Samedi 14 février, Bagnols-sur-Cèze ne sera pas une ville tranquille. Le complexe des Eyrieux va se transformer en véritable arène pour accueillir les championnats régionaux de Muay Thaï, avec 140 combattants prêts à s’arracher sur 70 combats. Occitanie, Paca, Corse : trois territoires, une même énergie, celle de la boxe thaïlandaise, brutale, technique et codée. Pendant sept heures non-stop, la sueur va couler, les gants vont claquer, et le public va découvrir ce que veut vraiment dire avoir un mental de boxeur. Pour beaucoup, ce sera juste un événement sportif. Pour d’autres, ce sera un déclic.
Derrière cette journée, il y a un club local qui ne fait pas que mettre des affiches : Indalo Muay Thaï. Porté par son président, Mathieu Creysson, le club aligne sept Nakmuays bagnolais sur le ring. Sept fighters qui vont boxer devant leurs proches, leurs potes, leurs coachs. Et boxer chez soi, c’est une pression différente. Tu n’es plus juste un numéro dans un tournoi, tu deviens le visage de ta ville. Bagnols-sur-Cèze montre qu’une petite commune peut faire vibrer toute une région quand elle mise sur la discipline, le respect et le travail. Ceux qui viendront comme simples spectateurs repartiront avec autre chose en tête : la sensation qu’eux aussi peuvent monter un jour sur le ring, ou au moins se remettre en mouvement.
En bref :
- 140 combattants en Muay Thaï, engagés sur environ 70 combats au complexe des Eyrieux à Bagnols-sur-Cèze.
- Championnats régionaux Occitanie + Paca-Corse sous l’égide de la FSASPTT, fédération officielle.
- Organisation portée par le club local Indalo Muay Thaï, dirigé par Mathieu Creysson.
- Sept Nakmuays bagnolais montent sur le ring devant leur public pour défendre les couleurs du club.
- Entrée gratuite et ambiance garantie : pieds, poings, coudes, genoux, mental de fer et respect du code Muay Thaï.
Bagnols-sur-Cèze, nouvelle place forte du Muay Thaï régional
Quand une ville accueille des championnats régionaux de Muay Thaï, ce n’est jamais un hasard. Bagnols-sur-Cèze, posée au cœur du Gard, aurait pu rester une ville de plus avec son foot, son rugby et ses sports classiques. Pourtant, le complexe des Eyrieux va vibrer aux sons des gongs, des coachs qui hurlent des consignes et des cordes qui grincent sous le poids des combattants. De midi à 19 heures, l’avenue Vigan Braquet se transforme en axe stratégique : ceux qui aiment la boxe, la vraie, savent où aller.
Sur le papier, ce ne sont “que” des championnats régionaux. Dans la réalité, c’est bien plus qu’une ligne de plus au calendrier sportif. Occitanie, Paca, Corse : ces régions, c’est un vivier de fighters, de salles qui carburent, de coachs qui vivent pour le ring. Bagnols-sur-Cèze se retrouve au centre de ce réseau, comme un point de ralliement. Les clubs viennent poser leurs gants ici, les jeunes Nakmuays viennent se tester, les confirmés viennent valider une étape dans leur progression.
Ce qui frappe aussi, c’est l’ouverture de l’événement : entrée gratuite. Pas de barrière financière, pas d’excuse. Tu veux découvrir la boxe thaïlandaise ? Tu viens, tu t’assois, tu regardes, tu prends ta claque visuelle. Ce choix change tout pour la culture combat locale. Un gamin qui ne connaît rien au lifestyle boxeur peut tomber amoureux du sport en une après-midi, juste en voyant un combattant encaisser, respirer, repartir, gagner au mental.
Bagnols n’est pas Bangkok, et justement : c’est ce qui rend le rendez-vous important. La boxe thaï n’est plus réservée aux vidéos YouTube ou aux grosses galas dans les métropoles. Elle descend sur le terrain, au plus près des gens, dans une salle municipale où tu peux presque sentir le cardio boxe dans l’air. Pour les habitants, c’est la preuve qu’un sport réputé “dur” peut être aussi un outil social : canaliser l’énergie, apprendre la rigueur, éviter les conneries de rue.
Au milieu des 140 combattants, les sept Nakmuays bagnolais incarnent cette évolution. Ils ne viennent pas en touristes. Ils montent sur le ring avec leurs repères, leurs rounds de sparring, leurs séances de préparation physique faites parfois après le boulot ou les cours. Et quand c’est ton nom qui est annoncé dans ta propre ville, tu sais que chaque coup que tu lâches raconte ton histoire.
Au final, ce rendez-vous place Bagnols-sur-Cèze sur la carte : pas juste comme ville d’accueil, mais comme spot de boxe thaï qui compte. Et ça, pour un club local, c’est un levier énorme pour la suite.

140 combattants de Muay Thaï : une armée de Nakmuays en quête de progression
Derrière le chiffre 140 combattants, il n’y a pas juste une statistique impressionnante. Il y a 140 histoires différentes, 140 parcours, 140 mentalités qui se croisent sur le ring. Certains viennent des gros clubs du Sud, avec une vraie structure d’entraînement boxe, sparring régulier, suivi de nutrition sportive. D’autres viennent de petites salles qui respirent le bricolage et la passion, mais où la discipline vaut tous les équipements haut de gamme.
Un exemple typique : imagine un jeune de 19 ans venu de Marseille, qui a découvert le Muay Thaï en cherchant juste à “se défouler” après le lycée. Quelques années plus tard, il se retrouve en championnats régionaux. En face de lui, un trentenaire de Nîmes qui a repris le sport après une longue pause, pour sortir de la sédentarité et retrouver un mindset sportif. Sur le ring, les deux parlent la même langue : celle des coups propres, du respect et de la détermination.
Ce qui fait la force d’un tel événement, c’est le mélange des niveaux. Tu peux voir des débutants encore un peu raides, qui apprennent à gérer la distance, le rythme, la respiration. Juste après, tu peux enchaîner avec un combat où les deux Nakmuays savent parfaitement alterner techniques de frappe, clinch, low-kicks et contres. Visuellement, c’est un cours accéléré pour tous ceux qui veulent progresser en boxe débutant : tu observes, tu comprends, tu copies, puis tu adaptes à ton style.
La densité de combats – 70 affrontements sur la journée – impose une vraie gestion pour les organisateurs. Mais elle oblige aussi chaque boxeur à maîtriser son énergie. Arriver à l’heure, se chauffer au bon moment, ne pas cramer son cardio en shadow inutile, rester focus entre deux annonces, gérer le stress : tout ça fait partie de la performance. Ce n’est pas juste de la bagarre, c’est une gestion fine de ton mental de boxeur.
Pour les clubs présents, ces championnats jouent aussi un rôle de thermomètre. Tu veux savoir si ta méthode d’entraînement boxe tient la route ? Tu regardes tes boxeurs après leurs combats. Est-ce qu’ils tiennent les trois rounds ? Est-ce qu’ils gardent la tête froide sous la pression ? Est-ce qu’ils appliquent les consignes au lieu de partir en freestyle ? Si la réponse est non, tu retournes au gym et tu ajustes.
Et pour les sept bagnolais engagés, la barre est haute. Boxer devant ses proches, ça peut booster comme ça peut paralyser. Quand ta famille te regarde, quand tes amis sont dans les tribunes, t’as deux options : te laisser bouffer par le regard des autres, ou transformer ça en carburant. C’est là que tu vois qui a déjà développé ce fameux mindset combat dont tout le monde parle. Monter sur le ring, c’est une chose. Y rester lucide et déterminé, c’en est une autre.
Ce volume de combattants fait des championnats de Bagnols-sur-Cèze bien plus qu’un simple tournoi : c’est un scanner du niveau régional. Et pour ceux qui suivent la scène Muay Thaï, c’est le genre de journée qui permet de repérer les futurs gros noms.
Indalo Muay ThaĂŻ : un club local qui pense et vit comme une vraie salle de fighters
Derrière l’affiche des championnats, un nom revient : Indalo Muay Thaï. Le club bagnolais n’a pas juste répondu “ok” pour accueillir la compétition. Il l’a portée, structurée, assumée. À sa tête, Mathieu Creysson, président impliqué qui voit plus loin que le simple tapis de sol et les sacs de frappe. Son objectif : faire de Bagnols une adresse qui compte dans le paysage Muay Thaï du Sud, tout en restant accessible aux débutants.
Dans une salle comme Indalo, le quotidien n’a rien de glamour. Gants qui prennent la sueur, cordes à sauter qui claquent, rounds de shadow répétés jusqu’à ce que les épaules brûlent. C’est là que se construit la vraie préparation physique du combattant, loin des highlights sur les réseaux. Les sept Nakmuays du club qui participent aux championnats ne sortent pas d’un casting, ils sortent d’heures et d’heures d’entraînement boxe régulier.
Le club ne s’adresse pas qu’aux futurs champions. Il ouvre ses portes aux curieux, aux jeunes en quête de cadre, aux adultes qui veulent retrouver un lifestyle boxeur fait de rigueur, de transpiration et de clarté mentale. Beaucoup arrivent en pensant juste “perdre du poids” ou “se défouler”. Très vite, ils découvrent que la boxe thaï, c’est surtout apprendre à se connaître, à se canaliser, à poser une discipline là où il n’y avait que du chaos.
Un point fort d’Indalo, c’est sa capacité à mélanger les profils. Un débutant peut partager un échauffement avec un combattant confirmé, observer ses routines, copier ses automatismes. C’est comme ça que se transmet la culture boxe : pas en grandes théories, mais en détails du quotidien. Comment tu bandes tes mains. Comment tu respires au sac. Comment tu gères ta fatigue quand le coach annonce “30 secondes de plus”.
Ce type de club joue aussi un rôle discret mais essentiel sur le territoire. Dans certaines villes, la salle de boxe est le dernier endroit où un ado peut entendre un adulte lui dire : “Tu vaux mieux que tes excuses. Mets les gants, bosse.” Indalo fait partie de ces lieux où l’on apprend le respect, la gestion de la frustration, et cette fameuse idée : tu tombes, tu te relèves, point. C’est tout l’esprit Uppercut Training Club : du vrai, du brut, sans discours marketing.
Le fait d’organiser un événement de cette ampleur permet aussi au club de se structurer encore plus. Logistique, partenariat, communication, gestion des flux de fighters et de public : tout ça construit une crédibilité. À terme, cela attire de nouveaux pratiquants, des partenaires matériels, et peut même ouvrir la voie à d’autres événements : stages, galas plus importants, collaborations avec d’autres clubs de boxe anglaise ou disciplines voisines.
Indalo Muay Thaï ne se contente donc pas de vivre au rythme des cours. Le club s’inscrit dans un mouvement plus large : faire de la boxe thaïlandaise un moteur de progression personnelle pour la ville entière.
Le Muay Thaï, boxe thaïlandaise complète : pieds, poings, coudes, genoux et mental
Les championnats de Bagnols-sur-Cèze sont l’occasion parfaite pour voir ce qu’est vraiment le Muay Thaï. Pas un simple dérivé de kickboxing, pas une mode passagère, mais une discipline martiale très ancienne, née en Thaïlande et forgée dans la réalité des combats. On l’appelle souvent “l’art des huit armes” : deux poings, deux jambes, deux coudes, deux genoux. Sur le ring, chaque partie du corps devient une arme, à condition de savoir la maîtriser.
Les spectateurs qui s’attendent à une simple guerre de low-kicks vont vite comprendre. Les coudes fusent en courte distance, les genoux décollent dans le clinch, les high-kicks tournent comme des lames. La technique de frappe n’est pas là pour faire joli mais pour être efficace, propre et contrôlée. C’est là que la différence se fait entre un bagarreur et un vrai Nakmuay : la capacité à rester lucide, à gérer la distance, à combiner plusieurs armes sans perdre l’équilibre.
Pour mieux visualiser la richesse du Muay Thaï, regarde cette comparaison avec d’autres formes de boxe :
| Discipline | Armes autorisées | Spécificité principale |
|---|---|---|
| Boxe anglaise | Poings uniquement | Travail de ligne, esquives, jeu de jambes, précision des bras |
| Kickboxing | Pieds et poings | Enchaînements rapides, volume de frappe élevé |
| Muay ThaĂŻ | Pieds, poings, coudes, genoux, clinch | Combat complet, gestion de toutes les distances et du corps Ă corps |
Cette complexité impose une préparation physique solide : jambes résistantes pour encaisser les low-kicks, tronc dur pour encaisser les middle, cou renforcé pour les clinchs, cardio construit pour tenir plusieurs rounds sous pression. Mais surtout, elle demande un mental de boxeur en béton. Encaisser un coup de genou au plexus et repartir au combat demande quelque chose que tu ne développes pas sur un canapé.
Le Muay Thaï, c’est aussi une culture. Avant certains combats, surtout dans les gros tournois, les Nakmuays effectuent un Wai Khru, une danse rituelle pour honorer leurs maîtres, leur salle et leurs racines. Même si les championnats régionaux de Bagnols ne reprennent pas toujours toute cette dimension traditionnelle, l’esprit reste là : respect de l’adversaire, respect de l’arbitre, respect de la salle. On ne hue pas, on ne crache pas sur la défaite. On apprend, on progresse.
Pour toi qui regardes, chaque combat peut devenir une vraie leçon. Tu peux analyser :
- Comment un combattant gère la distance avec ses teeps (pousses de jambes) pour empêcher l’autre d’avancer.
- Comment il utilise ses coudes dans les sorties de clinch pour surprendre.
- Comment il varie ses low-kicks pour casser le rythme adverse.
- Comment il respire entre deux échanges pour garder un bon cardio boxe.
Le message derrière tout ça est simple : tu n’as pas besoin d’être Thaï ou pro pour t’inspirer de cette discipline. Tu peux l’utiliser pour devenir plus fort dans ta vie de tous les jours : plus concentré, plus stable, plus capable de tenir quand ça pique. C’est là que le Muay Thaï dépasse le simple cadre du ring.
Un événement gratuit qui donne envie de monter sur le ring et de changer de mentalité
Un détail change tout dans ces championnats de Muay Thaï à Bagnols-sur-Cèze : l’entrée est gratuite. Aucun ticket à payer, aucune barrière pour passer la porte du complexe des Eyrieux. Ça veut dire quoi concrètement ? Que le gamin qui traîne dehors sans but peut entrer et se prendre une claque positive. Que le parent qui doute de la boxe comme sport pour son enfant peut venir voir par lui-même, sentir l’ambiance, voir le respect avant et après chaque combat.
Cette accessibilité ouvre la porte à une chose essentielle : la motivation par l’exemple. Tu peux lire tous les articles de motivation sport que tu veux, rien ne remplacera le fait de voir en vrai quelqu’un de ton âge, de ton gabarit, monter sur le ring, trembler, respirer, puis se battre proprement. C’est ça qui te fait dire : “Pourquoi pas moi ?”. Pas demain, pas plus tard. Maintenant. Et c’est exactement le genre de déclic que cherche un média comme Uppercut Training Club : transformer l’envie vague en action concrète.
Pour ceux qui pratiquent déjà , venir assister aux combats permet de nourrir leur propre mindset combat. Voir un fighter revenir dans un combat qu’il était en train de perdre, observer un Nakmuay épuisé serrer les dents dans le dernier round, regarder un corner remotiver son boxeur à la minute de repos… Tout ça te parle, même en dehors du ring. Tu comprends que la clé, ce n’est pas le talent, mais la constance et la capacité à se relever encore et encore.
Tu veux tirer le maximum de cette journée en tant que simple spectateur motivé ? Voici une façon intelligente de la vivre :
- Regarder au moins un combat du début à la fin en te concentrant sur la défense d’un seul combattant.
- Observer un autre combat en te focalisant sur la gestion du cardio : respiration, déplacements, moments de pause active.
- Écouter ce que hurle le coach dans le coin entre les rounds et voir si le boxeur applique derrière.
- Noter dans ta tête une chose que tu peux reproduire à ton prochain entraînement boxe.
Ce type d’événement agit comme un gros rappel : la discipline et la persévérance ne sont pas réservées aux athlètes d’élite. Elles sont accessibles à tout le monde, à condition d’accepter de transpirer, de douter, de recommencer. Tu veux t’y remettre, arrêter les excuses, retrouver une dynamique saine ? Monte sur le ring de ta vie, même symboliquement. Inscris-toi dans une salle, commence un programme, change ton hygiène de vie. Peu importe ton niveau, ce qui compte, c’est le premier pas.
En sortant du complexe des Eyrieux, tu pourras te poser une question simple : est-ce que tu veux rester dans les tribunes ou est-ce que tu veux, toi aussi, un jour, entendre ton nom appelé face aux cordes ? La réponse, tu ne la donnes pas avec des mots, mais avec des actes.
Où et quand ont lieu les championnats régionaux de Muay Thaï à Bagnols-sur-Cèze ?
Les championnats régionaux de Muay Thaï Occitanie et Paca-Corse se déroulent au complexe des Eyrieux, avenue Vigan Braquet à Bagnols-sur-Cèze, le samedi 14 février, de 12 h à 19 h environ, avec enchaînement des combats tout au long de l’après-midi.
Combien de combattants participent et quel est le niveau ?
Environ 140 combattants sont engagés pour près de 70 combats. Les niveaux sont variés : des Nakmuays débutants en compétition jusqu’à des boxeurs plus confirmés. Cela permet de voir des styles et des intensités de combat très différents.
L’événement est-il payant pour le public ?
Non, l’entrée est gratuite pour le public. Chacun peut venir découvrir le Muay Thaï, soutenir les combattants et s’immerger dans l’ambiance d’un vrai championnat régional sans dépenser un euro.
Quel club organise la compétition à Bagnols-sur-Cèze ?
La compétition est organisée par le club local Indalo Muay Thaï, sous la direction de son président Mathieu Creysson, et se déroule sous l’égide de la FSASPTT, la fédération officielle qui encadre ce type d’événements.
Le Muay Thaï convient-il aux débutants qui veulent se mettre à la boxe ?
Oui, le Muay Thaï est accessible aux débutants, à condition d’accepter la discipline et le travail régulier. Les clubs comme Indalo Muay Thaï proposent des cours adaptés, où l’on progresse étape par étape en technique, en cardio, en mental et en confiance, sans obligation de faire de la compétition.
Source: www.midilibre.fr


