Deux frères, une même obsession : monter sur le ring et repartir avec l’or. Sami et Bilel Jeddi arrivent aux championnats de France juniors avec un objectif que beaucoup considèrent comme fou : signer un doublé historique pour la famille. Pas de projecteurs hollywoodiens, juste une salle qui sent la résine, des gants usés et une famille qui vit boxe du matin au soir. Dans un contexte où la boxe anglaise explose chez les jeunes, leur histoire parle à tous ceux qui se battent pour sortir du lot, même loin des grandes villes et des gros budgets.
Autour d’eux, il y a un père qui a tout misé sur la discipline, un club qui se transforme en deuxième maison et une routine où les sorties du week-end ont été remplacées par du sparring et des sessions de préparation physique. Là où certains voient une pression énorme, les Jeddi voient une opportunité : prouver qu’avec un vrai mental de boxeur, une hygiène de vie carrée et un entourage solide, tu peux viser très haut sans passer par les circuits dorés. Leur aventure, c’est un rappel brutal : la boxe n’est pas un décor Instagram, c’est un grind quotidien où tu choisis chaque jour de ne pas lâcher.
- Deux frères, un objectif : Sami et Bilel visent chacun le titre de champion de France juniors dans leurs catégories.
- Une famille 100 % boxe : éducation, valeurs et discipline tournent autour du noble art.
- Un entraînement structuré : technique, cardio boxe, mindset sportif, récupération, tout est pensé.
- Un mental forgé dans la sueur : gestion de la pression, des défaites et des sacrifices quotidiens.
- Un lifestyle de boxeur : nutrition, sommeil, environnement et routine taillés pour la performance.
Boxe et esprit de clan : comment la famille Jeddi construit un doublé historique aux France juniors
Dans beaucoup de familles, le salon tourne autour de la télé. Chez les Jeddi, tout tourne autour des gants. Depuis tout petits, Sami et Bilel grandissent dans une ambiance où la boxe n’est pas juste un sport, c’est une langue maternelle. Les discussions de repas, ce sont les angles d’attaque, les stratégies, les erreurs à corriger. Le père n’a pas besoin d’énoncer les règles : la discipline se lit dans l’emploi du temps, dans les horaires d’entraînement, dans les réveils matinaux quand les autres dorment encore.
Ce qui frappe avec cette famille, c’est la cohérence. Tout est aligné avec un seul objectif : progresser. Pas de “peut-être”, pas de “on verra”. Quand Sami rentre d’un footing, Bilel enchaîne avec son shadow boxing. Quand l’un revient d’un sparring dur, l’autre prend des notes mentales pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Il n’y a pas de rivalité toxique, seulement une émulation permanente : si ton frère en fait dix, tu te refuses à t’arrêter à huit.
Pour viser un doublé aux championnats de France juniors, il faut plus que du talent. Il faut une structure. La mère veille à la nutrition du fighter : repas préparés, peu d’aliments ultra-transformés, hydratation suivie. On est loin des clichés de junk food après l’entraînement. Ici, la fourchette est un outil de performance, pas juste un réflexe. Cette rigueur quotidienne permet aux deux frères de tenir des charges lourdes d’entraînement boxe sans exploser en vol.
Autre élément fondamental : le rôle du club. La salle où ils s’entraînent n’est pas un simple lieu de passage, c’est une extension de la famille. Les anciens gardent un œil sur eux, les plus jeunes les regardent comme des modèles. Cette pression sociale est saine quand elle est bien gérée : tu ne viens pas à la salle pour te cacher, tu viens pour montrer que tu respectes le grind. Chaque round au sac, chaque circuit de cardio boxe, chaque exercice de technique de frappe est observé, commenté, parfois critiqué, mais toujours dans le but de les pousser plus loin.
La force de ce clan, c’est aussi la gestion du doute. Parce que oui, même les plus motivés ont des soirs où tout semble lourd. Dans ces moments, le père ne sort pas des grands discours, il pose juste une question directe : “Tu veux être champion ou tu veux juste raconter que tu t’entraînes ?” Cette phrase résume le mindset sportif qui règne chez les Jeddi. On ne glorifie pas la souffrance pour la souffrance, on la met au service d’un projet concret.
À l’approche des championnats de France, la maison se transforme presque en camp d’entraînement. Horaires ajustés, distractions limitées, sommeil surveillé. Les amis comprennent ou s’éloignent, peu importe. Pour beaucoup, ce serait trop dur. Pour eux, c’est logique. Ce qui peut ressembler à une prison pour certains est perçu comme une opportunité : être entourés, cadrés, épaulés pour tenter un coup de doublé historique que peu de fratries ont réussi.
Ce modèle familial envoie un message fort à tous les jeunes boxeurs : tu n’as pas besoin d’une vie parfaite pour réussir, mais tu as besoin d’un cadre. Un entourage qui ne te laisse pas baisser les bras au premier revers. Chez les Jeddi, la famille n’est pas un frein à l’ambition, c’est le moteur. Et c’est cette énergie collective qui rend leur quête du doublé aussi crédible qu’inspirante.

Entraînement boxe des frères Jeddi : méthode, sueur et mental de boxeur
Derrière chaque médaille, il y a des centaines de rounds dont personne ne parle. Le programme des frères Jeddi, c’est l’exemple parfait d’un entraînement boxe intelligent, dur, mais structuré. Pas de séances faites au hasard, pas de “on verra ce qu’on fait aujourd’hui”. Chaque jour a un objectif : vitesse, puissance, cardio boxe, défense, précision ou récupération active. C’est ce genre de construction qui fait la différence au niveau national.
Leur semaine type s’articule autour de blocs clairs. En début de cycle, gros travail sur la base : jeux de jambes, garde solide, déplacements latéraux, lecture des trajectoires. Le but : rendre automatiques les fondamentaux de la boxe anglaise. Quand tu ne réfléchis plus à ta garde, ton cerveau est libre pour lire ton adversaire. Petit à petit, on ajoute des combinaisons plus complexes, des esquives en sortie de frappe, des remises rapides. L’accent est mis sur la qualité, pas juste sur le volume.
Le cardio boxe est traité comme une arme à part entière. Intervalles sur piste ou tapis, rounds au sac avec changements de rythme, cordes à sauter longues avec séquences explosives. L’idée est simple : simuler l’intensité d’un vrai combat, où tu ne décides pas toujours quand accélérer ou quand souffler. Quand la fatigue arrive, les coachs surveillent la posture, les appuis et rappellent : “C’est maintenant que tu construis ton mental de boxeur, pas quand tout va bien.”
Les frères Jeddi utilisent aussi beaucoup le shadow boxing. Pas un shadow mou, fait pour se donner bonne conscience, mais un travail filmé, analysé, corrigé. Ils visualisent l’adversaire type qu’ils pourraient rencontrer aux France juniors : grand, petit, agressif, fuyant. Ce travail mental couplé à la gestuelle permet de répéter des scénarios avant de les vivre réellement sur le ring. Résultat : le jour J, le cerveau a déjà vu la scène, le corps sait quoi faire.
Le sparring est géré avec soin. Pas question de transformer chaque opposition en guerre totale. La famille et le staff ont compris une chose : un junior cramé à 18 ans par excès d’ego en salle, ça ne sert à personne. Certains jours, les rounds sont thématiques : un se concentre sur le jab, l’autre sur la défense. D’autres séances sont plus proches de la réalité du combat, avec pression, scoring et consignes d’adaptation. L’objectif : arriver en compétition avec un bagage d’expériences variées, sans avoir grillé toutes ses cartouches.
Un point souvent oublié par les débutants mais central chez eux : la préparation physique hors des gants. Renforcement du gainage, travail des hanches, des épaules, explosivité sur des mouvements fonctionnels. On est loin de la muscu purement esthétique. Tout ce qui est travaillé doit servir la technique de frappe et la solidité au corps à corps. Quand tu encaisses mieux, tu peux rester lucide plus longtemps. Et la lucidité, c’est ce qui fait gagner les combats serrés.
Les coachs ont aussi mis en place des moments d’auto-évaluation. Après certains entraînements, Sami et Bilel doivent identifier ce qu’ils ont mal fait et proposer eux-mêmes une solution. Ce petit rituel change tout. Tu passes d’exécutant à acteur de ta progression. Tu développes un vrai mindset sportif, capable de se remettre en question sans se détruire. C’est exactement ce type d’habitude qui prépare aux ajustements en plein combat.
En regardant leur façon de bosser, on comprend vite pourquoi la rumeur d’un doublé n’a rien de fantaisiste. Leur secret n’est pas magique : des séances régulières, structurées, intenses, avec un objectif précis à chaque fois. Ce qui manque souvent chez les autres, ce n’est pas la volonté, c’est la méthode. Les Jeddi prouvent qu’avec une organisation claire, tu peux transformer tes séances en véritable ascenseur de niveau.
Pour ceux qui veulent s’inspirer, suivre des vidéos de travail de jambes et de combinaisons peut déjà changer la façon de s’entraîner au quotidien.
Mindset sportif : comment Sami et Bilel gèrent pression, doutes et envie de tout envoyer valser
Un titre de champion de France, ça commence rarement par un crochet parfait. Ça commence souvent par une petite voix dans la tête qui te demande : “Pourquoi tu fais ça ?” Chez les Jeddi, le travail du mental de boxeur est aussi important que les abdos ou le sac de frappe. Les deux frères ne sont pas des robots, ils doutent comme tout le monde. La différence, c’est qu’ils ont appris à utiliser ces doutes comme carburant, pas comme frein.
Avant même de parler de visualisation ou de grandes théories, la base est simple : tenir sa parole. Quand ils écrivent sur un carnet leurs séances de la semaine, ce n’est pas décoratif. C’est un contrat. Tu dis que tu fais trois séances de préparation physique ? Alors tu les fais, même quand t’es rincé, même quand il pleut. Chaque fois qu’ils respectent ce contrat, ils renforcent leur confiance. Pas une confiance fantasmée, une confiance basée sur des preuves : “Je dis, je fais.”
La gestion de la pression passe aussi par une vérité froide : tout le monde peut perdre. Leur père leur répète souvent que la défaite ne définit pas un boxeur, c’est sa réaction qui le fait. Quand un combat se passe mal, pas d’excuse sur l’arbitrage ou la salle. On revoit la vidéo, on liste les erreurs, on corrige. Cette approche évite de tomber dans la victimisation et alimente un mindset combat digne des grands : tu prends le coup, tu ajustes, tu reviens.
Un autre point clé dans leur mental : la séparation entre ce qu’ils peuvent contrôler et le reste. Ils ne choisissent pas leur adversaire, ni le tirage, ni les commentaires des gens. Par contre, ils contrôlent leur entraînement boxe, leur nutrition du fighter, leur sommeil, leur ponctualité, leur attitude en salle. Se focaliser sur ce cercle de contrôle réduit énormément le stress. Quand tu sais que tu as tout fait correctement, tu montes sur le ring avec une sérénité que les réseaux sociaux ne pourront jamais t’offrir.
Pour gérer les grandes échéances comme ces championnats de France juniors, la famille a instauré des rituels. Pas des gris-gris mystiques, mais des routines stables : heure fixe de repas, moment calme sans écran avant de dormir, respiration contrôlée avant le combat. Le cerveau adore ce qui est prévisible. Plus tu calmes ton système nerveux, plus tu laisses ton corps exprimer le travail abattu. Le mental de boxeur, ce n’est pas juste serrer les dents, c’est créer les conditions pour rester lucide dans le chaos.
Les réseaux jouent aussi un rôle particulier. Dans un monde où tout doit être filmé, les Jeddi ont fait un choix : publier peu, travailler beaucoup. Ils savent que la motivation sport qui ne vit que dans les stories disparaît au premier échec. Leur moteur est ailleurs : ils veulent inspirer les petits de leur quartier, montrer qu’on peut viser des titres sans renier ses valeurs. Quand la motivation baisse, ils se rappellent qui les regarde, qui compte sur eux pour prouver que c’est possible.
Évidemment, il y a des jours où l’envie de tout envoyer promener est là . Un entraînement raté, une blessure légère, une remarque qui pique. Dans ces moments, ils ont un deal simple entre frères : si l’un craque, l’autre prend le relais. Pas pour le juger, mais pour lui rappeler pourquoi ils ont commencé. Parfois, ça tient à une phrase lâchée dans le vestiaire : “On est trop près pour arrêter maintenant.” Cette solidarité transforme les coups durs en tests, pas en freins définitifs.
Au final, leur force mentale n’est pas un don tombé du ciel. C’est le produit d’habitudes répétées, de choix difficiles assumés, et d’une vision claire : le doublé n’est pas une lubie, c’est une cible. Que tu sois boxeur ou non, cette façon de voir les choses est transposable partout : arrête de chercher la motivation magique, construis-la avec des actes quotidiens.
Pour ceux qui veulent creuser, certaines vidéos de préparation mentale pour boxeurs donnent de bonnes bases pour structurer ce travail psychologique sans tomber dans le blabla.
Lifestyle boxeur : nutrition, récupération et hygiène de vie des frères Jeddi
Beaucoup parlent de “lifestyle boxeur”, peu le vivent vraiment. Chez les Jeddi, chaque détail compte. Ce qui se passe en dehors de la salle pèse aussi lourd que les rounds de sparring. Leur approche de la nutrition sportive, du sommeil et de la récupération n’a rien de luxueux, mais elle est carrée. Et c’est souvent là que se joue la différence entre un bon junior et un champion de France.
Niveau alimentation, l’idée est simple : donner au corps ce dont il a besoin pour enchaîner les séances, pas juste ce qui fait plaisir sur le moment. Les repas tournent autour de bases solides : féculents de qualité, protéines suffisantes, légumes à chaque service, bonne hydratation. Pas besoin de mots compliqués. Loin des régimes à la mode, ils misent sur la constance. Moins d’alcool, moins de sucre ajouté, moins de fast-food. Ça parait basique, mais tenir ça sur la durée est un vrai combat.
Les jours qui précèdent les combats, la nutrition du fighter est encore plus calculée. On surveille le poids, mais sans tomber dans les coupes extrêmes qui bousillent le corps. Les apports en sel, en eau, en glucides sont ajustés pour arriver sec mais pas vidé. Là encore, c’est la répétition qui fait la maîtrise : plusieurs compétitions ont servi de laboratoire pour trouver le bon équilibre pour chacun des deux frères.
Leur rapport au sommeil est tout aussi sérieux. Pas de séries jusqu’à 2 heures du mat’ quand un footing est prévu au lever du jour. Le téléphone sort de la chambre, les écrans sont coupés plus tôt. Certains soirs, une simple routine devient un rituel : étirements légers, respiration profonde, visualisation de la séance du lendemain. La récupération n’est pas vue comme du temps “perdu”, mais comme la moitié invisible de chaque entraînement boxe.
La gestion des douleurs et des petits bobos est aussi révélatrice de leur maturité. On ne joue pas les héros. Une gêne persistante est signalée, on adapte la séance, on consulte si besoin. Mieux vaut rater un sparring que trois mois de saison. Cette façon de raisonner montre que la discipline, ce n’est pas seulement se pousser à fond, c’est aussi savoir lever le pied au bon moment pour durer.
Leur quotidien reste celui de jeunes de leur âge, mais filtré par un prisme clair : “Est-ce que ça aide ou ça freine ?” Sorties, jeux vidéo, réseaux, tout existe, mais tout est limité. Le lifestyle boxeur version Jeddi, ce n’est pas une vie triste, c’est une vie choisie. Ils savent pourquoi ils disent non à certaines soirées, pourquoi ils rentrent plus tôt, pourquoi ils sélectionnent leurs fréquentations. Un entourage qui tire vers le bas peut flinguer une carrière avant même qu’elle décolle.
Pour visualiser leur équilibre, on peut résumer leurs priorités ainsi :
| Pilier | Objectif principal | Exemples concrets chez les Jeddi |
|---|---|---|
| Entraînement technique | Affiner la boxe anglaise | Shadow filmé, travail du jab, drills défensifs |
| Préparation physique | Être explosif et endurant | Intervalles, gainage, travail jambes/épaules |
| Nutrition sportive | Optimiser énergie et récupération | Repas équilibrés, hydratation, gestion du poids |
| Sommeil & récupération | Récupérer nerveusement et physiquement | Heures fixes, coupure écrans, étirements |
| Mindset & discipline | Rester focus sur le doublé | Objectifs écrits, rituels, réduction distractions |
Ce tableau pourrait sembler théorique, mais chez eux, chaque case correspond à des habitudes bien réelles. C’est là que beaucoup se plantent : ils veulent les résultats des champions sans adopter leur quotidien. Les Jeddi rappellent, à leur manière, qu’un titre, c’est d’abord une somme de petits choix répétés. Si tu veux vraiment vivre comme un fighter, commence par aligner tes actes avec tes paroles.
Ce que l’histoire des Jeddi dit à tous les boxeurs débutants et aux fighters du quotidien
L’histoire de la famille Jeddi dépasse largement le cadre d’un simple championnat de France. Elle parle à tous ceux qui débutent la boxe, à ceux qui hésitent à se mettre à l’entraînement, à ceux qui se demandent si ça vaut le coup de s’investir vraiment. Le message est clair : tu n’as pas besoin d’être né dans la bonne ville ou avec le bon réseau pour avancer. Tu as besoin de structure, de patience, d’un minimum de courage pour encaisser les débuts difficiles.
Pour un boxe débutant, la démarche peut faire peur. Tu vois des frères ultra-disciplinés, tu te dis que ce n’est pas pour toi. Erreur. Chaque champion a commencé en mettant un pied maladroit sur le ring, en ratant des directs, en perdant son souffle après deux minutes. La différence vient de ce qu’il fait après ces premiers constats. Les Jeddi n’ont pas cherché à brûler les étapes. Ils ont passé des heures sur les bases, répété des milliers de jabs, accepté de progresser lentement plutôt que de s’inventer un niveau.
Leur histoire montre aussi que la motivation sport seule ne suffit pas. La première semaine, tout le monde est chaud. Nouveaux gants, nouvelles chaussures, photos en salle. Et puis le froid, la fatigue, le boulot, les études arrivent. C’est là que la discipline prend le relais. Les frères Jeddi ne se posent pas la question “Est-ce que j’ai envie ?” avant chaque séance. Ils se demandent “Qu’est-ce qu’il y a au programme ?” Ce simple changement de mentalité transforme ta pratique.
Pour ceux qui ne monteront jamais sur un ring en compétition, il y a aussi beaucoup à prendre. Le mindset sportif qui les anime est transposable dans les études, le travail, les projets perso. Fixer un objectif clair, découper le chemin en étapes, accepter de galérer sans abandonner, ajuster plutôt que tout jeter à la moindre difficulté : ce sont des réflexes de fighter utiles partout. La boxe n’est pas qu’un sport de coups, c’est une école de décision.
Si tu démarres à peine, tu peux t’inspirer de quelques principes qu’on retrouve chez eux :
- Commence par les bases : garde haute, jeu de jambes, respiration. Sans ça, les combos spectaculaires ne servent à rien.
- Planifie ton entraînement boxe : même deux ou trois séances par semaine, mais fixées à l’avance.
- Entoure-toi bien : un club avec une bonne ambiance, des gens qui bossent vraiment, pas juste qui posent pour les photos.
- Respecte ton corps : dors, mange à peu près correctement, récupère. Tu ne peux pas tricher longtemps avec la fatigue.
- Accepte d’être nul au début : tout le monde l’est. Ce qui compte, c’est de ne pas rester au même niveau.
Au fond, la quête de Sami et Bilel pour ce doublé aux France juniors n’est qu’un prétexte pour rappeler une vérité simple : la boxe récompense ceux qui restent. Pas ceux qui rêvent le plus fort, ceux qui reviennent le plus souvent. Que tu vises un titre ou juste la meilleure version de toi-même, la recette reste la même : des gants, de la sueur, un mental qui refuse de lâcher et un entourage qui croit en toi même quand tu doutes.
Alors la prochaine fois que tu passes devant une salle, pose-toi la seule vraie question : est-ce que tu veux regarder les autres combattre, ou est-ce que tu es prĂŞt Ă monter sur le ring ?
Comment s’entraĂ®ner comme un junior ambitieux sans viser les championnats de France ?
L’idĂ©e n’est pas de copier exactement le programme des frères Jeddi, mais de t’inspirer de leur structure. Fixe 2 Ă 4 sĂ©ances d’entraĂ®nement boxe par semaine, avec un objectif prĂ©cis Ă chaque fois : technique, cardio boxe, sparring lĂ©ger, renforcement. Ajoute une base de prĂ©paration physique (gainage, jambes, Ă©paules) et garde une soirĂ©e dĂ©diĂ©e Ă la rĂ©cupĂ©ration. MĂŞme sans viser un titre, ce cadre te fera progresser bien plus vite qu’un entraĂ®nement laissĂ© au hasard.
Faut-il une famille impliquée comme les Jeddi pour réussir en boxe ?
Non, mais avoir un entourage qui respecte ton projet change tout. Si ta famille n’est pas dans la boxe, explique simplement ton objectif, tes horaires, et demande Ă ce qu’on respecte tes temps d’entraĂ®nement et de sommeil. Le reste, tu peux le construire en salle : coachs, partenaires de sparring, amis qui ont le mĂŞme mindset sportif. L’important, c’est d’Ă©viter les gens qui se moquent de ta discipline ou te tirent vers le bas.
Comment développer un vrai mental de boxeur quand on débute ?
Commence par des engagements simples que tu tiens : venir Ă l’entraĂ®nement mĂŞme quand tu es fatiguĂ©, finir les rounds, accepter les corrections du coach. Note tes sĂ©ances, ce que tu as bien fait et ce que tu dois amĂ©liorer. Avec le temps, tu vas accumuler des preuves que tu es capable d’encaisser l’effort et de revenir. C’est ça, le mental : pas un don, mais un muscle que tu renforces Ă chaque fois que tu ne lâches pas.
Quelle place donner Ă la nutrition dans un projet de progression en boxe ?
Tu n’as pas besoin d’un plan de nutrition ultra compliquĂ©, mais tu ne peux pas ignorer ce que tu manges. Vise des repas simples : une source de protĂ©ines, un fĂ©culent de qualitĂ©, des lĂ©gumes, de l’eau. Évite d’enchaĂ®ner fast-food, alcool et snacks si tu veux rĂ©cupĂ©rer correctement. En t’inspirant de la nutrition du fighter des frères Jeddi, tu peux dĂ©jĂ faire un gros pas en avant : moins de produits ultra-transformĂ©s, plus de rĂ©gularitĂ© et d’hydratation.
Peut-on progresser sérieusement en boxe sans faire de compétition ?
Oui. Tout le monde n’est pas obligĂ© de viser un titre comme les frères Jeddi. Tu peux utiliser la boxe pour te forger un mental de combattant, amĂ©liorer ton cardio, te sentir plus solide dans ta vie de tous les jours. L’important est d’adopter une vraie routine d’entraĂ®nement, de travailler ta technique et ton physique avec sĂ©rieux. La compĂ©tition reste un plus pour tester ton niveau, mais ta progression ne s’y limite pas.
Source: www.ouest-france.fr


