Elle avait conquis des titres loin de chez elle, affronté des soirées froides dans des salles anonymes, serré les dents sous les lumières crues des galas pro. Mais ce samedi 16 mai, Clothilde Del-Ben remet les gants dans un décor qui lui colle à la peau : Joinville, son terrain, son monde, son havre de paix. Au Royal Boxing, la boxeuse haut-marnaise vit un moment que beaucoup de fighters rêvent sans jamais le toucher : le premier grand combat pro à la maison, entourée de sa famille, de ses proches, de ses patients, de toute une ville qui a vu grandir la gamine devenue championne. Ce n’est pas juste un combat de plus sur un palmarès. C’est un retour aux sources chargé d’histoire, de doutes encaissés, de sacrifices silencieux et de ce mental de boxeur qu’on ne triche pas.
Sur le papier, l’affiche a de la gueule : quinzième combat professionnel pour Clothilde, ex-championne de France des coqs, face à la Colombienne Camila Vidal, boxeuse solide à la boxe agressive. Dans la réalité, c’est encore plus lourd : c’est la récompense d’années à jongler entre infirmière libérale et entraînement boxe, entre journées au bloc et soirées de sparring. Autour d’elle, le Royal Boxing transforme le gymnase du Champ-de-Tir en vraie arène : 26 combats, des jeunes en boxe éducative, des amateurs qui testent leurs limites, un frère prêt à passer pro, un coach qui préfère le travail dur au confort. Cette soirée, c’est un concentré de ce que la boxe anglaise fait de mieux : du grind, du respect, des risques, et une vérité simple qui claque comme un direct du droit : à la fin, peu importe où tu commences, ce qui compte, c’est comment tu reviens.
- Retour à domicile : premier combat professionnel de Clothilde Del-Ben à Joinville, là où elle a grandi, étudié, travaillé.
- Un palmarès solide : une ex-championne de France des coqs, avec déjà une dizaine de victoires chez les pros.
- Une soirée complète : 13 combats de boxe éducative, 12 combats amateurs, puis l’affiche pro en clôture.
- Adversité réelle : en face, la Colombienne Camila Vidal, boxeuse expérimentée avec plus de victoires que de défaites.
- Une double vie de combattante : infirmière libérale le jour, boxeuse professionnelle le soir, discipline et fatigue assumées.
- Un club en ébullition : Royal Boxing et BC Épernay, deux salles, un même objectif : former des fighters complets.
- Objectif mental de boxeur : peu importe le résultat, ce qui compte, c’est l’expérience, la progression et la capacité à revenir.
Clothilde Del-Ben, boxeuse professionnelle entre salle, hĂ´pital et mental de boxeur
Quand on parle de lifestyle boxeur, beaucoup imaginent uniquement les gants, les vestiaires et les ceintures. Dans le cas de Clothilde Del-Ben, la réalité est beaucoup plus brute. La journée, elle gère des soins lourds, des patients, des urgences en tant qu’infirmière libérale ou en bloc opératoire. Le soir, elle enfile les bandes, ajuste son protège-dents et repart pour une autre forme de combat. Cette double vie, c’est exactement ce qui forge un mental de boxeur : accepter la fatigue, gérer la pression, rester concentrée malgré la charge mentale.
Ceux qui bossent dans la santé savent à quel point le rythme peut exploser le corps et la tête. Chez un fighter, ça peut devenir une excuse. Chez elle, ça se transforme en carburant. L’entraînement boxe n’est pas une parenthèse confortable, c’est un choix. Cardio boxe, préparation physique, séances de technique de frappe, tout est calé entre deux journées de travail. Pas de place pour le superflu, pas de séance “à moitié”. Quand tu vis comme ça, tu apprends vite : soit tu structures ton temps, soit tu exploses en plein vol.
Ce qui marque dans son parcours, c’est cette capacité à rester lucide. Il y a eu un moment où elle a dû renoncer à un combat parce que la préparation boxe n’était pas assez solide, faute de temps pro dispo. Beaucoup auraient forcé, pris le risque de monter sur le ring avec un fond de caisse bancal. Elle a fait l’inverse : respect du sport, respect d’elle-même. Ce type de décision, c’est du mindset sportif pur. Un vrai boxeur ne cherche pas à tricher avec la préparation. Tu peux encaisser une défaite, mais tu ne veux pas encaisser le regret de ne pas avoir bossé comme il faut.
Son palmarès le prouve : une dizaine de victoires pour quelques défaites, un titre national décroché loin de chez elle, puis défendu devant un public acquis. Elle a déjà situé son niveau parmi les pros, et ce n’est plus une débutante qui vient tester la boxe pour voir. La boxe anglaise, pour elle, c’est un projet à long terme, un axe de vie. Chaque combat ajoute une brique à son expérience, chaque sparring contre des championnes de France ou d’Europe lui donne une nouvelle lecture du ring.
Derrière les gants, il y a aussi une notion de discipline qui dépasse le cadre sportif. Gestion du sommeil, nutrition du fighter adaptée à ses horaires décalés, récupération rapide entre deux journées chargées. Un lifestyle boxeur, ce n’est pas juste poster une photo avec des gants sur Instagram, c’est organiser sa vie réelle autour des entraînements, accepter de dire non à certaines sorties, reculer sur le confort immédiat pour avancer sur l’objectif. Ce retour à Joinville, c’est justement la récompense de ces années passées à prioriser le ring sans sacrifier totalement le reste.
Et puis il y a cette dimension humaine : boxer devant ses patients, devant des gens qu’elle soigne, qu’elle croise en ville, c’est un autre type de pression. Pas la pression toxique des réseaux, mais celle du regard réel, du “on te connaît, on sait ce que tu donnes”. Ce genre de contexte, ça te force à te tenir droit. Pas besoin de discours motivationnels : le simple fait de monter sur le ring avec toute cette vie autour, c’est déjà un statement. À la fin, cette double vie montre une chose claire : tu peux mener un travail exigeant, avoir des responsabilités et quand même construire un vrai parcours de fighter, si tu acceptes de payer le prix.
Le Royal Boxing de Joinville : une soirée de boxe anglaise qui forge des fighters
Pour comprendre la portée du retour de Clothilde Del-Ben dans son havre de paix, il faut regarder l’événement dans son ensemble. Le Royal Boxing ne s’est pas contenté de caler un combat pro en fin de soirée. Le club a monté un vrai marathon de boxe éducative, amateur et professionnelle. Vingt-six combats, des plus jeunes aux seniors élites, sans ceinture officielle, mais avec un enjeu bien plus important pour ceux qui montent : prendre de l’expérience, se tester, voir où se situe leur niveau quand les lumières s’allument et que la musique coupe.
Le coach joinvillois, Jérémy Bernardin, a été clair : pas question de laisser ses boxeurs dans le confort. Les oppositions ont été choisies pour piquer, pour forcer ses gars et ses filles à sortir de leur zone de sécurité. Chez les jeunes, ça se joue en trois reprises d’une minute ou d’1’30. Chez les seniors, ça monte en intensité, jusqu’aux combats élites en 3×3’. Le message est limpide : “Peu importe le résultat, l’important, c’est la progression.” C’est la version salle de ce qu’on appelle le mindset combat : accepter de te confronter à plus fort pour devenir meilleur.
La structure de la soirée montre bien la philosophie du club :
| Bloc | Catégorie | Objectif principal |
|---|---|---|
| Début de soirée | Boxe éducative (jeunes et seniors) | Apprendre le cadre, gérer le stress, intégrer les bases techniques sans recherche de KO. |
| Milieu de soirée | Boxe amateur (cadets, juniors, seniors, élites) | Monter en intensité, travailler la tactique, préparer ceux qui viseront le niveau pro. |
| Fin de soirée | Combat professionnel : Del-Ben vs Vidal | Offrir une vitrine, inspirer les jeunes, montrer le niveau d’engagement requis au top. |
Les noms des boxeurs locaux qui défilent sur l’affiche disent quelque chose : une ville entière qui envoie ses représentants. Des jeunes comme Myla, Daymon ou Mayven en éducative. Des seniors du Royal Boxing qui enchaînent les rounds pour apprendre à gérer un vrai combat. Et puis les têtes d’affiche amateurs, avec des seniors élites qui montrent la route, comme Tristan Gérard, frère de Clothilde, programmé juste avant le main event et pressenti pour passer pro dès la saison suivante.
Ce modèle, c’est l’école parfaite pour qui veut comprendre ce que c’est qu’un vrai entraînement boxe orienté compétition. Tout le monde prend des risques. Certains vont gagner, d’autres encaisser une défaite. Mais le coach s’en fout des stats du soir. Il veut savoir : comment tu réagis quand tu touches le sol ? Comment tu gères un adversaire agressif ? Est-ce que tu gardes ta garde haute quand la fatigue monte ? Autant de questions qui ne trouvent jamais leurs réponses en shadow boxing seul dans ton salon.
Pour les jeunes du club, voir une pro comme Clothilde fermer la soirée, c’est une masterclass en direct. Ils assistent au process complet : échauffement précis, entrée sur le ring, gestion du coin, adaptation tactique round après round. Ce n’est pas une vidéo YouTube, c’est en face d’eux. Ce type de contexte crée des vocations, mais surtout, il fixe un niveau d’exigence. Tu veux arriver là ? Ok, regarde le prix à payer.
Au final, cette soirée du Royal Boxing pose une base simple : un club, ça ne sert pas qu’à transpirer une heure par semaine. Ça construit une culture, un état d’esprit, une génération entière qui comprend que la discipline et la persévérance valent plus que n’importe quel discours inspirant. Et c’est dans ce décor que le retour de Clothilde prend tout son sens.
Le retour Ă Joinville : un combat pro, une guerre mentale
Revenir boxer dans sa ville, ça a l’air romantique quand on le raconte de loin. Dans la tête d’un fighter, c’est autre chose. La pression du retour peut te couper les jambes si ton mental n’est pas béton. Dans le cas de Clothilde Del-Ben, ce quinzième combat professionnel à Joinville, face à la Colombienne Camila Vidal, coche toutes les cases du test mental ultime. Tu boxes dans une salle où tu as été élève, où tu bosses, où tu croises tes voisins, tes anciens profs, tes patients. Chaque regard dans le public te rappelle un bout de ta vie.
Ce type de contexte peut t’éteindre ou te sublimer. Tout se joue avant même le premier gong. La préparation ne se limite pas à la préparation physique : ça passe par la gestion des demandes, des messages, des sollicitations. Tout le monde veut une place, une photo, un mot. Tout le monde “compte sur toi”. Si tu laisses ça rentrer dans ta tête, tu montes sur le ring avec une charge de plus de dix kilos sur chaque épaule. C’est là que le mental de boxeur fait la différence : savoir fermer la porte, se recentrer, se rappeler que ce soir, ton boulot, c’est d’abord de boxer, pas de plaire.
En face, Camila Vidal n’est pas venue faire du tourisme. Elle arrive avec un palmarès positif, six victoires pour trois défaites, un style sûrement offensif, décortiqué par le staff d’Épernay. Une pro qui voyage pour boxer ne vient jamais pour jouer les figurantes. Elle veut une victoire en France, une ambiance hostile pour son CV, une adversaire titrée à accrocher à son tableau de chasse. Sur le plan mental, elle a un avantage : personne ne l’attend, personne ne lui demande rien. Elle n’a que son plan de jeu à exécuter.
La clé pour Clothilde, c’est de transformer cette attente du public en carburant propre. Le public local peut porter, mais seulement si tu gardes ton plan. Si tu te laisses embarquer par les cris dès que tu touches, tu peux partir en guerre de tranchées au lieu de suivre ta stratégie. Un vrai mindset sportif, c’est savoir accepter d’être sifflée sur un round que tu gères, de reculer pour mieux revenir, de choisir tes moments. Comme elle l’a déjà montré par le passé, notamment lors de son titre national, elle sait utiliser l’attaque sans oublier la lucidité défensive.
Dans ce genre de combat, il y a quelques points mentaux Ă verrouiller :
- Accepter l’incertitude : tu peux tout préparer, mais jamais contrôler tout ce qui va se passer sur le ring.
- Rester dans le round présent : oublier le précédent, que tu l’aies gagné ou perdu.
- Gérer les attentes : tu boxes pour toi, pas pour satisfaire un scénario parfait.
- Assumer le risque : monter en pro, c’est accepter la possibilité de perdre devant les tiens.
- Revenir au plan : à chaque pause dans le coin, remettre le cerveau sur la tactique, pas sur l’émotion.
Le discours du coach local va dans ce sens : “Peu importe le résultat, ce qui compte, c’est ce que tu prends comme expérience.” Quand tu appliques vraiment ça, tu libères une partie de la pression. Tu ne montes pas pour “prouver que tu es parfaite”, tu montes pour tester ton niveau réel ce soir-là , dans ces conditions-là . Et ça, c’est la vraie motivation sport : progresser, pas juste collectionner des scores.
À la fin, que la soirée se termine sur une victoire maîtrisée ou une guerre serrée, une chose est sûre : ce combat à Joinville restera une balise. C’est le genre de rendez-vous qui marque une carrière, pas seulement par le résultat, mais par ce qu’il impose mentalement. Et pour tous ceux qui regardent cette soirée en se disant “un jour, ce sera mon tour”, le message est limpide : le ring ne récompense pas ceux qui parlent, il récompense ceux qui osent revenir là où tout a commencé.
Du titre national au retour en province : une carrière construite à la dure
Avant de revenir boxer “à la maison”, Clothilde Del-Ben a empilé des rounds loin des projecteurs locaux. L’un des moments clés, c’est ce titre de championne de France des coqs, décroché lors d’une soirée tendue, puis défendu dans une salle qui vibrait pour elle. Une ceinture, ça ne tombe jamais du ciel. Ça vient de soirs où tu sors de ta zone, de sparrings contre des championnes d’Europe, de déplacements en Pologne ou ailleurs où personne ne prononce ton nom correctement, mais où tout le monde attend de toi que tu te battes.
Sur certains galas, elle a emmagasiné de l’expérience malgré la défaite. Un combat perdu à l’extérieur, ce n’est pas une tache, c’est un laboratoire. Elle l’a assumé publiquement : ces soirées où la décision ne tombe pas de ton côté te servent à ajuster tes distances, ton cardio, ta capacité à ne pas te crisper quand tu sens que le pointage est serré. Dans la boxe pro, une fiche avec quelques revers et une attitude offensive vaut souvent plus qu’un bilan vierge construit contre des adversaires faciles.
Son passage par le BC Épernay a aussi joué un rôle central. Là -bas, elle a trouvé une équipe capable d’organiser un vrai cadre de préparation physique et technique : travail spécifique sur la garde, répétition des combinaisons, cardio boxe calibré pour tenir huit rounds de deux minutes à haute intensité. Sparrings réguliers contre des boxeuses titrées, analyse vidéo systématique des adversaires. Loin de la caricature du club “local” qui improvise, on est sur une structure où chaque round sert une progression ciblée.
Il y a aussi ce sparring fort contre une boxeuse championne de France et d’Europe, en moins de 53 kg. Ce genre d’échange, tu ne le fais pas pour le show. Tu le fais pour tester ta réaction face à une adversaire qui sait déjà ce que c’est que de gérer des grosses soirées, des titres, des défenses. Même quand tu tiens, même quand tu sens que tu peux rivaliser, ça t’envoie un message clair : pour durer en pro, il faut garder la faim, continuer à bosser, même après les ceintures.
Ses combats en gala à Epernay, notamment une victoire aux points contre une adversaire serbe au style dur, ont renforcé un trait important de sa boxe : la capacité à garder la lucidité dans la dernière reprise. Beaucoup craquent sur la fin, à cause d’un cardio mal géré ou d’un mental qui panique quand le chrono descend. Elle, elle a appris à construire ses combats, à accepter de ne pas tout miser sur un round, à travailler sur la longueur. C’est ça, la vraie boxe anglaise : pas juste un highlight, mais un scénario maîtrisé.
Quand on met tout bout à bout – les titres, les soirées à l’extérieur, les galas régionaux, les sparrings durs, les refus de combat par manque de préparation – on voit apparaître une constante : zéro triche avec le travail. Chaque décision de monter ou non sur le ring est liée à une réalité : suis-je prête à proposer quelque chose de sérieux ? Cette logique, appliquée sur plusieurs années, construit une carrière qui tient debout, pas un feu de paille.
C’est ce chemin-là qui rend son retour dans son havre de paix encore plus fort. Elle ne revient pas comme “la petite du quartier qui essaye la boxe”, elle revient comme une pro qui a déjà prouvé, loin des siens, qu’elle appartient à ce monde-là . Le public de Joinville ne vient pas encourager une promesse, il vient célébrer une combattante qui a déjà payé son entrée dans la cour des pros. Et pour tous ceux qui rêvent de suivre une route similaire, son histoire rappelle une vérité simple : tu ne construis pas une carrière avec un seul bon soir, tu la construis avec des années où tu choisis le ring même quand c’est inconfortable.
Leçons de fighter : ce que le retour de Clothilde t’apprend pour ta propre boxe
Ce retour de Clothilde Del-Ben à Joinville, ce n’est pas seulement une belle histoire à lire. C’est une mine de leçons concrètes pour ta propre pratique, que tu sois en boxe débutant ou déjà calé en sparring. Derrière chaque choix, chaque combat, il y a un principe que tu peux injecter dans ton entraînement boxe, ton mindset, ou même ta vie hors du ring.
La première leçon, c’est la discipline dans la durée. Elle ne s’entraîne pas “quand elle a le temps”, mais elle construit du temps autour de ses objectifs. Si tu veux progresser, oublie l’idée du créneau parfait qui tombe du ciel. Pose tes séances comme des rendez-vous non négociables. Cardio boxe, travail de défense, drills de technique de frappe : ce n’est pas le volume qui compte en premier, c’est la régularité. Trois fois 45 minutes par semaine, tenus sur un an, te donneront plus que trois grosses séances dans le mois quand tu te sens motivé.
Deuxième leçon : accepter l’inconfort. Le coach du Royal Boxing le dit clairement : garder les gars “dans le confort”, ça ne sert à rien. Pour toi, ça veut dire quoi ? Monter en sparring avec quelqu’un de plus fort que toi. Changer de salle de temps en temps pour affronter des styles différents. Te mettre sur des gants où tu sais que tu ne seras pas la star. La progression naît dans ces zones-là , là où ton ego en prend un coup, mais où ton niveau réel grimpe.
Troisième leçon : travailler ton mental de boxeur comme tu bosses ton jab. Ça ne se développe pas par magie. Pose-toi ces questions à chaque entraînement :
- Est-ce que tu continues à avancer quand tu es fatigué, ou tu lâches dès que ça pique ?
- Est-ce que tu acceptes de répéter une technique basique des dizaines de fois, ou tu veux passer direct aux “combos stylés” ?
- Est-ce que tu bosses ta défense avec autant de sérieux que ta puissance de frappe ?
Si tu réponds honnêtement, tu verras vite où tu dois serrer le jeu. Un mindset combat, ce n’est pas du blabla motivant : c’est ta capacité à tenir ton plan quand ton corps demande la pause.
Quatrième leçon : construire ton lifestyle boxeur autour de ton objectif, même si tu n’es pas pro. Tu n’as pas besoin de ceinture pour manger un peu plus propre, dormir un peu mieux, limiter les soirées qui niquent ton cardio le lendemain. Regarde l’exemple de Clothilde : entre les soins et les entraînements, elle ne peut pas se permettre de griller ses nuits. Toi non plus, si tu veux vraiment progresser. Ajuste ta nutrition sportive : plus de protéines pour récupérer, assez de glucides pour tenir les séances, de l’hydratation sérieuse. Rien de glamour, juste ce qui marche.
Enfin, cinquième leçon : oser le retour. Que ce soit un retour à la salle après des mois off, un retour sur le ring après une défaite, ou un retour dans ta ville d’origine comme elle le fait, le principe reste le même : tu ne laisses pas ta dernière performance définir toute ton histoire. Tu reviens, tu remets les gants, tu vois où tu en es. C’est là que se fait la différence entre ceux qui se contentent de raconter ce qu’ils ont “failli faire” et ceux qui écrivent vraiment leur trajectoire.
En regardant ce combat de Joinville et toute la soirée autour, une phrase ressort comme un résumé de l’esprit Uppercut Training Club : “Monte sur le ring.” Pas forcément un ring réel, mais ton ring à toi : une salle, un projet, un changement de vie. Tu veux progresser ? Arrête de tourner autour. Mets les gants, accepte les coups, et avance.
Qui est Clothilde Del-Ben et quel est son profil de boxeuse ?
Clothilde Del-Ben est une boxeuse professionnelle française, originaire de Haute-Marne, passée par le BC Épernay et très liée au club Royal Boxing de Joinville. Ex-championne de France chez les coqs, elle présente un palmarès solide avec une majorité de victoires chez les pros. En parallèle de sa carrière, elle exerce comme infirmière, ce qui renforce l’image d’une combattante capable de gérer une double vie exigeante. Sa boxe est engagée, offensive, mais structurée par un vrai travail tactique et un mental solide.
Pourquoi son combat à Joinville est-il présenté comme un retour dans son havre de paix ?
Ce combat à Joinville est son premier gala professionnel dans la ville où elle a été à l’école, où elle vit et travaille. Pendant des années, elle a boxé ailleurs, décroché des titres loin de chez elle, sans avoir l’occasion de se produire devant son public local. Revenir boxer là , entourée de sa famille, de ses proches et même de certains patients, fait de cette soirée un moment symbolique fort, presque comme un retour à la maison après un long parcours de combat.
Quel est l’intérêt d’une soirée comme celle du Royal Boxing pour les jeunes boxeurs ?
La soirée du Royal Boxing est structurée pour offrir un maximum d’expérience à tous les niveaux : boxe éducative pour les jeunes, combats amateurs pour les cadets, juniors et seniors, puis un combat professionnel en clôture. Les jeunes apprennent à gérer le cadre et le stress, les amateurs testent leur boxe face à une vraie opposition, et tout le monde peut observer en direct ce que demande le haut niveau. C’est une école parfaite pour comprendre le mental, la discipline et la réalité du ring.
Comment s’inspirer du parcours de Clothilde dans sa propre pratique de la boxe ?
On peut s’inspirer de plusieurs points : sa capacité à concilier travail exigeant et entraînement boxe régulier, son refus de monter sur le ring sans préparation digne de ce nom, son acceptation des défaites comme des leçons, et son engagement à revenir boxer chez elle sans se cacher. Concrètement, ça veut dire structurer ses séances, accepter l’inconfort du sparring, travailler aussi bien le mental que la technique, et surtout garder la régularité même quand la motivation chute.
Faut-il viser le niveau professionnel pour appliquer ce mindset de combattant ?
Non. Le mental de boxeur n’est pas réservé aux pros. Ce mindset peut s’appliquer à la boxe loisir, à d’autres sports, ou même à ta vie perso et pro. Ce qui compte, c’est la façon dont tu abordes ton entraînement : discipline, engagement, respect du travail bien fait. Tu peux t’inspirer de l’exemple de Clothilde pour fixer des objectifs réalistes, construire une routine d’entraînement, soigner ton hygiène de vie et surtout, accepter que la progression passe par des phases dures et des remises en question. Le niveau pro n’est qu’un contexte ; l’état d’esprit, lui, est accessible à tous.
Source: jhm.fr


