À Saint-Front-sur-Lémance, la boxe ne se résume plus à quelques sacs qui balancent dans un coin de salle. Le Boxing Club Fumel Monsempron-Libos vit une période en pleine effervescence avec une série de combats, de galas et de défis qui s’enchaînent pour les licenciés. Entre premiers pas chez les pros, revanches programmées, championnats de France de boxe éducative et rencontres internationales, le club transforme chaque date du calendrier en test de caractère. Ici, chaque combat raconte une histoire de discipline, de mental de boxeur et de motivation sport, bien loin des discours mous et des promesses faciles.
Cette dynamique touche tout le monde : les pros qui visent un titre national, les amateurs qui enchaînent les tournois, les plus jeunes qui découvrent la boxe éducative, jusqu’aux boxeuses qui représentent le club sur des critériums exigeants. La petite commune de Saint-Front-sur-Lémance se retrouve ainsi au cœur d’un vrai lifestyle boxeur, où les gants font partie du quotidien au même titre que l’école, le travail ou la vie de famille. Ce qui se construit là va bien au-delà d’un simple palmarès : c’est une vraie culture du grind, de l’effort répété, de la progression lente mais solide. Ceux qui passent la porte du club ne viennent pas juste faire du sport, ils viennent se forger.
En bref :
- Ryan Hachicha passe chez les pros en – 75 kg et vise un titre de champion de France tout en poursuivant ses études en management.
- Vahé Nersisyan, Nouri Nassim et Dylan Hourchmi enchaînent les galas à Périgueux, Montauban et Bergerac, avec des combats relevés face à des adversaires de Tulle, Brive, Toulouse, Castres et une sélection portugaise.
- Le 16 mai, un gala local à Saint-Front-sur-Lémance devient le point chaud de la saison, avec 2e combat pro, revanche attendue et ambiance de feu.
- Kaïs Hachicha, Léonard Armand et Ayman Ben Soussi se qualifient pour les championnats de France de boxe éducative à Bourges.
- Sarah Edouidi représente le club au critérium de Bourges les 29 et 30 mai, preuve que les boxeuses prennent aussi leur place sur le ring.
- L’ensemble de cette période pousse à travailler le cardio boxe, la préparation physique et le mindset sportif pour tenir la cadence.
Saint-Front-sur-Lémance, village de boxe : quand un club fait bouger tout un territoire
À première vue, Saint-Front-sur-Lémance, c’est un village tranquille du Lot-et-Garonne, entouré de verdure, loin des grands centres urbains et des énormes salles vitrées. Pourtant, derrière cette apparence calme, la commune vibre au rythme d’un club qui s’arrache : le Boxing Club Fumel Monsempron-Libos. Les licenciés multiplient les déplacements, les galas, les tournois, et chaque échéance sportive devient un point de ralliement pour les habitants, les familles et les proches. La boxe sert ici de colonne vertébrale sociale, un peu comme un club de foot dans certains quartiers, mais avec une mentalité encore plus orientée respect et discipline.
Dans cette ambiance, la boxe anglaise n’est pas vécue comme un simple spectacle. C’est un repère. Les jeunes viennent y chercher des repères physiques, mais surtout mentaux : apprendre à canaliser, à encaisser, à se tenir droit. La salle devient un refuge où l’on parle entraînement boxe, scolarité, boulot, fatigue, mais aussi ambitions. Quand un boxeur du club monte sur un ring à Périgueux, Montauban ou Bergerac, ce n’est pas juste son nom qu’on annonce, c’est celui de tout un environnement qui croit dans le pouvoir du sport pour changer une trajectoire.
Cette dynamique se voit clairement dans la façon dont le club construit sa saison. Pas d’attente passive, pas de calendrier rempli au hasard. L’équipe technique organise une succession de combats variés : gala vedette, tournoi, rencontre internationale, championnats de France de boxe débutant ou éducative pour les plus jeunes. Résultat : les boxeurs apprennent à passer d’un contexte à l’autre. Une petite salle surchauffée en Dordogne, une grande enceinte à Bourges, un ring dressé pour une France-Portugal… À chaque fois, l’adaptation mentale est différente. C’est exactement ce qui forge un vrai mental de boxeur.
Pour un ado de Saint-Front-sur-Lémance, voir un licencié du club passer pro, c’est un choc positif. Ce n’est plus un rêve lointain réservé aux grandes villes. C’est un mec du coin, qui a mis les mêmes gants, qui a transpiré sur le même ring. Cette proximité casse les excuses. On ne peut plus dire “ici, c’est trop petit, il ne se passe rien”. Quand la salle vit, le village vit avec. Les soirs de gala, les voitures se garent partout autour, les familles s’installent en tribune, les discussions tournent autour du poids, de la forme du moment, de la tactique. La boxe devient un sujet de comptoir, mais avec une vraie compréhension du travail derrière.
Et ce qui marque encore plus, c’est cet équilibre entre ambition et humilité. On parle de préparation physique, de cardio boxe, de technique de frappe, mais personne ne se fait passer pour une superstar. Les anciens viennent encourager, les plus jeunes observent, les parents découvrent ce qu’est un vrai lifestyle boxeur : se coucher un peu plus tôt avant le combat, faire attention à la nutrition du fighter, gérer le poids sans dérive, accepter les sacrifices de week-end. Le club devient un miroir où chacun peut se demander : “Qu’est-ce que moi, je fais vraiment pour progresser ?”.
Cet ancrage local montre une chose simple : même dans un coin reculé, avec des moyens limités, un club peut devenir un moteur puissant, du moment que le mindset sportif est clair : travail, respect, pas d’excuses. C’est cette base qui prépare la suite : les grands combats, les déplacements et les titres à aller chercher plus loin.

Ryan Hachicha : premier combat pro, objectifs clairs et mental affûté
Au cœur de cette effervescence, un nom revient partout : Ryan Hachicha. Dans la salle Clos Chassaing à Périgueux, il dispute son premier combat professionnel en – 75 kg, en combat vedette de la soirée. Ce n’est pas un hasard. Son dernier combat amateur, fin janvier à Villenave-d’Ornon, marquait déjà la fin d’un cycle. Ryan a enchaîné les affrontements et prouvé qu’il avait sa place à l’étage du dessus. Passer pro, ce n’est pas juste signer un papier, c’est accepter un autre niveau d’exigence : plus de rounds, plus de pression, moins de marge d’erreur. Et surtout, le regard du public qui change.
Là où son parcours frappe vraiment, c’est dans cette double trajectoire qu’il assume : boxeur professionnel en devenir et étudiant en management. Ses ambitions sont nettes : viser un titre de champion de France professionnel dans les deux à trois ans, sans lâcher sa licence universitaire. Ça demande une organisation de malade. Entre les cours, les déplacements, les séances de préparation physique, les sessions de sparring et la récupération, le temps libre devient une illusion. Mais c’est exactement ça, le lifestyle boxeur moderne : pas seulement des gants, mais une vie entière structurée autour de la progression.
Concrètement, ce type de parcours impose une hygiène presque militaire. Réveil à heure fixe, transport pour les études, retour à la salle, séance d’entraînement boxe ciblée (cardio, technique de frappe, explosivité), étirements, repas calibrés pour tenir le poids sans flinguer la santé. La nutrition du fighter devient un pilier : assez de protéines pour récupérer, assez de glucides pour envoyer, pas d’excès qui plombent le cardio. Ceux qui imaginent encore qu’un boxeur pro se résume à frapper fort devraient passer une semaine dans ce genre de routine. Ils verraient vite la différence entre image et réalité.
Ryan incarne aussi une vérité simple que beaucoup ne veulent pas entendre : le talent sans discipline ne mène nulle part. Des profils doués passent chaque année dans les clubs, mais peu acceptent la charge mentale qui va avec. Lui, aligne les deux. Objectif clair, horizon temporel précis (2 à 3 ans), plan de travail. Ce n’est pas une promesse de télé-réalité, c’est une feuille de route de boxeur sérieux. Le mental se renforce au fil des rounds disputés, mais aussi dans les moments où il faut ouvrir un bouquin après un entraînement qui laisse les jambes en coton.
Ce passage chez les pros sert de phare pour les autres licenciés du club. Les plus jeunes se disent que ce n’est pas un mythe réservé à Paris ou Lyon. Voir quelqu’un du vestiaire viser un titre national, ça secoue. Ça oblige à se regarder dans la glace : est-ce que l’entraînement boxe est vraiment régulier ? Est-ce que la motivation sport tient quand la fatigue s’installe ? Est-ce que le mental reste solide après une défaite ? Ryan rappelle, par son attitude, qu’on ne construit pas une carrière en cherchant la facilité, mais en acceptant les journées où on n’a pas envie, et où on y va quand même.
En toile de fond, ce premier combat pro en – 75 kg n’est donc pas qu’un événement isolé. C’est le symbole d’un club qui ose viser haut, et d’un boxeur qui assume un projet à long terme, posé sur du concret : du travail, encore du travail, toujours du travail. C’est ce type d’exemple qui nourrit l’ADN d’une salle et donne envie aux autres de serrer les dents et de monter à leur tour d’un cran.
Pour comprendre ce niveau d’engagement, il suffit de regarder comment s’entraînent les boxeurs intermédiaires et pros, en se concentrant sur le rythme, la technique et le mental. Les vidéos spécialisées permettent de visualiser les ajustements à faire pour atteindre ce cap.
Vahé, Nouri, Dylan : le grind des seniors entre Périgueux, Montauban et Bergerac
Tandis que Ryan fait ses premiers pas chez les pros, d’autres guerriers du club enchaînent les rendez-vous : Vahé Nersisyan, Nouri Nassim et Dylan Hourchmi. Eux, c’est le front continu des seniors élite et des premières années, ceux qui construisent leur expérience combat après combat. À Périgueux, dans cette même salle Clos Chassaing, Vahé, en – 69 kg, affronte un boxeur de Tulle. Nouri, en – 67 kg, se mesure à un licencié de Brive. Dylan, en – 80 kg, fait ses armes en senior 1re année contre un autre représentant de Tulle. Trois profils, trois catégories de poids, trois styles, mais une même réalité : le ring ne ment jamais.
Ce qui frappe, c’est la densité du calendrier. Quelques jours plus tard, le tournoi de Montauban attend déjà Vahé et Nouri. Le premier est opposé à un Toulousain, le second à un boxeur de Castres. Ce n’est pas du confort. Changer d’adversaire, de salle, parfois de style d’arbitrage, tout en gardant un niveau de performance élevé, demande un mindset sportif aiguisé. On ne prépare pas une opposition contre un boxeur de Brive de la même manière que contre un Toulousain au style plus mobile, par exemple. Chaque déplacement est une étude de cas en temps réel.
Pour ces seniors, le sparring devient l’outil central. Ils multiplient les rounds en salle, se frottent à des partenaires plus lourds ou plus rapides, apprennent à ajuster la garde, les appuis, la distance. La technique de frappe se polit sous la pression : jab précis, crochet court, remise après esquive. Tout ce travail invisible se cristallise le soir du combat, sous les lumières, quand il faut appliquer en trois rounds ce qu’on répète depuis des semaines. Celui qui n’a pas respecté les séances le paye cash.
Dylan, en – 80 kg senior 1re année, illustre bien ce moment charnière entre apprentissage et affirmation. À cet âge et dans cette catégorie de poids, la puissance brute est déjà là , mais c’est la gestion du rythme qui fait la différence. S’il se crame au premier round, le troisième devient une punition. D’où l’importance de travailler le cardio boxe en profondeur : corde à sauter, circuits de sac, footing avec fractionné, tout ce qui fait mal mais construit le coffre. C’est là que se joue la frontière entre subir et imposer son tempo.
Point culminant pour Dylan : la rencontre France-Portugal à Bergerac, annoncée pour le 23 mai. Monter sur un ring dans le cadre d’une opposition internationale, même à l’échelle amateur, c’est un step mental. On ne représente plus seulement son club, mais un pays. La pression grimpe, mais la fierté aussi. Beaucoup rêvent de ce type d’affiche, peu acceptent les sacrifices nécessaires pour y arriver. Horaires décalés, restrictions alimentaires, déplacements… La vie sociale prend un coup, mais le mental, lui, prend du volume.
Au milieu de ce grind, le rôle du club est simple : encadrer, soutenir, recadrer quand il faut. Ceux qui s’imaginent qu’on arrive frais le jour du combat en ayant “un peu tapé au sac” se font vite recaler par la réalité. Pour tenir un tel enchaînement Périgueux–Montauban–Bergerac, il faut une vraie structure de préparation physique et une hygiène de vie qui colle. Pas besoin de discours compliqué : dormir suffisamment, manger correctement, s’hydrater, limiter les écrans la veille, maintenir un échauffement sérieux, tout ça fait la différence entre un boxeur qui encaisse et un boxeur qui explose à la première difficulté.
Au final, cette période montre une chose essentielle : avant les titres et les médailles, il y a la capacité à répéter l’effort, combat après combat. C’est ce que Vahé, Nouri et Dylan construisent en silence. Pas de strass, pas de grandes caméras. Juste le ring, la sueur, et cette question qui revient à chaque fin de soirée : “On remet ça quand ?”.
Ces expériences enchaînées montrent l’importance pour tout boxeur amateur de comprendre comment gérer le rythme de la saison, la récupération et le mental entre plusieurs tournois ou galas rapprochés.
Le gala du 16 mai à Saint-Front-sur-Lémance : un test grandeur nature pour le club
Au milieu de tous ces déplacements, une date ressort comme un véritable point d’orgue : le gala du 16 mai organisé par le club local. Cette fois, pas besoin de faire des kilomètres, c’est le ring qui vient à Saint-Front-sur-Lémance. L’événement concentre tout ce que représente un club de boxe en effervescence : organisation, engagement des bénévoles, pression sportive et énergie du public. Pour beaucoup, ce gala est autant un rendez-vous sportif qu’un moment de fierté collective. Quand la sono démarre, que les annonces s’enchaînent et que les gants claquent, tout le village sait que quelque chose se passe.
Sportivement, le programme est costaud. Ryan Hachicha y dispute son deuxième combat professionnel, preuve que sa montée chez les pros n’est pas un simple coup isolé. Il doit confirmer, montrer qu’il peut reproduire le niveau affiché à Périgueux, voire l’élever, surtout devant “son” public. La gestion du stress change complètement quand les regards familiers sont dans les tribunes. La moindre hésitation se sent. Le moindre sursaut de confiance aussi. C’est dans ces moments que le mental de boxeur prend toute son importance : garder la tête froide, même quand les encouragements montent en volume.
Autre moment attendu : la revanche de Nouri Nassim face à l’adversaire rencontré à Périgueux. Une revanche, c’est jamais neutre. Soit on confirme la supériorité démontrée au premier combat, soit on vient corriger un résultat frustrant. Dans les deux cas, la pression est là . On ne veut pas laisser place au doute. Les semaines qui précèdent sont souvent intenses : analyse du premier affrontement, correction des erreurs, ajustements tactiques. Travailler la garde, la distance, la gestion des contre-attaques. Nouri ne vient pas juste “refaire un combat”, il vient réécrire l’histoire, round par round.
Autour de ces combats phares, le gala met en lumière toute la chaîne humaine qui fait vivre un club. Les bénévoles montent le ring, installent les chaises, gèrent la billetterie, préparent les collations. Les entraîneurs vérifient les passeports sportifs, contrôlent les poids, coordonnent les échauffements. Les familles aident à l’accueil. Cette logistique, souvent invisible, fait pourtant la différence entre un événement brouillon et une soirée cadrée, respectueuse des règles et des boxeurs. Un club structuré, ça se voit autant dans la qualité de son gala que dans le nombre de ses victoires.
Ce type de rendez-vous donne aussi l’occasion de cultiver un véritable lifestyle boxeur à l’échelle locale. Les jeunes du coin voient de près les rituels d’avant-combat : bandages, échauffement au shadow boxing, concentration silencieuse, derniers mots échangés dans le vestiaire. Ils comprennent que la boxe ne se limite pas aux highlights sur les réseaux, mais que derrière chaque entrée sur le ring se cachent des heures de grind. Beaucoup repartent du gala avec une idée en tête : “La prochaine fois, c’est peut-être moi là -haut”. C’est exactement ce qui nourrit une relève solide.
Pour structurer les charges et les objectifs autour de ce gala, le club peut s’appuyer sur une planification claire. Un tableau simple suffit à montrer comment les échéances s’enchaînent et à quel point la concentration doit rester totale.
| Date | Événement | Boxeurs du club engagés | Objectif principal |
|---|---|---|---|
| Week-end Périgueux | Gala Clos Chassaing | Ryan, Vahé, Nouri, Dylan | Premiers tests de la série, début chez les pros |
| Samedi 25 avril | Tournoi de Montauban | Vahé, Nouri | Expérience en tournoi, gestion enchaînement combats |
| 16 mai | Gala local Saint-Front-sur-Lémance | Ryan, Nouri, autres licenciés | Confirmer à domicile, souder le club et le public |
| 23 mai | France-Portugal à Bergerac | Dylan | Découverte de l’international, gestion de la pression |
| 23, 29, 30 mai | France éducative & critérium Bourges | Kaïs, Léonard, Ayman, Sarah | Former la relève, développer l’expérience nationale |
Ce calendrier résume très bien l’état d’esprit du moment : personne ne se repose, tout le monde progresse, chacun à son niveau. Le gala du 16 mai n’est pas une fin, mais un passage obligé sur un chemin plus long. Qui veut vraiment vivre ce rythme doit accepter cette règle simple : monte sur le ring, assume ce que tu as travaillé.
La relève : boxe éducative et critérium, quand les jeunes montent à Bourges
Derrière les combats seniors, une autre bataille se joue, tout aussi importante : celle de la boxe éducative et des compétitions jeunes. Le club aligne à Bourges trois espoirs pour les championnats de France de boxe éducative : Kaïs Hachicha, Léonard Armand et Ayman Ben Soussi. Pour eux, c’est un monde qui s’ouvre. Monter sur un ring en championnat national, loin de chez soi, face à des adversaires venus de toute la France, c’est une étape qui marque. Peu importe l’âge, la première fois à ce niveau laisse une trace.
La boxe éducative n’a rien à voir avec un combat pro à la télé. L’objectif n’est pas le KO, mais l’apprentissage. On travaille la technique, la précision, le respect, la maîtrise des coups. Les touches sont contrôlées, la sécurité est maximale, mais le mental de boxeur se construit déjà . Il faut gérer le stress du déplacement, l’horaire des pesées, la découverte d’une nouvelle salle, la confrontation avec des styles très différents de ceux qu’on croise dans sa région. Chaque assaut devient une mini-leçon sur soi-même.
Pour ces jeunes, le chemin jusqu’à Bourges passe par des routines très concrètes. Ils découvrent qu’un vrai entraînement boxe, ce n’est pas juste taper dans le sac jusqu’à être vidé. C’est répéter les bases : garde solide, déplacement en ligne et en diagonale, jab propre, respiration maîtrisée. Les coachs insistent aussi sur la discipline hors de la salle : devoirs faits, sommeil régulier, alimentation un minimum cadrée. On ne parle pas de diète extrême, mais de bon sens : limiter les sodas, arrêter de grignoter à n’importe quelle heure, boire de l’eau plutôt que des litres de boissons sucrées.
Parallèlement, Sarah Edouidi se prépare à participer au critérium de Bourges les 29 et 30 mai. Sa présence rappelle une évidence que certains ont encore du mal à accepter : la boxe n’est pas réservée aux hommes. Les boxeuses font partie intégrante du paysage, et souvent, elles apportent une rigueur technique qui force le respect. Pour une jeune fille qui hésite à franchir la porte d’une salle, voir une boxeuse du coin alignée sur un critérium national, c’est un message puissant : oui, toi aussi tu peux mettre les gants sans avoir à te justifier.
Si tu veux comprendre comment ces jeunes construisent leur mental, regarde leurs semaines : école, devoirs, entraînement, parfois deux séances dans la semaine plus un samedi chargé. Ce n’est pas la “vie parfaite” qu’on te vend partout. C’est mieux : c’est une vie avec des objectifs concrets. La motivation sport ne vient pas par magie, elle se nourrit d’événements comme ces championnats. On sait pourquoi on s’est levé quand il faisait froid, pourquoi on a raté une soirée entre potes avant une compétition. À Bourges, sur le ring, tout ça prend un sens.
Pour tous ces jeunes, la clé est là : utiliser la boxe comme une école de discipline et persévérance. Même s’ils ne deviennent jamais pros, ce qu’ils apprennent sur le ring les accompagnera longtemps : gérer une montée de stress, accepter la défaite, savourer une victoire sans prendre la grosse tête, respecter un adversaire qui vient de te cogner. C’est exactement ce genre de bagage mental qui fait la différence, plus tard, dans les études, au travail, dans la vie perso.
Avant de parler de titres, il faut donc s’attarder sur ce qui est en train de se créer : une vraie génération de jeunes fighters, qui voient la boxe non comme une échappatoire, mais comme un terrain d’apprentissage. Et ça, pour un club comme celui de Saint-Front-sur-Lémance, c’est peut-être le plus gros titre de la saison.
Les habitudes gagnantes pour un jeune boxeur en pleine progression
Pour un jeune licencié qui regarde ces échéances et se demande comment suivre le mouvement, quelques habitudes simples peuvent tout changer. Pas besoin d’être un génie, il faut surtout être constant. Voici des points concrets à mettre en place si tu veux vraiment progresser comme les jeunes qui montent à Bourges :
- Venir à l’entraînement à l’heure : montrer du respect pour la séance et pour le groupe.
- Travailler le cardio en dehors de la salle : footing léger, corde à sauter chez toi, montées d’escaliers.
- Soigner ta garde et tes appuis plutôt que de chercher le “gros coup” en permanence.
- Écouter les consignes des coachs sans se vexer : la critique, c’est du carburant pour progresser.
- Dormir assez : un corps crevé ne progresse pas, un cerveau rincé ne retient rien.
- Limiter les écrans le soir avant les jours d’entraînement ou de compétition.
Ces petits choix répétés fabriquent le vrai mindset combat. Tu n’as pas besoin d’un talent monstrueux pour les appliquer. Tu as juste besoin de décider que tu veux vraiment monter un niveau.
Comment rejoindre le Boxing Club à Saint-Front-sur-Lémance ?
Le plus simple est de te rendre directement à la salle pendant les horaires d’entraînement, de parler avec un coach ou un responsable, et de demander les conditions d’inscription. Prévois une tenue de sport, une bouteille d’eau et, si possible, un certificat médical. Les clubs comme celui de Fumel Monsempron-Libos accueillent généralement aussi bien les débutants que les confirmés.
Faut-il déjà être en forme pour commencer la boxe ?
Non. La boxe est justement là pour te remettre en forme. Tu peux débuter avec un niveau moyen, l’important est d’être motivé et régulier. Les premières semaines servent à construire ton cardio, ta coordination et ta technique de base. Tu progresseras vite si tu restes discipliné et que tu acceptes d’avoir mal aux muscles au début.
La boxe éducative est-elle dangereuse pour les enfants ?
La boxe éducative est encadrée, contrôlée et pensée pour l’apprentissage. Les coups sont limités, la puissance est contenue et les règles de sécurité sont strictes. L’objectif est de développer la technique, la confiance et le respect, pas de blesser. Avec un club sérieux et des coachs formés, le risque est très faible.
Comment préparer un premier combat amateur ?
Il faut d’abord un socle : plusieurs mois d’entraînement régulier, du sparring encadré, une bonne condition physique et l’accord de ton coach. Ensuite, tu travailles le cardio, la garde et quelques enchaînements simples que tu maîtrises à fond. La veille, pas de folie : repas léger, hydratation, sommeil correct. Le jour J, arrive en avance, respire, écoute ton coach et concentre-toi sur une chose : appliquer ce que tu as travaillé.
Que manger pour garder la forme sans perdre de force en boxe ?
Base-toi sur une alimentation simple : légumes, fruits, sources de protéines (œufs, poulet, poisson, légumineuses), féculents de qualité (riz, pâtes complètes, pommes de terre) et bonne hydratation. Évite les excès de sucre, les fast-foods répétés et l’alcool. L’objectif est de rester léger, mais solide, pour tenir les rounds sans s’écrouler.
Source: www.ladepeche.fr


