Baba Diagne critique la vidéo du coach de MMA : « Ce n’est pas la pédagogie que nous souhaitons »

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Une salle de sport, des enfants alignés, les bras écartés, un coach qui envoie des coups de pied dans le torse, un gamin qui vole et tombe au sol sous les cris d’encouragement forcés. La scène a été filmée à Villeurbanne et a tourné partout sur les réseaux. Au milieu du bruit, une phrase a claqué : « Ce n’est pas la pédagogie que nous souhaitons », lâchée par Baba Diagne, coach pieds-poings et consultant RMC Sport. Cette réaction ne vise pas juste un homme ou une vidéo. Elle met un vrai sujet sur la table : qu’est-ce qu’un bon encadrement dans les sports de combat, surtout avec des enfants ?

Car derrière les images chocs, on retrouve toujours les mêmes discours : « apprentissage à la dure », « forger le mental », « ils demandent eux-mêmes », « les parents sont d’accord ». Sauf que la boxe, le MMA, tous les sports de combat sérieux reposent sur un truc simple : la maîtrise. Maîtrise des gestes, des émotions, du cadre. Quand un coach non diplômé, déjà pointé du doigt en 2023 pour des méthodes extrêmes, se sert de la violence physique comme outil principal devant des enfants de moins de 12 ans, ce n’est plus de la pédagogie, c’est un show malsain. Et là, il faut appeler les choses par leur nom.

En bref :

  • Une vidéo virale montre un coach de MMA, Yom Yidikes, frapper violemment des enfants au ventre avec des « push kicks » lors d’un entraînement à Villeurbanne.
  • Baba Diagne, coach de boxe et consultant pour RMC Sport, condamne ces méthodes et affirme que cela ne correspond pas à la pédagogie souhaitée au niveau national.
  • Le coach mis en cause n’est pas diplômé ni affilié à la Fédération française de MMA, malgré une forte présence sur Instagram et le soutien de certains parents.
  • La réglementation officielle en France est claire : aucune percussion n’est autorisée en MMA éducatif en dessous de 14 ans (ni coups de pied, ni genoux, ni frappes au sol, ni soumissions).
  • Le débat dépasse ce cas : il pose la question du respect des valeurs du combat, de la sécurité des jeunes et de la vraie construction d’un mental de boxeur, loin du buzz et des dérives.

Baba Diagne et la polémique : pourquoi cette vidéo de MMA choque autant ?

La vidéo a tourné vite. Alignés le long d’un mur, des enfants très jeunes, bras en croix, attendent qu’un coach leur envoie un coup de pied dans le torse. À chaque impact, le corps part en arrière, parfois jusqu’au sol. On entend : « Allez courage, lève-toi, reviens vite là ». Un autre gosse tente de retenir ses larmes, et le coach lui balance : « Tu as mal ? Non. Il suffit juste de retenir tes émotions. Je sais que tu n’as pas mal. » Rien qu’avec ça, l’ambiance est claire : on ne parle plus d’éducation sportive, on parle de domination émotionnelle.

Pour beaucoup, cette séquence a été la gifle de trop. Les commentaires sont partis dans tous les sens : « scandaleux », « quelle horreur », « ils vont être traumatisés », mais aussi « c’est ça le vrai combat », « faut forger les guerriers tôt », « mieux vaut qu’ils apprennent à encaisser ici que dehors ». Et c’est là que l’intervention de Baba Diagne a mis un peu d’ordre. Dans son passage sur RMC, il ne nie pas que ce ne sont pas des coups de pied de plein fouet mais des push kicks – des poussées avec la plante du pied. Pourtant, il insiste : le problème, ce n’est pas la technique isolée, c’est le public ciblé, l’âge, et le message envoyé.

Les enfants sur la vidéo sont très jeunes. Pas des ados qui préparent un championnat, pas des adultes consentants en sparring, mais des petits qui découvrent à peine la discipline. Quand ils volent à trois mètres sous l’impact, même si, techniquement, le coach « retient » ses coups, l’image reste celle d’un adulte qui cogne des gosses pour leur apprendre à se « dépasser ». C’est ça qui percute l’opinion. Ce qui choque, ce n’est pas juste la force physique, c’est le déséquilibre total de pouvoir : un coach charismatique, 300 000 abonnés sur Instagram, face à des enfants qui veulent plaire, devant des parents qui valident.

Dans ce contexte, la phrase de Baba tombe comme un uppercut : « Ce n’est pas la pédagogie que nous souhaitons au niveau du coaching national ». Ce « nous » renvoie à tous ceux qui bossent en club, qui respectent les réglementations, qui forment des jeunes en boxe anglaise, en MMA, en muay thaï, sans les humilier ni les exposer à des chocs inutiles. Il rappelle aussi que le MMA est aujourd’hui un sport très encadré en France et que ce genre d’images fait reculer la crédibilité durement gagnée par la discipline.

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Ce premier angle pose le décor : la polémique ne vient pas de gens fragiles, mais de coachs, de fédés, de pratiquants qui connaissent le terrain. La vraie question, maintenant, c’est : qu’est-ce qu’un encadrement sain pour des enfants dans un sport de combat ?

« Apprentissage à la dure » ou dérapage ? Ce que la pédagogie de ce coach révèle vraiment

Le coach mis en cause, Yom Yidikes, ne fuit pas la caméra. Au contraire, il assume. Il explique que la séquence ne dure que 30 secondes sur 1h30 d’entraînement. Il précise que les parents sont présents, qu’il n’a « jamais blessé personne », que les enfants sont « très demandeurs de ce moment-là ». Il va même jusqu’à dire que l’effet visuel est volontaire : « sur les images, c’est fait exprès, les gamins s’envolent mais je retiens les coups ». Le storytelling est clair : une méthode dure, mais maîtrisée, pour forger le mental.

Sur le papier, beaucoup de coachs de boxe ou de MMA pourraient se reconnaître dans l’idée de pousser les élèves à sortir de leur zone de confort. Dans n’importe quel entraînement boxe sérieux, tu vas finir cramé, en nage, parfois au bord de vomir après un round de sac ou de cardio boxe. Tu vas apprendre à encaisser, à respirer dans la pression, à tenir malgré la fatigue. Mais là où ça bascule, c’est quand la souffrance devient un but, pas un outil. Quand l’exercice n’est plus un moyen de progresser techniquement ou mentalement, mais un spectacle brutal reproduit pour la caméra.

Ce n’est pas la première fois que ce coach se retrouve au cœur d’une polémique. En 2023, il faisait déjà parler de lui en frappant des ados avec des pneus sur les abdos pendant un entraînement. Puis il avait asséné un coup de pied à un streameur connu, Inoxtag, lors d’un événement caritatif. Toujours la même logique : montrer qu’il entraîne « plus dur que les autres », qu’il forge des guerriers. Sauf qu’à force de jouer avec cette image de « coach extrême », la frontière entre exigence et mise en danger se brouille.

Ce modèle « à la dure » s’appuie souvent sur trois justifications :

  • « La vie est violente, autant s’endurcir tôt » : argument qui confond préparation mentale et banalisation de la violence.
  • « Les parents sont d’accord » : comme si le consentement des adultes suffisait à effacer les règles de sécurité sportives.
  • « Les enfants sont demandeurs » : sauf qu’un enfant veut souvent surtout plaire, être dans le groupe, impressionner le coach.

Face à ça, la réponse de Baba Diagne remet une ligne claire : on ne pratique pas un sport de combat pour se défendre dans la cour de récré, mais pour des valeurs plus hautes, mentales et morales. Encaisser un jab en sparring, gérer la pression d’un combat, c’est une chose. Se prendre un coup de pied dans le ventre pour « tester son courage » à 10 ans, devant un public, sans cadre fédéral, c’en est une autre.

Le fond du problème n’est pas juste cette séquence de 30 secondes. C’est la culture qu’elle alimente : celle du buzz, du choc, de la violence déguisée en pédagogie. Quand tu cherches des likes avant de chercher la progression réelle de tes élèves, tu n’es plus un éducateur, tu deviens un performer. Et là, ce n’est pas juste la réputation du MMA qui prend un coup, c’est aussi la confiance que les parents peuvent avoir envers les salles sérieuses.

Ce type de dérive pousse à regarder de près le cadre officiel, à se demander ce que disent réellement les règles pour les mineurs, et pourquoi elles existent. C’est exactement ce que rappelle Baba dans ses interventions.

Cette réaction médiatique ouvre la porte à un sujet plus large : les règles officielles qui protègent les jeunes dans les sports de combat, et pourquoi elles ne sont pas optionnelles.

Règles du MMA pour enfants en France : ce que rappelle Baba Diagne

Pour comprendre pourquoi cette vidéo coince autant, il faut sortir de l’émotion et rentrer dans le dur : le règlement. En France, le MMA n’est plus une zone grise. Depuis la création de la Fédération française de MMA, rattachée à celle de la boxe, les règles sont posées, surtout pour les jeunes. En dessous de 14 ans, les percussions sont interdites. Pas de coups de poing, pas de coups de pied frontaux ou latéraux sur le corps et la tête, pas de coups de genou, pas de frappes au sol. Pas non plus de soumissions type étranglements ou clés de bras.

En clair, un cours « éducatif » de MMA pour enfants doit ressembler davantage à de la lutte, du travail de placement, de la coordination, du jeu dirigé, qu’à une simulation de combat pro. Exactement comme la boxe anglaise éducative ou la boxe thaï éducative, où l’on travaille la technique, le déplacement, le timing, mais sans chercher l’impact réel ni la mise au tapis. Le but : apprendre les gestes sans casser les corps ni les têtes.

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Pour y voir plus clair, voici un tableau comparatif :

Catégorie MMA éducatif (–14 ans) Boxe anglaise éducative Pratique non encadrée type vidéo virale
Percussions autorisées Aucune percussion autorisée Touches contrôlées, sans recherche du KO Coups de pied au ventre visibles, intensité forte
Travail au sol Contrôle, positionnement, sans frappe ni soumission Non concerné Non précisé, mais culture de l’impact mise en avant
Objectif pédagogique Technique, coordination, respect des règles Apprentissage des bases, gestion de la distance « Forger le mental », choquer, créer du contenu
Encadrement Coach diplômé, affilié à la fédé Coach diplômé, règles fédérales strictes Coach non affilié, formations non reconnues
Risque pour l’enfant Contrôlé, limité par les règles Modéré, encadré par l’arbitrage Chocs potentiels, pression psychologique

Quand Baba Diagne rappelle sur RMC que « le MMA est un sport très régulé », il ne fait pas du blabla de plateau. Il parle de ce cadre-là : des heures de travail de fédés, d’entraîneurs, de médecins pour que ce sport soit reconnu, accepté et accessible aux jeunes sans qu’on le confonde avec des combats de rue. Dans ce cadre, un coach qui balance des coups de pied dans le ventre d’enfants ne joue pas la même partition. Il sort de la règle, de l’éthique, et entraîne avec lui l’image de tout le sport.

Autre point soulevé : le coach de la vidéo n’est pas diplômé au sein de la Fédération française de MMA. Selon les responsables fédéraux, il n’a pas suivi les formations officielles. Ça ne veut pas dire qu’il ne sait rien, mais ça signifie qu’il n’a pas validé le socle minimum de sécurité et de pédagogie reconnu dans le pays. Quand on bosse avec des mineurs, ce genre de lacune n’est pas un détail. C’est un signal rouge.

Pour un parent qui cherche un club ou pour un débutant qui veut se mettre à la boxe ou au MMA, il y a quelques réflexes simples à avoir :

  • Vérifier si le club est affilié à une fédération reconnue.
  • Demander si les coachs ont un diplôme officiel (BPJEPS, DEJEPS, diplôme fédéral, etc.).
  • Observer un cours : ambiance, respect, niveau de contact.
  • Refuser toute méthode qui humilie, isole ou met volontairement un enfant en difficulté extrême.

Les règles ne sont pas là pour casser l’intensité du sport. Elles sont là pour qu’un enfant puisse enchaîner les années d’entraînement, progresser, se construire un vrai mental de boxeur, sans payer la note sur le plan physique ou psychologique. C’est ce cadre qui permet ensuite, plus tard, de monter en intensité, de faire du sparring, de vivre des combats, mais au bon moment et dans les bonnes conditions.

Une fois ce socle posé, reste une dimension clé : le mental. C’est souvent là que certains se trompent et justifient tout au nom de la « dureté ». C’est exactement ce qu’il faut démonter.

Comprendre le cadre, c’est bien. Mais pour vraiment progresser, il faut saisir ce qu’est un vrai mental de fighter, loin des coups gratuits et du spectacle.

Vrai mental de boxeur vs culture du choc : ce que la vidéo oublie complètement

Dans les commentaires qui défendent la scène de Villeurbanne, on voit revenir les mêmes phrases : « il faut apprendre à encaisser », « la vie ne te fera pas de cadeau », « ceux qui critiquent n’ont jamais pris de coups ». Ça sonne viril, ça fait style « old school », mais ça passe à côté de l’essentiel : un mental de boxeur ne se construit pas avec des humiliations, mais avec des défis progressifs, maîtrisés et compris.

Le mental, le vrai, c’est ce qui te fait revenir au club quand t’es rincé après le boulot. C’est ce qui t’oblige à finir ton dernier round de sac quand tes épaules brûlent. C’est ce qui te pousse à garder les mains hautes alors que ton cardio hurle. C’est ce qui te permet d’entrer sur le ring en sachant que tu vas prendre des coups, mais en ayant assez de technique et de confiance pour les gérer.

Un bon coach va jouer là-dessus avec précision :

  • Il va te confronter à la difficulté, mais avec un objectif clair : améliorer un défaut, renforcer une qualité.
  • Il va ajuster l’intensité selon ton niveau, ton âge, ton vécu.
  • Il va t’expliquer ce que tu fais, pourquoi tu le fais, ce que tu dois observer et ressentir.
  • Il va respecter ton intégrité : pas de honte publique, pas de violence gratuite, pas de test d’ego.

Dans la vidéo polémique, tout est inversé. L’enfant qui tombe doit « retenir ses émotions ». Il ne doit pas dire qu’il a mal, il doit prouver qu’il est « fort ». Résultat : on apprend au corps à se taire, à nier la douleur, à ne plus écouter ses signaux. C’est l’opposé de ce qu’on cherche dans un vrai entraînement boxe ou MMA, où on veut au contraire que le pratiquant apprenne à connaître ses limites pour mieux les repousser, pas pour les nier.

Imaginons un autre scénario. Un club de boxe anglaise éducative à Lyon, avec des enfants de 10 ans. Le coach veut travailler le mental. Il peut :

– Organiser un circuit cardio boxe intense : corde, shadow, sac léger, esquives, le tout pendant 3 minutes.

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– Mettre en place un exercice de défense : un élève au centre, les autres qui enchaînent des jabs contrôlés qu’il doit bloquer ou esquiver.

– Finir par un petit défi collectif : tenir une planche 30 secondes de plus que la semaine précédente.

À chaque fois, l’enfant est mis à l’épreuve, mais pas exposé à des chocs inutiles. Il apprend à respirer sous pression, à se concentrer, à rester calme. C’est ça, le mental d’un fighter : garder sa tête froide quand ça chauffe, pas serrer les dents pour faire plaisir à un adulte qui filme.

Ce décalage entre mentalité de spectacle et mentalité de progression est au cœur du débat. Quand un coach transforme la souffrance en contenu, en buzz, il sort du rôle d’éducateur. Un mental solide se construit sur la durée, par la discipline, par la régularité, par le respect de soi. Pas en 30 secondes de vidéo virale.

Si cette affaire remue autant, c’est aussi parce qu’elle questionne le rôle des parents et la responsabilité de tous ceux qui laissent faire. Et là, impossible de faire comme si de rien n’était.

Parents, clubs, réseaux sociaux : qui doit protéger les jeunes dans les sports de combat ?

Dans cette histoire, un détail pèse lourd : les parents sont présents et valident la méthode. Certains expliquent que leurs enfants adorent ces séances, qu’ils en ressortent « plus forts », « plus courageux ». On pourrait s’arrêter là et dire : chacun fait ce qu’il veut avec ses gosses. Mais dès qu’on parle de boxe, de MMA, de sports de combat, on touche à des disciplines qui ont des règles, une histoire, une responsabilité.

Un parent n’est pas obligé de tout connaître au mindset sportif ou à la préparation physique. En revanche, il doit pouvoir se fier à des repères simples. Si le coach :

  • Met en avant la douleur comme outil central.
  • Minimise la peur de l’enfant (« tu n’as pas mal », « retiens tes émotions »).
  • N’est rattaché à aucune fédération et refuse toute critique sur ses méthodes.
  • Filme régulièrement les séances pour les poster en mode spectaculaire.

Alors, il y a un drapeau bien rouge. Un club sérieux de boxe ou de MMA n’a pas besoin de casser ses élèves pour prouver qu’il est efficace. Ses preuves, ce sont ses pratiquants qui restent, qui progressent, qui reviennent, qui se construisent un lifestyle boxeur sain : entraînement régulier, respect, nutrition du fighter équilibrée, sommeil, hygiène de vie.

Les réseaux sociaux jouent un rôle énorme. La tentation est forte pour certains coachs de transformer leur salle en scène. Plus c’est choquant, plus ça clique. Sauf que derrière chaque vue, il y a des vrais corps, des vraies têtes, des vrais gosses qui enregistrent ce qu’ils vivent. Quand un enfant comprend que pour être validé, il doit « encaisser sans broncher », il apprend aussi qu’exprimer sa douleur est une faiblesse. Ça, c’est une bombe à retardement, dans le sport comme dans la vie.

À l’inverse, beaucoup de clubs en France montrent un autre visage : sparring contrôlé, encouragements, mise en avant de la discipline plutôt que du choc. Des salles où le plus fort aide le plus faible, où on apprend aux débutants à se placer, à respirer, à respecter les consignes. Des lieux où on te dira clairement d’arrêter un round si tu n’es plus lucide, au lieu de te dire de masquer ta douleur.

La responsabilité est collective :

  • Aux parents de choisir des clubs sérieux et de ne pas confondre dureté et compétence.
  • Aux coachs de se former, se remettre en question, respecter les règles officielles.
  • Aux fédérations de communiquer clairement sur ce qui est autorisé pour les jeunes.
  • Aux médias et aux plateformes d’éviter de glorifier les contenus où la violence est maquillée en « pédagogie ».

Cette affaire n’est pas juste une polémique de plus qui va passer. Elle met un coup de projecteur sur une ligne de fracture : soit les sports de combat restent un vrai chemin d’éducation, soit ils deviennent un décor de vidéos chocs. Et ce choix concerne tout le monde, des débutants aux anciens, des parents aux athlètes de haut niveau.

Au final, un seul truc compte : que les gosses qui mettent les gants sortent plus forts, pas plus cassés.

Pourquoi la vidéo du coach de MMA avec des enfants a-t-elle choqué ?

La séquence montre un coach envoyant des coups de pied au ventre de très jeunes enfants, qui volent au sol sous la pression. Même s’il parle de « push kicks » contrôlés, le contexte (âge des enfants, intensité, mise en scène filmée) renvoie l’image d’un adulte qui frappe des gamins pour « forger leur mental ». Cela va à l’encontre des règles fédérales et de la pédagogie habituellement recherchée en sports de combat éducatifs.

Qu’est-ce que reproche exactement Baba Diagne à cette méthode ?

Baba Diagne ne se focalise pas seulement sur le geste technique. Il rappelle que les enfants sont très jeunes, que les coups n’ont pas leur place dans un cadre éducatif de MMA en dessous de 14 ans, et surtout que cette approche ne correspond pas à la pédagogie souhaitée au niveau national. Pour lui, la priorité doit être la sécurité, la progression technique et les valeurs morales, pas la recherche de choc ou de buzz.

Quelles sont les règles pour le MMA chez les enfants en France ?

En France, le MMA est strictement encadré pour les mineurs. En dessous de 14 ans, aucune percussion n’est autorisée : pas de coups de poing, pas de coups de pied au corps ou à la tête, pas de coups de genou, pas de frappes au sol et pas de soumissions (étranglements, clés). Le travail se concentre sur la technique, le placement, la coordination et le respect des règles, un peu comme en boxe anglaise éducative ou boxe thaï éducative.

Comment savoir si un club de boxe ou de MMA est sérieux pour un enfant ?

Plusieurs signaux rassurants : club affilié à une fédération reconnue, coachs diplômés, règles expliquées clairement, ambiance respectueuse, absence de violences gratuites ou d’humiliations. Un bon entraînement boxe ou MMA pour enfants met l’accent sur la technique, le jeu, le contrôle et la confiance en soi, pas sur la douleur ni sur la peur.

Faut-il forcément souffrir pour se construire un mental de boxeur ?

Non. Le mental se construit dans l’effort, la répétition, la discipline et la gestion de la difficulté, pas dans la souffrance imposée ou les coups spectaculaires. Un bon coach va proposer des défis progressifs (cardio, technique, sparring contrôlé) qui obligent à sortir de sa zone de confort, tout en respectant la santé physique et mentale du pratiquant. L’objectif est de devenir plus fort, pas d’être brisé.

Source: rmcsport.bfmtv.com

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