Boxe : Le Gash Boxing éclaire le département avec cinq champions couronnés

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Tout le monde parle des grandes salles vitrées et des champions qui passent à la télé, mais pendant ce temps, dans un coin de Perpignan, un club tout récent vient de faire un bruit énorme. Le Gash Boxing aligne dix boxeurs, décroche cinq titres de champions départementaux et secoue d’un coup la hiérarchie locale. Pas de storytelling artificiel ici : une salle partagée, des gants usés, un cadre technique passé par le ring pro, et surtout des gamins et des adultes qui ont décidé de se sortir les tripes à l’entraînement. Résultat : la lumière se braque sur eux, et tout un département découvre qu’un nouveau foyer de fighters est en train de naître.

En quelques mois seulement, ce club adossé à une association de quartier est passé de l’ombre à une vraie reconnaissance sportive. Cinq champions sacrés sur dix engagés, ça ne sort pas de nulle part. Derrière ces titres, il y a une méthode de travail, un état d’esprit et une ambiance de salle qui mélange boxe anglaise, cardio, discipline et solidarité. Des créneaux dédiés aux loisirs, d’autres aux compétiteurs, un coach qui connaît la sueur des vestiaires pro et un président qui voit plus loin que la simple pratique sportive. Ce qui se joue au Gash Boxing dépasse les médailles : c’est une façon de prouver qu’avec une structure simple mais solide, un bon mental de boxeur et une vraie motivation sport, on peut faire émerger des champions… et surtout changer des trajectoires de vie.

En bref

  • Cinq titres dĂ©partementaux obtenus par le Gash Boxing sur dix boxeurs engagĂ©s, dès sa première participation.
  • Un club jeune, nĂ© grâce Ă  l’association Coaching et disciplines mixtes Ă  Perpignan, qui partage une salle d’entraĂ®nement avec un autre club pied-poing.
  • Un cadre technique expĂ©rimentĂ©, ancien boxeur pro, qui structure l’entraĂ®nement boxe autour de la rigueur, du cardio et du mental.
  • Plus de 70 adhĂ©rents, entre pratiquants loisirs et compĂ©titeurs, organisĂ©s en crĂ©neaux prĂ©cis pour progresser sans se marcher dessus.
  • Un vĂ©ritable outil social pour le quartier : discipline, respect, esprit de club et mindset sportif mis au service des jeunes comme des adultes.

Gash Boxing, un jeune club de boxe qui frappe fort dès ses premiers championnats

Quand un club débarque pour la première fois aux championnats départementaux de boxe et repart avec cinq champions sur dix engagés, ce n’est pas un hasard, c’est un signal. Le Gash Boxing, né à Perpignan il y a peu, a fait exactement ça lors d’une compétition organisée à Elne, dans les locaux d’un autre club symboliquement nommé “L’ombre à la lumière”. Difficile de trouver meilleure métaphore : ce jour-là, la lumière a clairement pivoté vers cette structure encore inconnue de beaucoup.

Face aux clubs installés depuis des années, voir une équipe de novices administratifs – mais pas novices en mental – grimper sur les podiums, ça surprend toujours. Les boxeurs du Gash, filles et garçons confondus, ont aligné les rounds propres, sérieux, sans jouer les stars. Cinq d’entre eux repartent avec le titre de champions des Pyrénées-Orientales et surtout un billet pour les championnats régionaux. Un passage express de la scène locale à un niveau supérieur, qui montre à quel point une bonne préparation physique, un encadrement solide et un vrai mindset peuvent bousculer l’ordre établi.

Cette performance n’est pas juste un résultat sportif, c’est un message. Pour les clubs qui hésitent à se lancer en compétition, ça prouve qu’on n’a pas besoin d’attendre dix ans pour exister. Pour les pratiquants qui rêvent sans oser, ça montre que tout peut s’accélérer dès qu’on décide de passer du mode “loisir tranquille” à “je monte sur le ring pour de vrai”. Et pour le département, c’est la preuve que la boxe n’est pas figée dans ses vieux réflexes, qu’elle se renouvelle par des structures jeunes, dynamiques, connectées au terrain.

Ce qui rend l’histoire encore plus marquante, c’est le timing. Le Gash Boxing a ouvert ses portes seulement quelques mois avant ces championnats, après un été passé à donner des cours en plein air pour les jeunes du quartier. En gros, on est passé des tapis posés dehors au Champ-de-Mars à une vraie salle, puis à des titres officiels. Ça va vite quand la base est saine : une pratique intense, pas de discours pompeux, juste des rounds, du travail au sac et du sparring régulier.

Dans un contexte où la boxe anglaise retrouve la cote auprès des jeunes, ce type de réussite locale donne envie. Les gamins qui voyaient la boxe uniquement sur YouTube ou TikTok voient maintenant des voisins, des copains, revenir avec une ceinture ou un trophée. C’est concret. Ça donne envie de chausser les gants, pas seulement de liker des vidéos. Et c’est exactement là que Gash Boxing commence à “éclairer le département” : en créant des modèles accessibles, à portée de quartier.

Au final, ce premier coup d’éclat n’est probablement que le début. Quand un club réussit à transformer son énergie brute en titres dès sa première apparition, c’est qu’il y a un noyau solide. Le reste, ce sera de la continuité : garder la faim, refuser de se reposer sur ces cinq couronnes, et maintenir cette culture du ring où chaque combat se gagne bien avant la cloche, à l’entraînement.

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Un club ancré dans les championnats départementaux et tourné vers le régional

Les titres départementaux ne sont pas une fin en soi, mais un tremplin. Grâce à ces cinq couronnes, les boxeurs du Gash se retrouvent qualifiés pour les championnats régionaux qui se tiennent à la mi-mars. Là, le niveau monte, les styles se diversifient, et les erreurs se payent cash. C’est justement dans ces contextes-là que l’on voit si une structure est construite sur du sable ou sur du béton.

Pour ce type de club, la marche régionale n’est pas qu’un défi sportif ; c’est une école accélérée. Les boxeurs apprennent à voyager, à gérer une autre atmosphère de salle, un autre arbitrage, une autre tension. Ils se frottent à des adversaires qui ont parfois plus d’expérience, plus de combats, plus de repères. Mais la beauté de la boxe, c’est que les fiches de combat ne montent pas sur le ring : seulement deux gants, deux cœurs et un mental qui tient (ou qui lâche).

Ce passage du local au régional permet aussi au club de se faire un nom. Les coachs des autres départements retiennent ces nouveaux maillots, ces nouveaux visages. On commence à demander : “C’est qui ce gamin de Perpignan ?” ou “Elle vient d’où cette boxeuse ?”. Ce bouche-à-oreille de vestiaire, c’est le début d’une vraie reconnaissance dans le milieu. Et pour les jeunes du Gash, ça installe une nouvelle vérité : ils ne sont plus “ceux d’un petit club récent”. Ils sont désormais “ceux qu’il va falloir surveiller dans le coin bleu ou rouge”.

Cette dynamique régionale, si elle est bien gérée, construit aussi le futur du club. Elle donne des responsabilités aux encadrants, qui doivent adapter les plans d’entraînement, travailler la préparation mentale, affiner la stratégie de chaque boxeur. On n’envoie pas un champion départemental au casse-pipe sans plan ; on construit avec lui une feuille de route claire, des axes de progression, des objectifs réalistes mais ambitieux. C’est là que la différence se fait entre un one shot et une vraie trajectoire.

En bref, ces cinq titres ne sont pas un plafond, mais un plancher. Une base solide pour monter encore d’un étage, sans perdre ce qui fait l’âme du club : la sueur, l’humilité et l’envie d’en découdre proprement.

Des entraînements de boxe construits pour forger des champions et des caractères

Derrière chaque titre, il y a toujours les mêmes ingrédients : un sac de frappe qui prend cher, des cordes à sauter qui claquent au sol, des rounds de sparring qui durent plus longtemps dans la tête que sur le chronomètre. Au Gash Boxing, l’entraînement boxe n’est pas une simple activité après le boulot, c’est une vraie routine pensée pour développer le cardio boxe, la technique de frappe et surtout le mental de boxeur.

La salle tourne sur deux gros blocs : les séances loisirs en milieu de journée, et les séances compétiteurs en soirée. Les premiers viennent chercher de la condition physique, de la confiance, une façon différente de faire du sport. Les seconds viennent préparer des combats, affûter leurs enchaînements, apprendre à rester lucides avec le cœur qui cogne à 180. Même lieu, même sueur, mais pas les mêmes objectifs. Cette organisation évite l’effet “salle fourre-tout” où tout le monde fait un peu de tout et personne ne progresse vraiment.

Sur le ring et aux sacs, les bases sont non négociables : garde haute, appuis solides, respiration contrôlée. La technique de boxe anglaise est travaillée comme un langage : jab, direct arrière, crochets, uppercuts, esquives, déplacements. Pas besoin de termes savants, mais une exigence sur chaque détail. Un jab ballerine, sans engagement, ne sert à rien. Une garde qui tombe au retour du crochet, c’est un billet direct pour un compte de huit. L’œil du cadre technique, habitué aux combats pros, capte tout ça à la seconde.

Sur la partie préparation physique, le club n’a rien d’une salle de muscu de centre-ville. Pas de machines tape-à-l’œil, juste l’essentiel : sacs lourds, paos, cordes, medecine balls, step, parfois quelques kettlebells. Le but : développer un corps de boxeur, pas un corps de vitrine. Travail d’intervalle pour tenir les rounds, renforcement du gainage pour encaisser et frapper sans se démonter le dos, exercices explosifs pour accélérer quand l’adversaire fatigue. La boxe, c’est un sprint dans un marathon ; le corps doit savoir alterner les deux.

Un autre point fort de ce club, c’est le soin apporté au sparring. Ici, pas question d’envoyer deux débutants se démonter les dents pour “voir ce qu’ils valent”. Les oppositions sont préparées, dosées, encadrées. Des rounds légers pour tester la distance et les réflexes, des séquences plus intenses pour habituer le mental à la pression. On apprend à toucher sans se crisper, à encaisser sans se désunir, à rester lucide même quand ça chauffe. Le sparring bien géré, c’est la formation accélérée d’un vrai combattant.

Au final, cette façon de structurer l’entraînement ne forme pas seulement des boxeurs qui gagnent en compétition. Elle façonne des gens qui apprennent à se battre proprement, à respecter leur corps, leurs partenaires et leurs adversaires. Des gens qui sortent de la salle en sachant une chose : ce n’est pas le talent qui les fera tenir sur la durée, c’est la discipline.

Une journée type au Gash Boxing : du loisir au haut niveau

Pour comprendre comment ce club produit cinq champions en un seul championnat, il suffit de regarder une journée type. Le matin, la salle dort encore, mais déjà certains compétiteurs ont leurs routines personnelles : footing léger, mobilité, shadow boxing dans leur salon. Rien de glamour. Juste la réalité du grind : s’échauffer tôt pour que le corps reste prêt à absorber la séance du soir.

Autour de midi, les créneaux loisirs s’ouvrent. Là, tu retrouves des salariés, des étudiants, parfois des parents qui viennent “se défouler”. En réalité, ils viennent surtout se découvrir. Après un échauffement nerveux – corde, mobilité articulaire, quelques déplacements – place aux ateliers : sac de frappe, travail en binôme avec les pattes d’ours, quelques exercices de renforcement. Le coach insiste sur la technique de base, même pour ceux qui ne monteront jamais en compétition. Parce qu’une bonne gestuelle, c’est aussi éviter les blessures et se sentir vraiment progresser.

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En fin d’après-midi, la salle change d’ambiance. Les compétiteurs arrivent, certains encore en tenue de cours, d’autres avec leur sac de sport vissé à l’épaule. L’énergie se resserre. Après une mise en route au shadow boxing, les coachs organisent des blocs ciblés : par exemple, travail des sorties de cordes pour les poids légers, gestion de la pression pour les boxeurs plus physiques, ou encore combinaisons spécifiques pour préparer un adversaire connu en championnat régional.

Une à deux fois par semaine, des séances plus dures sont consacrées au sparring. Les anciens encadrent les plus jeunes, rappellent les règles d’or : contrôler la puissance, respecter la consigne, ne pas transformer l’opposition en street fight. C’est dans ces moments que l’on voit les caractères : certains doutent, reculent, d’autres se révèlent, acceptent le feu, apprennent à rester calmes avec une pluie de coups en face. Le mental de boxeur se forge ici, pas dans les grandes phrases motivantes.

À la fin de la séance, tout le monde est rincé. Mais paradoxalement, c’est souvent là que le vrai groupe se soude : discussions à chaud, analyses des rounds, blagues pour faire retomber la pression. Les plus jeunes regardent les compétiteurs comme des modèles, les compétiteurs se souviennent de leurs débuts et prennent un peu de temps pour les conseiller. Une salle qui vit, ce n’est pas seulement des sacs qui bougent, c’est un vestiaire qui respire le respect.

Cette régularité, cette rigueur tranquille, expliquent beaucoup plus les cinq titres que n’importe quel discours sur le talent. Parce que la vérité est simple : tu deviens ce que tu répètes. Ici, on répète les bons gestes, les bons efforts, les bons réflexes. Le reste suit.

Un état d’esprit de fighters : mental, motivation et discipline au Gash Boxing

Tu peux avoir le plus beau jab du département, si ta tête lâche, ton jab tombe avec. Au Gash Boxing, le mental n’est pas un supplément de luxe réservé aux pros, c’est le socle de tout le reste. La consigne est claire : la boxe n’est pas que du physique, c’est un sport où ton cerveau décide avant tes muscles si tu continues ou si tu poses un genou.

Les cinq champions du club ne sont pas seulement des techniciens, ce sont des têtes dures dans le bon sens du terme. Ils ont appris à arriver à l’heure, à finir les séries même quand les poumons brûlent, à encaisser un mauvais jour sans tout envoyer valser. La motivation sport ici n’est pas un grand discours sur les rêves ; c’est un rappel quotidien : “Tu veux progresser ? Ok, alors bosse.” Pas d’excuses météo, pas de “j’avais pas envie aujourd’hui”. Juste une règle tacite : tu viens, tu transpires, tu repars un peu meilleur.

L’encadrement insiste beaucoup sur la façon d’utiliser la boxe comme une école de vie. Se relever après un knock-down, ça ressemble beaucoup à se relever après un échec scolaire, pro ou perso. Apprendre à rester calme face à quelqu’un qui te fonce dessus, ça aide aussi à garder ses nerfs dans la vraie vie quand tout part en vrille. Ce n’est pas de la philo de comptoir, c’est du concret : le mindset sportif déborde du ring sur le reste de l’existence.

Un exemple typique : un des jeunes du club, venu à la base juste pour “se défouler”, a découvert qu’il avait un bon œil, un joli sens du timing. Au lieu de s’enflammer, les coachs l’ont cadré : trois séances minimum par semaine, carnet d’entraînement, objectifs précis en cardio. Au fil des mois, ce gamin, qui séchait parfois les cours avant, a commencé à appliquer la même discipline à ses études. Moins de nuits blanches, plus de régularité. Résultat : progrès à l’école, confiance qui remonte, et surtout la sensation d’avoir les manettes dans les mains.

Ce type de bascule n’est possible que parce que la salle respire une valeur clé : la responsabilité. Tu ne viens pas ici pour qu’on te flatte. Tu viens pour qu’on te rappelle que personne ne fera les pompes à ta place. Que si tu ne lèves pas les mains, c’est toi qui prends. Que si tu arrêtes de bosser, d’autres continueront, et tôt ou tard tu retomberas sur eux en compétition. C’est rude, mais c’est juste. Et dans un monde qui cherche souvent à éviter l’inconfort, cette vérité fait du bien.

Les routines mentales qui font tenir sur le ring et dans la vie

Au-delà des combinaisons et du cardio, le club a développé sans grands mots un ensemble de petites habitudes mentales qui, mises bout à bout, construisent un vrai mental de boxeur. La première, c’est la visualisation simple. Avant un assaut, un combat ou même un gros sparring, beaucoup des boxeurs ferment les yeux quelques secondes, se revoient en train de sortir de la corde, de remettre un jab propre, de ressortir en gardant leur sang-froid. Rien de mystique, juste un cerveau qui se met en condition.

La deuxième routine, c’est le focus sur l’action suivante. Quand un boxeur du Gash prend un coup propre, les coachs ne le laissent pas se noyer dans le “pourquoi”. La consigne est immédiate : “Ok, il t’a touché. Qu’est-ce que tu fais maintenant ?” On sort de l’émotion, on revient dans le plan. Même logique dans la vie : tu te plantes à un examen, tu rates un entretien, tu ne passes pas une sélection. Tu peux rester à ruminer, ou tu peux préparer ton prochain round. Ici, on choisit la deuxième option.

Troisième habitude : le respect du rituel. Beaucoup de compétiteurs ont leur petite séquence avant une séance : mettre les bandes toujours dans le même ordre, faire quelques mouvements de shadow devant le miroir, saluer le coach, vérifier leurs lacets. Ce rituel n’est pas une superstition ; il sert à dire au cerveau : “On y est. On passe en mode combat.” C’est un bouton mental, et il devient précieux quand le stress commence à cogner.

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Enfin, le club insiste sur un point que beaucoup oublient : savoir encaisser la fatigue sans perdre la tête. Pendant certains circuits, les coachs placent volontairement des phases très dures en fin de séance, quand tout le monde est déjà cramé. L’objectif n’est pas de casser les corps, mais de voir comment chacun réagit. Celui qui baisse les bras, celui qui râle, celui qui continue en serrant les dents. Peu à peu, les mêmes qui lâchaient au premier souffle court commencent à tenir une minute de plus, deux, puis trois. Le corps progresse, mais surtout le mental intègre une certitude : “Je peux aller plus loin que ce que j’imaginais.”

Ces routines simples, répétées jour après jour, créent des boxeurs capables non seulement de gagner des titres, mais aussi de traverser les galères de la vie avec un peu plus de calme et de force intérieure. Et pour beaucoup, c’est là la vraie victoire.

Un club de boxe comme moteur social et lifestyle de quartier

Le Gash Boxing n’est pas installé dans un centre commercial chic, mais dans une salle partagée, à quelques rues de la vie réelle. Deux clubs se partagent le même lieu : d’un côté le Gash orienté boxe anglaise et compétitions, de l’autre une structure pied-poing déjà active avec des cours donnés aux jeunes sur le Champ-de-Mars. Cette cohabitation crée une ambiance unique : mélange de styles, de générations, de niveaux, mais une même obsession commune pour les gants, la sueur et le respect.

Dans ce genre de salle, le lifestyle boxeur n’est pas une mise en scène Instagram, c’est une routine quotidienne. Les ados arrivent parfois avec leur sac d’école encore sur le dos, les adultes sortent du boulot, les plus jeunes viennent tenus par un parent. Une fois à l’intérieur, tout le monde devient boxeur ou apprenti boxeur. On pose le téléphone, on serre bien les bandes, on écoute les consignes. Le ring ne demande ni diplôme ni statut social, seulement de la présence et de la régularité.

Ce qui se construit ici ressemble à une vraie communauté. Les anciens montrent aux nouveaux comment tenir leurs gants, comment respirer sur le sac, comment ne pas s’exciter pour rien pendant un assaut. Ceux qui ont déjà combattu partagent leurs sensations d’avant-match, leurs peurs aussi, pour dédramatiser. Les plus timides, au début collés aux murs, finissent par monter sur le ring pour un exercice simple, un pas chassé, un jab, puis un enchaînement. La salle devient un lieu d’apprentissage social, pas seulement sportif.

Pour le quartier, ce club sert aussi de soupape. Plutôt que de traîner sans but, beaucoup de jeunes trouvent ici un cadre clair : des horaires, des règles, des objectifs, des adultes référents. Ils découvrent qu’on peut s’arracher dans un sport de combat sans partir en vrille dehors. Que la violence n’a rien à voir avec la boxe, parce qu’ici chaque coup a un cadre, un sens, un respect. C’est un message puissant, surtout dans un contexte où beaucoup confondent bagarre et noble art.

Organisation des séances, public varié et impact concret

Le Gash Boxing compte aujourd’hui plus de 70 adhérents, ce qui est énorme pour une structure aussi récente. Pour que tout ce monde progresse sans que la salle ne se transforme en chaos, l’organisation est millimétrée. Les créneaux loisirs se déroulent souvent en milieu de journée, sur la pause de midi, avec un public varié : salariés, étudiants, parents. L’objectif : transpirer, apprendre les bases, améliorer son cardio et sa coordination, sans pression de compétition.

Le soir, place aux compétiteurs. L’ambiance se durcit, sans perdre le respect. On y retrouve les cinq champions départementaux, mais aussi des boxeurs en construction qui visent les mêmes titres pour les saisons à venir. Ils travaillent sous l’œil du coach principal, qui adapte les séances selon les échéances. Un combat en approche ? On renforce le spécifique : travail en lignes, gestion de la distance de l’adversaire, simulation de rounds type.

Cette structuration claire permet à chacun de trouver sa place. Tu veux simplement garder la forme, perdre du poids, reprendre confiance ? Les cours loisirs sont faits pour toi. Tu veux te tester vraiment, goûter aux gants de l’adversaire, monter sur le ring avec un arbitre et un public ? Les créneaux compétiteurs t’ouvriront la route… si tu respectes le travail demandé. Pas de passe-droit, pas de fast track.

Pour illustrer cet impact concret, un rapide coup d’œil à la composition du club suffit :

Catégorie de pratiquants Objectif principal Type de séance
Loisirs adultes Condition physique, perte de poids, confiance Cardio boxe, technique de base, renforcement léger
Jeunes débutants Découverte de la boxe, canaliser l’énergie Jeux de déplacement, garde, coordination, sac léger
Compétiteurs régionaux Préparation aux championnats Sparring encadré, stratégie, préparation physique intense
Pratiquants “retour au sport” Reprendre une activité régulière Travail technique modéré, cardio progressif

Ce tableau montre une chose essentielle : le même club peut servir des profils très différents, tant qu’il reste fidèle à ses fondamentaux. Respect, travail, clarté des objectifs. Pas besoin de slogans sophistiqués pour que ça fonctionne ; il suffit d’une méthode simple, appliquée avec sérieux, jour après jour.

Et c’est exactement ce que fait le Gash Boxing : il offre au quartier un lieu où l’on vient pour boxer, progresser et se tenir droit. Les cinq titres départementaux ne sont que la partie visible. Le vrai travail se voit dans les regards qui changent, les épaules qui se redressent, et cette phrase qui revient souvent en sortant de la salle : “Ok. J’vais m’y remettre.”

Qui peut s’inscrire au Gash Boxing ?

Le club accueille tous les publics : jeunes, adultes, femmes et hommes, que tu sois totalement débutant ou déjà habitué aux sports de combat. Des créneaux spécifiques existent pour la boxe loisir et pour les compétiteurs, ce qui permet à chacun d’avancer à son rythme sans se sentir largué.

Faut-il déjà être en forme pour commencer la boxe au Gash Boxing ?

Non. L’entraînement est progressif et adapté. Tu peux arriver sans cardio ni technique, l’important est d’être régulier et prêt à bosser. Les coachs ajustent les exercices pour que tu progresses sans te blesser, que ton objectif soit la compétition ou simplement retrouver la forme.

Comment le club a-t-il obtenu cinq titres de champions départementaux ?

Le Gash Boxing a engagé dix boxeurs lors des championnats départementaux et a misé sur un gros travail de préparation : technique, sparring encadré et mental. Résultat, cinq d’entre eux ont remporté le titre dans leur catégorie, ce qui témoigne de la qualité de l’encadrement et du sérieux des entraînements.

Est-ce que la boxe convient à un débutant qui cherche surtout de la motivation pour le sport ?

Oui, et c’est même l’un des gros points forts de la boxe. Au Gash Boxing, la discipline, la régularité et le respect du cadre t’aident à retrouver une vraie motivation sport. En apprenant à te battre proprement sur le ring, tu développes un mental qui te servira aussi dans ton boulot, tes études et ta vie perso.

Y a-t-il du matériel spécifique à acheter pour commencer ?

Au début, le club peut souvent prêter gants et casques pour les premières séances. Rapidement, il est conseillé d’avoir ton propre matériel de boxe : bandes, protège-dents, gants adaptés à ton gabarit. C’est une manière de t’engager vraiment dans la démarche, tout en gagnant en confort et en hygiène.

Source: www.lindependant.fr

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