci : « T’encaisse, tu bosses, tu reviens plus fort. »
Ce que leur aventure explique sur la boxe, le mental et le lifestyle boxeur
Regarder ces quatre boxeurs, c’est voir une version accélérée de ce que la boxe peut apporter à n’importe qui. Même si tu ne montes jamais en championnat de France, le chemin qu’ils ont pris dit quelque chose de très simple : la boxe est une école de réalité. Pas de filtres, pas de retouches. Juste toi, ta respiration, tes doutes et ce que tu en fais.
Leur lifestyle boxeur ne se résume pas à poster des photos de gants. C’est refuser la troisième bière un samedi parce que tu sais que le footing du lendemain va piquer. C’est adapter ta nutrition du fighter pour ne pas exploser la balance la semaine de la pesée. C’est gérer ton sommeil comme un vrai outil de performance. Rien de glamour, mais tout est utile.
Ce style de vie, on le voit par exemple chez un gars comme Florian. Avec moins de 15 combats, il aurait pu se contenter de “prendre de l’expérience”. Pourtant, il vit cette demi-finale comme une opportunité d’installer des habitudes de pro : sérieux à la pesée, échauffement calibré, visualisation du combat. Ce n’est pas réservé à l’élite. Tout sportif qui veut monter son niveau peut copier ces routines.
La boxe, c’est aussi apprendre à perdre sans se briser. Enzo l’a vécu quand il s’est fait sortir l’an dernier en huitième. Tu peux transformer ça en étiquette (“je bloque en quart”) ou en carburant. Lui a choisi l’option carburant. Il a repris chaque détail : cardio, placement, gestion de la distance. Résultat : le voilà qui revient, plus complet, plus calme, plus dangereux. C’est du pur mindset combat : ne jamais laisser une défaite définir qui tu es.
Quant à Dawson, il incarne une autre leçon clé : assumer son identité. En lourd, les clichés pleuvent : “lent”, “bourrin”, “juste la puissance”. Pour casser ça, il a bossé comme un acharné : corde à sauter, déplacements latéraux, travail de buste. Son objectif n’est pas seulement de gagner, mais de montrer qu’un lourd peut être intelligent, mobile, tactique. N’importe quel lecteur qui se croit “trop ceci” ou “pas assez cela” peut s’y retrouver : ta case de départ ne t’enferme pas, c’est ton boulot qui te redessine.
Cette aventure d’Olhain envoie donc un message simple à tous ceux qui hésitent à monter sur le ring ou à reprendre le sport : tu n’as pas besoin d’être déjà fort pour commencer. Tu as besoin d’être honnête, régulier et prêt à encaisser les phases où tu stagnes. Le reste, ce sont des rounds qui s’enchaînent.
À retenir de l’exploit d’Olhain : leçons concrètes pour ta propre progression
Tout ce qui se joue ce week-end à Olhain peut sembler loin de ton quotidien. Pourtant, si tu regardes de près, tu peux en tirer des règles simples pour ta propre progression, que tu sois boxeur débutant, sportif confirmé ou juste quelqu’un qui veut reprendre le contrôle sur sa routine.
D’abord, il y a la notion de niveau par palier. Enzo n’a pas explosé les quarts du premier coup. Sami n’a pas raflé ses titres d’entrée de jeu. Dawson n’a pas gagné la Bretagne sans se planter sur d’autres rendez-vous. Florian ne se retrouve pas en demi par hasard, même avec un forfait en face. Chacun a validé des étapes : département, régional, interrégional, national. La leçon : vise le palier au-dessus, pas la marche finale d’un coup.
Ensuite, la gestion du temps et de l’énergie. Ces boxeurs savent que les semaines avant un championnat ne sont pas comme les autres. Ils réduisent le bruit : moins de sorties, plus de récupération active, une alimentation plus contrôlée. Pas besoin de devenir moine, mais si tu veux progresser, tu dois accepter de prioriser. C’est vrai en boxe, en business, en études. Tu ne peux pas tout faire à fond en même temps.
Pour résumer ces dynamiques, un tableau clair permet de visualiser où chacun en est et ce que ça implique comme état d’esprit :
| Boxeur | Catégorie | Compétition | Étape atteinte | Objectif mental |
|---|---|---|---|---|
| Enzo Poirier | -80 kg | Championnat de France amateur | Quart de finale | Briser le plafond des quarts, prendre sa revanche |
| Sami Diguerher | -90 kg | Championnat de France amateur | Quart de finale (tête de série n°1) | Assumer son statut, viser une nouvelle finale |
| Florian Le Boubennec | -70 kg | Tournoi national (< 15 combats) | Demi-finale | Entrer dans le dur sans round de chauffe |
| Dawson Adelles | +90 kg | Tournoi national (< 15 combats) | Demi-finale | Confirmer son titre de Bretagne, rester lucide malgré la puissance |
Si tu veux transposer ça dans ton propre quotidien, retiens quelques points d’ancrage :
- Frappe un peu chaque jour : même 20 minutes de shadow boxing, de corde ou de sac valent mieux qu’un “gros” entraînement qu’on ne fait jamais.
- Soigne les bases : garde haute, respiration, jambes actives. En boxe comme dans la vie, ce sont les fondamentaux qui tiennent quand ça secoue.
- Accepte la galère : les semaines où tu stagnes font partie du jeu. C’est là que tu construis le mental, pas sur les soirs faciles.
- Reste entouré : une équipe comme celle du Trégor Boxing montre que personne ne progresse vraiment seul.
Au final, l’exploit d’Olhain ne tient pas seulement au nombre de boxeurs engagés. Il tient surtout à ce qu’il prouve : avec du travail honnête, de la discipline et un vrai collectif, un petit club peut faire du bruit au niveau national. À toi maintenant de voir ce que tu fais de ce genre d’histoire : spectateur, ou acteur.
Qu’est-ce que le Tournoi national pour boxeurs Ă moins de 15 combats ?
Le Tournoi national est une compétition officielle de boxe anglaise amateur réservée aux boxeurs qui comptent moins de 15 combats. Il permet aux jeunes compétiteurs ou à ceux qui montent progressivement de se confronter à un niveau élevé sans tomber directement sur les cadres les plus expérimentés des championnats de France. C’est une étape idéale pour gagner de l’expérience, tester son mental et valider son entraînement avant d’affronter le très haut niveau.
Quelle est la différence entre le championnat de France amateur et le Tournoi national ?
Le championnat de France amateur réunit les meilleurs boxeurs de chaque région, souvent les plus expérimentés, qui se disputent le titre national dans chaque catégorie de poids. Le Tournoi national, lui, est réservé aux boxeurs ayant moins de 15 combats officiels. Les deux compétitions sont exigeantes, mais le championnat de France représente l’échelon le plus élevé, tandis que le Tournoi national sert de tremplin vers ce niveau.
Comment s’entraĂ®ner comme un boxeur du TrĂ©gor Boxing ?
S’entraĂ®ner comme un boxeur du TrĂ©gor Boxing, c’est combiner plusieurs Ă©lĂ©ments : 2 Ă 4 sĂ©ances techniques par semaine (gants, sacs, pattes d’ours), du cardio boxe (corde, footing, intervalles), du renforcement physique (gainage, squats, pompes) et du sparring encadrĂ© pour mettre tout ça en situation rĂ©elle. Le plus important reste la rĂ©gularitĂ©, la discipline et le respect de la rĂ©cupĂ©ration pour Ă©viter les blessures et progresser sur la durĂ©e.
Faut-il viser la compétition pour profiter des bienfaits de la boxe ?
Non, la compétition n’est pas obligatoire pour tirer profit de la boxe. Le simple fait de s’entraîner sérieusement améliore le cardio, la coordination, la confiance et le mental. Par contre, se fixer des objectifs concrets – même un simple assaut à la salle ou un test de trois rounds – aide à structurer son entraînement et à rester motivé. La logique est la même que pour ces boxeurs : un objectif clair, adapté à ton niveau, pour te pousser à bosser.
Quel niveau faut-il avoir pour intégrer un club comme le Trégor Boxing ?
Aucun niveau préalable n’est nécessaire. La plupart des clubs de boxe anglaise, comme le Trégor Boxing, accueillent aussi bien les débutants que les compétiteurs confirmés. On t’apprend les bases : garde, déplacements, coups simples, défense. Ensuite, si tu veux aller vers la compétition, tu montes progressivement les marches avec l’aide des coachs. L’essentiel est d’arriver avec du respect, l’envie d’apprendre et la volonté de bosser dur.
Source: www.letelegramme.fr


