Boxe – Kevin Lerena admet la domination de Ryad Merhy, sacré nouveau champion WBC des bridgerweight

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Dans une salle chauffée à blanc au Grand Palais de Charleroi, Ryad Merhy a pris la lumière et la ceinture WBC des bridgerweight, mais c’est aussi dans l’ombre du vestiaire que s’est jouée une autre scène forte. Sur un banc, le visage marqué, Kevin Lerena a encaissé une défaite lourde, pas seulement sur les cartes des juges, mais dans l’ego d’un champion qui avait annoncé la couleur : « Si je le touche au menton, il dort. » Ce soir-là, c’est lui qui a dû ravaler ses certitudes. Pourtant, au lieu de crier au scandale, il a reconnu, sans filtre, la supériorité du Bruxellois. Pas d’excuses, pas de plainte, juste du respect. C’est ça, le vrai mental de boxeur : savoir perdre proprement quand l’autre a été plus fort.

Le combat a été intense, technique, engagé, loin d’un simple échange de bombes. Lerena, ex-champion WBC des bridgerweight, pensait imposer un tempo élevé et faire craquer Merhy sur la durée. Sauf que le Belge a monté d’un cran, en cardio, en précision et en lucidité. Sur douze rounds, il a gratté les points, pris le centre du ring, et marqué les juges avec des enchaînements propres. Au final, les trois arbitres rendent une décision unanime : 116-112, 117-111, 115-113. Les chiffres parlent. Le titre change d’épaule, et un nouveau nom s’inscrit au sommet de la boxe mondiale. Derrière les gants et les ceintures, c’est aussi une leçon de discipline, de respect et de mindset que ce combat laisse à tous ceux qui rêvent de monter sur un ring.

  • Ryad Merhy devient nouveau champion du monde WBC des bridgerweight en battant Kevin Lerena aux points par dĂ©cision unanime.
  • Kevin Lerena admet la supĂ©rioritĂ© de son adversaire et refuse toute excuse, montrant une attitude exemplaire dans la dĂ©faite.
  • Les juges scorent le combat 116-112, 117-111 et 115-113, soulignant la domination rĂ©gulière de Merhy sur douze rounds.
  • Ce duel est la revanche de leur première confrontation de 2023, cette fois-ci Ă  Charleroi, dans un Grand Palais bouillant.
  • Respect mutuel après la guerre : Merhy rejoint Lerena au vestiaire, accolade, fĂ©licitations et reconnaissance entre fighters.

Boxe : comment Ryad Merhy a pris le pouvoir chez les bridgerweight WBC

Sur le papier, le combat entre Kevin Lerena et Ryad Merhy ressemblait à un remake avec un script déjà écrit : le Sud-Africain, champion WBC des bridgerweight, défendait sa couronne contre un challenger qu’il avait déjà battu en 2023 à Johannesburg. Sauf que la boxe anglaise n’aime pas les scénarios prévisibles. À Charleroi, devant un public acquis à la cause du Bruxellois, la hiérarchie a basculé. Ce n’est pas juste une revanche, c’est une prise de pouvoir propre, construite round après round, avec la tête froide et les gants en feu.

Le contexte pesait lourd sur les épaules de Merhy. Combattre à domicile, ce n’est pas seulement profiter du soutien des fans, c’est aussi porter leurs attentes. Lui devait prouver qu’il n’était pas seulement un bon boxeur, mais un vrai champion du monde WBC potentiel. Lerena, de son côté, arrivait avec l’assurance de celui qui a déjà trouvé la solution une fois. Il parlait KO, menton touché, combat clos. Résultat : c’est lui qui a découvert qu’un adversaire peut se réinventer en quelques années. Quand la cloche a sonné, ce n’était plus exactement le même Merhy qui se tenait en face de lui.

Sur le ring, la différence s’est faite dans les détails : volume de coups, mobilité, gestion de la distance. Merhy a travaillé à un rythme élevé sans s’affoler, combinant jab, direct du droit et variations au corps pour casser le tempo adverse. Lerena voulait l’user en imprimant lui-même une cadence forte, mais il s’est retrouvé à courir après les points. Aux yeux des juges, round après round, le Bruxellois grignotait l’écart. Pas besoin d’un gros knockdown pour voler la vedette : une occupation du ring intelligente suffit à retourner une ceinture.

Les cartes le prouvent : 116-112, 117-111, 115-113. Trois visions différentes d’un même combat, mais une seule direction : Merhy devant. Ces scores montrent aussi que Lerena n’a pas été inexistant. Il a eu ses moments, ses rafales, quelques séquences où son expérience et sa puissance ont rappelé pourquoi il portait cette ceinture. Sauf qu’en boxe, ce ne sont pas les flashs qui font gagner, c’est la constance. Et ce soir-là, la constance était belge.

Cette victoire place Merhy sur le toit du monde dans une catégorie encore jeune, celle des bridgerweight, entre les lourds-légers et les lourds. Une division parfois critiquée, parfois incomprise, mais qui offre justement une scène idéale pour des profils comme lui : assez massif pour encaisser, assez mobile pour produire un vrai volume. Pour les jeunes qui s’entraînent en salle et qui ne se retrouvent ni dans les lourds-légers ni chez les mastodontes, ce titre montre une voie. La boxe évolue, les catégories aussi, et les opportunités sont réelles pour ceux qui ont la discipline et le grind nécessaires.

Ce combat rappelle une règle simple : sur un ring, le passé ne pèse rien. Ta dernière victoire ne te protège pas, ta ceinture non plus. Ce qui compte, c’est ce que tu poses comme travail avant le jour J, puis ce que tu oses envoyer pendant douze rounds. Merhy l’a compris. Lerena l’a vécu. Et tous ceux qui rêvent de prendre une ceinture WBC devraient retenir cette leçon : chaque défense, c’est un nouvel examen, pas une formalité.

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Un combat de boxe construit sur le cardio, la lucidité et la discipline

Pour beaucoup qui regardent la boxe de loin, le regard se fixe sur les gros crochets et les KO spectaculaires. Pourtant, ce championnat des bridgerweight WBC a montré que l’arme la plus dangereuse, ce n’est pas toujours la puissance, mais le cardio boxe et la lucidité sous pression. Merhy a mis en place un travail de sape, avec un rythme constant, une garde solide et des déplacements maîtrisés. Pas de gestes inutiles, pas de show pour la galerie : juste des rounds rangés proprement dans sa poche.

Lerena, lui, avait annoncé qu’il pouvait « l’endormir » en le touchant au menton. Un discours classique, presque obligé avant un championnat. Mais une fois sur le ring, il a découvert que son adversaire ne venait pas pour subir. Moins mobile que lors de leur première confrontation, il a semblé parfois en retard d’un temps, surtout sur les relances. À ce niveau, un micro-retard, c’est la différence entre toucher et être contré. Et sur douze reprises, ça se traduit vite en points perdus sur les cartes.

La vraie leçon ici, c’est qu’un entraînement boxe sérieux ne se résume pas à balancer des séries au sac. Il faut bosser le moteur, le mental, la capacité à répéter les efforts. Tu veux tenir douze rounds comme Merhy ? Alors ton programme doit mélanger cardio, préparation physique et travail technique sous fatigue. Pas question de juste frapper fort pendant une minute et t’écrouler. La boxe moderne ne pardonne plus ce manque de fond.

Ce championnat du monde des bridgerweight rappelle que la ceinture se gagne bien avant la première cloche. Dans les footings du matin, dans les séances de sparring quand t’es rincé, dans la discipline que tu gardes sur la nutrition du fighter. Tu peux raconter ce que tu veux sur les réseaux, le ring, lui, ne ment pas. Ce soir-là, il a montré un Merhy affûté, prêt pour douze rounds, et un Lerena courageux mais moins tranchant. À ce niveau, ça suffit pour faire basculer le titre.

Kevin Lerena : une défaite, mais un mental de boxeur qui force le respect

Une fois la cloche finale passée et les scores annoncés, beaucoup de champions cherchent une porte de sortie : décision volée, juges biaisés, gêne physique « oubliée » avant le combat. Kevin Lerena, lui, est resté droit. Dans l’intimité du vestiaire, visage cabossé, entouré par son équipe et soutenu par son épouse Geraldine, il a lâché les mots que peu osent prononcer après avoir perdu une ceinture mondiale : « Pas d’excuse. Ryad était le meilleur ce soir. » Cette phrase-là dit plus sur son niveau de champion que n’importe quelle statistique.

Il aurait pu pointer du doigt la pression, le ring à l’extérieur, la fatigue, ou même des détails du plan de match. Au lieu de ça, il assume. Il explique avoir tout donné, tenté de s’adapter, mais reconnaître que, round après round, le combat lui a glissé des mains. Ce n’est pas de la faiblesse, c’est la marque d’un vrai mindset sportif : regarder la réalité en face, même quand elle fait mal. Beaucoup veulent le mental d’un champion, peu acceptent d’affronter la vérité comme ça.

Ce comportement en dit long à tous ceux qui rêvent de progresser en boxe débutant ou confirmé. Tu veux développer un vrai mental de boxeur ? Alors commence par là : assumer ce que tu contrôles, accepter ce que tu n’as pas réussi à faire, et respecter celui qui t’a dominé. La mauvaise foi ne fait pas gagner de ceinture. La lucidité, oui. Lerena parle de rounds qui lui échappent, de bons moments qu’il a eus, mais sans travestir le résultat final. À la fin, ce sont trois juges, trois regards, une seule vérité : ce soir-là, Merhy était devant.

Le contraste est fort avec l’image de la pesée, la veille, où la tension avait explosé entre les deux hommes. Mots qui montent, regards chargés, accusation de manque de respect. Une vraie scène de championnat du monde WBC, avec l’ego et la pression à fleur de peau. Pourtant, quelques heures après la guerre, c’est le respect qui reprend la main. Lerena ne garde pas la façade du trash-talk. Il revient à l’essentiel : reconnaître la valeur de l’adversaire, remercier le combat et saluer le champion.

Ce genre d’attitude, c’est un message fort pour tous ceux qui mélangent boxe et ego démesuré. Sur le ring, tu peux être un tueur. En dehors, tu dois rester un homme. Perdre fait partie du jeu. Même les plus grands – de Lennox Lewis à Wladimir Klitschko – ont connu la chute avant de remonter. Le mental, ce n’est pas « ne jamais tomber ». C’est ce que tu fais après. Lerena l’a compris. Et pour tous les jeunes fighters qui regardent ce genre de combat sur YouTube en rêvant d’une ceinture, la première chose à copier, ce n’est pas seulement le crochet gauche, c’est ce respect-là.

Entre introspection et avenir incertain : la pause nécessaire du champion déchu

Après un combat pareil, certains boxeurs réclament directement une revanche. Kevin Lerena, lui, parle d’abord de repos, de famille, de temps pour respirer. Il évoque ses enfants, le besoin de se poser avant de décider de la suite. Ce n’est pas un abandon, c’est une stratégie mentale. Tu ne peux pas prendre les bonnes décisions avec l’adrénaline encore dans les veines et la déception plein la tête. Laisser retomber le souffle, c’est souvent le premier pas pour revenir plus fort.

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Ce moment de pause est essentiel dans le lifestyle boxeur. Beaucoup pensent que la préparation physique, c’est seulement s’entraîner dur, tout le temps. Mais un vrai parcours de champion, c’est une alternance entre charge et récupération. Sur le plan mental, c’est pareil. Tu encaisse la défaite, tu digères, tu analyses. Ensuite seulement, tu décides : continuer dans cette catégorie bridgerweight, monter, redescendre, viser une trilogie contre Merhy ou explorer d’autres pistes.

Derrière ce silence annoncé, il y a aussi une question simple : combien de fois peux-tu aller à la guerre comme ça ? À 33–34 ans, l’horloge tourne. Mais ce n’est pas une fatalité. Des exemples comme Oleksandr Usyk ou Tyson Fury ont montré qu’avec une discipline brutale et une gestion intelligente du corps, tu peux rester au sommet longtemps. Ce qui fait la différence, c’est ta capacité à adapter ton entraînement boxe, à mieux cibler ta préparation plutôt que forcer comme à 20 ans.

En décidant de prendre du recul, Lerena montre une maturité que beaucoup n’ont pas. Il ne cherche pas le buzz, il cherche la clarté. Et c’est exactement ce que tout pratiquant devrait copier : après un échec, au lieu de paniquer, calme le jeu. Pose-toi des questions simples : Qu’est-ce qui a vraiment manqué ? Le cardio ? La tactique ? La faim ? La discipline en amont ? C’est dans ces réponses honnêtes que se trouve ton prochain niveau.

Au fond, cette défaite n’est peut-être pas la fin d’une histoire, mais le début d’un nouveau chapitre. Parce qu’un vrai combattant ne se définit pas par la ceinture qu’il porte, mais par la façon dont il affronte ses nuits difficiles. Et ce soir-là, au Grand Palais de Charleroi, au-delà du résultat, Lerena a montré une chose : son mental n’a pas lâché. Le corps a perdu, l’ego a pris un coup, mais l’homme, lui, reste debout. Et c’est souvent à partir de là que naissent les plus beaux retours.

Respect, revanche et possible trilogie : la relation Merhy – Lerena décodée

Ce championnat du monde WBC des bridgerweight n’était pas une simple affiche isolée. C’était le deuxième chapitre d’une histoire déjà entamée entre Ryad Merhy et Kevin Lerena. La première fois, en 2023, c’est Lerena qui était sorti vainqueur aux points, à domicile, en Afrique du Sud. Cette fois, la scène se déplace à Charleroi, et le scénario s’inverse. Une victoire chacun, deux guerres, un respect mutuel qui grandit : tout ça sent bon la trilogie.

Le contraste entre la tension de la pesée et la classe de l’après-combat est frappant. À la balance, les mots ont volé, les regards ont claqué, et on a même parlé de manque de respect. Normal. Quand deux mecs se préparent à se rentrer dedans pour un titre mondial, la température monte. Mais après douze rounds, quand la sueur a tout lavé, ce sont d’autres gestes qui comptent. Quelques minutes après l’annonce de la décision, Merhy entre dans le vestiaire de Lerena, applaudi par les officiels. Les deux hommes se prennent dans les bras, échangent quelques mots, et le Sud-Africain lâche une phrase simple : « Félicitations. Tu le mérites. Beau boulot. » À ce moment-là, plus de trash-talk, plus de posture, juste du vrai.

Ce type de scène rappelle ce qu’est la boxe anglaise dans son essence : une guerre encadrée par le respect. Tu peux détester l’autre pendant 36 minutes, chercher à le faire plier à chaque seconde, mais quand la cloche sonne, tu sais ce que ça coûte d’être là. Tu sais les sacrifices d’entraînement, de nutrition, de sparring, de préparation mentale. C’est ça qui fait que, même dans la défaite, les plus grands saluent l’autre. Et c’est ça aussi qui fait que ce genre de rivalité donne envie de voir un troisième opus.

Sportivement, une trilogie Merhy – Lerena aurait du sens. Une victoire partout, deux combats disputés, deux styles qui se répondent. Pour le public, c’est une histoire facile à comprendre : le champion battu qui veut récupérer son trône, le nouveau roi qui doit prouver que ce n’était pas un accident. Pour les deux hommes, ce serait l’occasion de montrer à quel point ils peuvent encore évoluer. Le premier duel s’est joué sur une décision pour Lerena, le deuxième sur une domination plus nette de Merhy. Le troisième pourrait être celui des ajustements ultimes.

Que tu sois boxeur débutant ou confirmé, cette relation entre les deux fighters t’apprend quelque chose d’essentiel : un adversaire peut devenir ton meilleur miroir. C’est souvent celui qui t’a fait le plus mal qui t’oblige à vraiment progresser. Quand tu revois la vidéo du combat, que tu analyses chaque round, chaque erreur de distance ou de garde, c’est lui qui t’aide à grandir. Au final, un rival comme ça, c’est presque un coach qui ne te parle pas. Il te corrige à coups de directs.

Une rivalité qui nourrit la motivation sport de toute une génération

À l’ère des réseaux où beaucoup veulent des highlights mais peu comprennent le grind, une rivalité comme Merhy – Lerena fait du bien. Elle montre que le haut niveau, ce n’est pas juste un coup de chance ou un KO viral. C’est des années de travail, des défaites à digérer, des ajustements permanents. Pour tous les jeunes qui enfilent les gants pour la première fois, cette histoire est une masterclass en direct sur le mindset combat.

Merhy prouve qu’on peut revenir plus fort après une défaite, changer son style, monter en volume, corriger ses failles de cardio. Lerena montre qu’on peut perdre une ceinture et garder la tête haute, respecter son adversaire et réfléchir à la suite. Les deux incarnent une valeur clé : la discipline. Pas la discipline glamour qu’on poste en story, mais celle qui consiste à faire du shadow boxing quand t’es seul, à courir quand il pleut, à dire non aux soirées quand t’as sparring le lendemain.

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Au-delà des ceintures, ce genre de rivalité dessine une vraie culture boxe. Une culture où le respect n’empêche pas la hargne, où la rage de vaincre n’écrase pas la lucidité. C’est exactement ce qu’une salle comme Uppercut Training Club cherche à transmettre : tu peux être un tueur sur le ring, mais reste carré dans la vie. Tu veux un mental solide ? Entoure-toi de challenges, de gens qui te poussent, de combats qui t’obligent à sortir de ta zone de confort.

Au final, que la trilogie ait lieu ou pas, ce duo a déjà marqué la catégorie bridgerweight. Et pour ceux qui lisent ces lignes en hésitant à reprendre l’entraînement, cette histoire envoie un message clair : monte sur le ring, au sens large. Ce ne sera pas toujours beau, ce ne sera pas toujours victorieux, mais ce sera toujours formateur.

Ce que ce championnat WBC enseigne sur l’entraînement boxe et le lifestyle fighter

Derrière les projecteurs, ce championnat du monde WBC des bridgerweight est une mine d’or pour comprendre comment structurer un vrai entraînement boxe. Ce que Merhy et Lerena ont montré sur douze rounds, c’est le résultat de centaines d’heures de taf invisible. Si tu veux progresser – que tu sois boxe débutant ou confirmé – tu peux transformer ce combat en plan de travail. Pas besoin d’être champion pour caler ta routine sur les mêmes piliers : technique, cardio, puissance, mental et récupération.

D’abord, la technique de frappe. Les deux boxeurs ont utilisé le jab comme une arme de contrôle, pas comme un simple geste pour « faire joli ». Jab au visage pour fixer, jab au corps pour casser le souffle, variations d’angles pour perturber la garde. Si tu ne travailles pas ton jab tous les jours, tu te prives de 50 % de ta boxe. Ensuite, les combinaisons : 1-2, 1-2-3, crochets au corps après un direct, tout ça en restant équilibré. C’est exactement ce qu’on doit répéter en shadow, au sac et en paos.

Ensuite, le cardio boxe. Merhy a clairement monté son volume de coups par rapport à la première rencontre. Ça, ce n’est pas de la magie, c’est de la préparation physique ciblée : interval training, rounds à haute intensité, travail sous fatigue. Tu veux tenir la cadence sur trois, six ou douze rounds ? Oublie les footings pépères uniquement. Il te faut des efforts fractionnés, proches de la réalité du ring : 3 minutes de guerre, 1 minute de gestion. C’est là que tu construis ta capacité à rester lucide quand les poumons brûlent.

La nutrition du fighter joue aussi un rôle clé. Un bridgerweight doit gérer un poids entre 90 et 101 kilos environ, avec du muscle utile, pas juste du poids mort. Ça impose de manger propre, assez pour tenir le rythme, pas trop pour rester mobile. Protéines pour la récupération, glucides pour le carburant, hydratation millimétrée. Tu ne peux pas espérer ressembler à un champion WBC si tu manges comme en fast-food permanent. Le ring te le rappellera vite.

Enfin, le mindset sportif. Les deux hommes l’ont prouvé : tu ne tiens pas douze rounds de ce niveau sans une tête solide. Visualisation, routines de concentration, gestion du stress de la pesée, de la salle, du public. La différence entre un bon boxeur et un vrai fighter se joue souvent dans les moments où tout brûle : quand tu prends un gros coup, quand tu es en retard sur les cartes, quand la fatigue te chuchote d’abandonner. C’est là que se révèle ta discipline. Tu continues à avancer ou tu cherches une porte de sortie ?

Routine type inspirée d’un championnat du monde WBC

Pour t’aider à concrétiser tout ça, voici un exemple de routine hebdomadaire inspirée du niveau d’un combat comme Merhy – Lerena. Ce n’est pas un copier-coller de leur camp, mais une base solide pour structurer ton grind.

Jour Matin Soir
Lundi Footing 6-8 km (rythme modéré) + mobilité Technique de boxe (jab, déplacements) + 6 rounds de sac léger
Mardi Préparation physique (circuit force: pompes, squats, gainage) 8 rounds de sparring léger + shadow boxing sous fatigue
Mercredi Interval training (10 x 200 m sprint / marche) Travail aux paos (combinaisons) + 4 rounds de corde Ă  sauter
Jeudi Repos actif (marche, étirements, mobilité) Étude vidéo + drills techniques à faible intensité
Vendredi Renforcement (haltères légers, explosivité, médecine-ball) 8 à 10 rounds de sac lourd (volume de coups) + abdos
Samedi Sparring plus intense (4 à 6 rounds contrôlés) Récupération (sauna, stretching, auto-massage)
Dimanche Repos complet, famille, récupération mentale

Cette structure n’a rien de magique, mais elle colle à ce qu’on voit chez les vrais fighters : régularité, variété, récupération. Le but, ce n’est pas de t’exploser une semaine et de disparaître trois semaines. C’est de construire des fondations solides, jour après jour. Tu veux tenir comme Merhy sur douze rounds ? Commence par tenir ton propre planning sur douze semaines.

  • Travaille ton jab tous les jours : c’est ton GPS sur le ring.
  • Ajoute du fractionnĂ© Ă  ton cardio : la boxe, c’est des pics d’intensitĂ©, pas un footing du dimanche.
  • Soigne ta nutrition : chaque repas peut t’aider ou te plomber.
  • Analyse tes sparrings : filme-toi, corrige, recommence.
  • Protège ton mental : sommeil, entourage, objectifs clairs.

Au final, ce championnat WBC n’est pas seulement une histoire de ceinture. C’est un rappel brut : tout le monde veut briller sous les lumières, mais ceux qui y arrivent sont ceux qui ont accepté la sueur dans l’ombre.

Comment Ryad Merhy a-t-il remporté le titre WBC des bridgerweight contre Kevin Lerena ?

Ryad Merhy a gagné aux points par décision unanime après douze rounds intenses. Il a imposé un rythme élevé, mieux géré la distance et le volume de coups, ce qui lui a permis de prendre l’avantage sur les cartes des juges (116-112, 117-111, 115-113). Sa préparation physique et son cardio lui ont permis de rester lucide jusqu’au bout.

Pourquoi la réaction de Kevin Lerena après le combat est-elle autant respectée ?

Parce qu’il a assumé la défaite sans chercher d’excuse. Dans son vestiaire, il a reconnu que Merhy avait été le meilleur ce soir-là, tout en saluant son travail et son mérite. Cette attitude montre un vrai mental de boxeur : lucidité, humilité et respect de l’adversaire.

Y aura-t-il une trilogie entre Ryad Merhy et Kevin Lerena ?

Rien n’est encore officialisé, mais sportivement, une trilogie aurait du sens : une victoire chacun, deux combats serrés et une vraie rivalité respectueuse. Lerena n’a pas fermé la porte à cette idée et les fans, comme les promoteurs, voient dans ce troisième combat un affrontement logique à organiser.

Que peut apprendre un boxeur débutant de ce combat ?

Un boxeur débutant peut retenir plusieurs leçons : l’importance du cardio boxe, le rôle central du jab, la nécessité de rester discipliné sur la nutrition et surtout l’attitude mentale. Gagner, c’est bien, mais savoir perdre avec respect, analyser et revenir plus fort, c’est ce qui construit une vraie carrière.

Comment adapter son entraînement pour tenir plusieurs rounds comme les bridgerweight WBC ?

Il faut combiner technique, préparation physique et récupération. Concrètement : travail régulier au sac et en shadow pour la technique, séances de fractionné pour le cardio, renforcement musculaire fonctionnel, sparring progressif et une bonne hygiène de vie (sommeil, alimentation, gestion du stress). La clé, c’est la régularité plutôt que les exploits ponctuels.

Source: www.dhnet.be

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